Les crèches / halte-garderie au Japon

Dans cet article je vais parler des crèches et plus précisément des haltes-garderies, en me basant sur mon expérience, donc attention à ne pas faire des généralités. Je ne sais ni comment ça se passe pour inscrire son enfant dans une crèche ou une halte-garderie en France ni son coût, mais je suis curieuse de le savoir, alors dites-moi tout dans les commentaires !^^

Tout d’abord, il faut savoir qu’au Japon il y a peu de crèches, ce qui fait qu’elles sont vite pleines et qu’il faut donc s’y prendre très tôt pour y inscrire son enfant. Selon si la crèche est publique ou privée, il faudra passer un entretien qui déterminera si on sera accepté ou non. Les classes sont de 15 enfants, leur déjeuner est a 11h30 et font la sieste à midi. Un des critères est souvent que les parents doivent travailler chacun minimum plus de 48H, quand à son coût, il dépend du salaire des parents. A nouveau selon les crèches, soit elles fournissent le repas, soit se sont les parents qui doivent préparer le bento de leur enfant. Puis là ou on reconnait la culture japonaise, c’est que les enfants sont pied-nus! Mon fil ne va pas à la crèche donc je n’en sais pas plus à ce sujet, ceci je l’ai surtout entendu autour de moi, d’autres mamans.

Devant reprendre le boulot en Mai à raison d’un jour par semaine, j’ai cherché une halte-garderie pour mon fils. J’en voulais une qui soit près de chez moi ou qui soit sur mon chemin pour aller au travail (j’y vais en train, soit 40min de trajet aller/retour). J’ai d’abord regardé sur internet, et j’ai été choquée de voir que beaucoup demandent 1000 yens (8 euros) de l’heure. C’est cher non ? Le repas lui est facture à 300 yens (2.40 euros). Près de la gare voisine de la mienne il y a une crèche, K, qui fait aussi halte-garderie, elle n’est pas chère et demande 550 yens de l’heure. Malheureusement, vu qu’elle n’est pas chère, elle a énormément de succès et il est très difficile d’y réserver des jours. Il faut réserver pile poil un mois avant le jour voulu entre 13h et 16h. D’abord je voulais essayer en y mettant mon fils deux fois pour 2h d’adaptation, j’ai beau avoir téléphoné dès 13h, j’ai à chaque fois du attendre 30-40min pour qu’on décroche. Près de la gare de chez moi, j’avais aussi trouvé une halte-garderie, A,  qui demande 10 000 yens pour minimum 4h (ils ne gardent pas d’enfants moins de 4h par jour), ce que je trouve très cher surtout qu’en plus ils ne fournissent pas le repas. Donc bien sur je ne m’y suis pas attardée!

Du coup pour plus de « sécurité » et étant inquiète de ne pas toujours réussir à réserver une place pour mon fils les jours ou je travaillerai, j’ai préféré chercher ailleurs. Ainsi, à 5min à pied de chez moi, j’ai trouvé une petite garderie, S, qui chaque jour propose des sortes de classes de 15 élèves selon les ages des enfants. Par chance, la « classe » correspondante à l’age de mon fils tombe le jour ou je travaille. Elle est fourni le repas et est plus chère que la halte-garderie H, mais il y a plusieurs avantages. Premièrement le jour ou mon fils y va est décidé, tous les jeudis de 9h30 a 14h, donc je n’ai pas à me soucier de devoir réserver un mois à l’avance en stressant d’avoir une place ou non. Deuxièmement mon fils sera toujours avec les mêmes enfants de son age ce qui sera plus pratique pour se faire des ami/es (dans l’autre halte-garderie il verrait toujours des enfants différents âgés entre 6 mois et 6 ans). Troisièmement, ils font des activités, chose qui me plait beaucoup contrairement à la halte-garderie H ou ils surveillent juste les enfants pendant qu’ils jouent.

Le prix des haltes-garderies varient selon les villes. Dans ma ville les prix font de 550 à 1000 yens de l’heure alors que la ville voisine est de seulement 200 yens de l’heure ! Pour ceux qui veulent y inscrire leur enfant alors qu’ils résident dans une autre ville, il faudra payer 100 yens de plus. Je ne sais pas du tout sur quoi se basent les villes pour fixer ces prix-là, mais j’espère que les familles qui bénéficient d’un tel prix se rendent compte de leur chance.

Voici une des premières activités que mon fils ait faite à la halte-garderie, une carpe koi pour la fête des garçons.

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4 commentaires sur “Les crèches / halte-garderie au Japon

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  1. Alors là je reste pantoise ! Quelle galère….. On a beau le savoir, c’est intéressant d’avoir un vrai vécu avec plusieurs exemples de haltes garderie… 🙂
    J’imagine pas combien ça doit être dur et cher pour une mère qui travaille tous les jours pour faire garder son enfant. Et après on s’étonne qu’il y ait si peu de naissances au Japon, mais si il y avait plus de moyens pour faire garder son enfant quand on a envie de travailler en étant mère, ça serait déjà un pas en avant !

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  2. Grosse galère effectivement…
    En France, ça dépend aussi. Je sais qu’on a fait une demande de crèche dès que j’ai su que j’étais enceinte ! Heureusement on avait la possibilité de postuler pour les crèches d’entreprise grâce au travail de monsieur car je crois que les crèches municipales sont très difficiles d’accès. Et je ne voulais pas d’une assistante maternelle (ça me stressait de le laisser avec une personne que je ne connaissais pas suffisamment alors que dans une crèche, elles sont toujours 3 ou 4 avec les enfants). Bref, j’ai appris qu’on avait une place… à 3 mois de grossesse ! Ce qui a été un grand soulagement !

    Les crèches d’entreprise sont top car elles acceptent même les bébés quand ils sont malades (évidemment, je ne l’ai pas amené les deux trois fois où il n’était pas suffisamment en forme mais je parle de ces jours où il a un peu de fièvre mais il reste en forme ou quand il a le nez qui coule etc. Certaines crèches refusent de garder les bébés dans ce cas) sauf s’ils sont contagieux évidemment.

    Concernant le prix, on paye plus de 600 euros par mois pour 40h mais on peut déduire la moitié des impôts. Tout est compris (de mon côté j’ai même dû faire un PAI car bébé, il était intolérant aux protéines de lait de vache et je devais amener son lait et ses yaourts chaque jour).

    Ils sont une quinzaine de bébés par section (deux sections : une bébé et une de « grands ») et trois personnes qui se relaient pour les garder. La crèche peut faire halte-garderie si un bébé est absent mais c’est rarissime. Elle est ouverte 48 semaines dans l’année (fermée une semaine à Noël et 3 semaines en août + 1 jour de formation en novembre).

    La seule chose que j’ai trouvée très violente en France, c’est la date de congé maternité. Je suis prof et n’étais pas titulaire de mon poste à l’époque et on m’a clairement dit que si je prolongeais mon congé maternité, je perdais mon poste (sans rentrer dans les détails, je suis dans un établissement type Montessori dans lequel je m’épanouis énormément et poste équivalent impossible à retrouver) donc j’ai dû reprendre le boulot quand mon fils avait 2 mois et demi. J’ai trouvé ça très dur parce que mon petit bout ne pouvait même pas s’assoir à l’époque, il restait allongé sur des coussins pour bébé et j’avais peur qu’il s’ennuie, surtout qu’à l’époque, on le portait tout le temps, il ne supportait pas de rester allongé quelque part. La première semaine a été très dure pour lui, j’ai tellement pleuré de mon côté ! Et ensuite, tout s’est bien passé. Il est devenu très curieux, a trouvé un rythme qu’il n’avait jamais eu avec nous et en grandissant, a pris l’habitude de s’occuper des plus petits qui arrivaient à la crèche comme lui à son âge.

    Je regrette juste de ne pas avoir pu le garder au moins un mois ou deux de plus mais bon. Aujourd’hui, c’est un petit garçon qui s’éclate à la crèche, fait pleins d’activités artistiques, musicales, apprend à jouer avec les autres, à se concentrer à d’autres moments sur des activités plus « sérieuses » et je pense que c’est la meilleure préparation à la maternelle qu’il a hâte de rejoindre en septembre !

    Désolé pour le pavé, j’espère que tu auras quand même appris une chose ou deux sur les crèches en France. Merci pour ton article, il était très instructif en tout cas !

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  3. C’est intéressant de savoir comment ça se passe au Japon pour garder les enfants.

    De notre côté, en france, pour la première, on à choisit la garderie de la ville quand elle avait deux ans (je ne travail pas, mais elle été très turbulente, alors on à voulu la sociabiliser un peu)

    Côté inscription, pas de soucis, nous avons opté pour un contrat « heures libres », les parents qui travaillent ont un autre contrat avec des heures fixes (logique), les familles monoparentales et les parents qui travaillent sont prioritaires. Mais de notre côté, même ne travaillant pas, nous avons eut un rdv assez rapidement, et nous avons pu la mettre toute l’après midi pendant un an, à la garderie. Nous avons eut l’aide de la CAF, et n’avons payer qu’une 20 aine/30 aine d’euros par mois. Les enfants malades ne sont pas tolérés, normal. Mais les heures prises ne sont pas remboursés, si on ne décommande pas à temps. Là où elle était les couches, repas étaient gratuits et fournis par la ville, un vrai plus !

    Côté transport, 5 mn en voiture, et les enfants étaient une vingtaine dans la halte-garderie, tout âge confondu. Mais ma fille à plutôt sympathiser avec des enfants de son âge à l’époque (qu’elle à retrouver plus tard à la maternelle..).

    Voilà, la garderie en France… 😉

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