Ce que je n’aime pas au Japon

N’idéalisons pas le Japon, comme chaque pays, il n’est pas parfait et a des défauts ! 

  • L’été japonais. Je déteste l’été japonais, il fait lourd, trop chaud et trop humide. Imaginez avoir 40-45 degrés tous les jours pendant 2 mois, voire plus, avec une humidité d’environ 80 %, une horreur ! Même le soir les températures avoisines les 28 degrés. Chaque été c’est la même chose, je transpire tellement que j’ai l’impression d’être une glace qui fond au soleil, en gros de mourir. Pour moi, chaque automne est attendu avec impatience car je me sens revivre !
  • Les catastrophes naturelles. Entre les séismes, les typhons, les tsunamis et les volcans actifs, le Japon serait-il un pays maudit ?  Dans ma région, le Kansai il y a moins de séismes que dans le nord, en 5 ans je n’en ai ressenti que 4-5, j’oublierai presque le Japon est sujet aux séismes.
  • Le coût de la vie. Même si les salaires sont plus ou moins adaptés, la vie est chère au Japon. A bout de 5 ans je suis toujours autant choquée du prix des fruits et légumes, un melon coûte 10 euros, un camembert 6 euros, une tomate 1 euros, 400g de pomme de terre pour 3.90 ! On peut facilement manger au resto avec un menu à 10 euros, ça revient presque plus cher de cuisiner à la maison que de manger dehors.
  • Le système scolaire. Les frais de scolarité coûtent extrêmement cher, notamment à partir du lycée. De plus il n’y a pas de bourses et le système d’enseignement ne développe pas la réflexion personnelle, ils n’apprennent que du par cœur et ont des QCM comme examens, résultat les Japonais ne sont pas capables de débattre. Concernant ce dernier point, mon mari qui a étudié 4 années en France, est de mon avis. Je rajoute aussi, le bourrage de crane des enfants dès le primaire en plus des juku (cours du soir) et du surplus d’activités extra-scolaires. De la primaire à la fin du lycée ils passent leur temps à étudier, weekends et vacances inclus. Ma nièce et mon neveu, qui sont en primaire, ont 3 activités extra-scolaires par semaine, ça fait beaucoup je trouve. Puis parlons du système de rentrée scolaire. La rentrée japonaise est en avril, tous ceux qui seront nés dans l’année après avril devront attendre un an de plus pour faire leur rentrée. Par exemple, mon fils qui est né en Août 2014 aura 3 ans l’année prochaine, mais il devra attendre la rentrée d’avril 2018 pour entrer en maternelle alors qu’en France il pourrait commencer en septembre 2017, vous voyez? Il perd 9 mois, ce qui est énorme dans le développement d’un enfant de son age. Rien que pour ça, j’ai encore plus envie de rentrer en France, mais je sais que mon mari ne serait pas d’accord… Puis bien sur il y a aussi l’ijime.. mon fils étant métisse, j’ai vraiment peur qu’il en soit victime. J’aimerai bien qu’il fasse un sport de combat pour pouvoir s’affirmer et surtout se défendre si un jour certains se mettent en tête de lui chercher des noises.Si un jour cela devrait arriver, j’espère qu’il osera m’en parler !
  • Peu de vacances pour les employés. Non seulement ils passent plus de temps au boulot que chez eux, mais en plus ils n’ont même pas suffisamment de vacances pour se reposer ou profiter de ce qu’ils ont gagnés. Ils ont environ 5 jours en Mai, la fameuse Golden Week (c’est une succession de jours fériés) et une semaine voire dix jours pour le nouvel an, ça dépend des entreprises. Par chance, il y a pas mal de jours fériés, du coup ils peuvent parfois se permettent des weekends prolongés de 3-4 jours comme au mois d’août pendant Obon (la Toussaint), mais ça aussi cela dépend du genre de travail, si vous travaillez dans un magasin ou dans un restaurant, vous aurez vos congés en décalé.
  •  La culture de l’excuse. Les Japonais s’excusent pour n’importe quoi, sans même le penser. Je trouve cela exaspérant et stupide à la fois, comme si ça réglait tout. 
  • Le couple japonais. Au Japon, l’image archaïque du couple qui dit « l’homme au boulot et la femme à la maison » est encore très présente. En effet, après le mariage ou le premier enfant, beaucoup d’épouses deviennent femme au foyer à 100% et par conséquent totalement dépendantes financièrement de leur époux. De ce fait, beaucoup d’hommes pensent qu’ils n’ont pas besoin de participer à la maison, que chacun à son rôle et que cet « équilibre » est suffisant. Heureusement que certains sont des exceptions et participent à la maison et à l’éducation des enfants (mon mari fait parti de la première catégorie). Une chose qui me choque aussi c’est que les Japonaises choisissent d’épouser un homme selon le montant de son salaire, certaines sachant qu’elles se feront entretenir, cherchent plus un porte-feuille qu’un homme à aimer. Ici contrairement à chez nous, le sujet de l’argent n’est pas du tout tabou, ainsi à la TV lors de micro-trottoir les Japonaises n’hésitent pas dire combien elles souhaiteraient que leur époux gagne ! Le couple japonais fonctionne plus comme un contrat, chacun tient son rôle, ils font un enfant pour apporter leur « contribution » à la démographie nippone et en même temps vivent chacun de leur cote, comme des colocataires. Je trouve ça si triste. On me dit que c’est en tain de changer avec la nouvelle génération, j’espère que c’est vrai.  Il y a 6 ans à la fac, je me souviens de certaines qui disaient « ahh j’ai hâte de me marier pour ne pas avoir à travailler ». Je trouve cela également triste de n’aspirer à rien d’autre dans la vie que de rester à la maison à se faire entretenir pendant qu’on liquide le salaire du mari dans le shopping ou les voyages et resto entre copines (oui une chose qui risque de vous surprendre si vous venez, les cafés et les restaurant sont remplis de femmes qui déjeunent entre elles, en France je n’avais jamais vu ça). La majorité de mes élèves ont la cinquantaine, quand elles parlent de leur maris, elles disent qu’elles sont contentes qu’ils ne dînent pas à la maison, qu’ils sont comme des enfants et que c’est impensable de voyager avec lui, qu’entre copines c’est bien mieux.
  • Les nomikai entre collègues. Au Japon le boulot passe avant la famille. Après le travail les salaryman vont souvent au bar entre collègues voire avec des clients pour renforcer leur relation. En tant qu’épouse de salaryman, c’est une habitude japonaise que je n’aime pas. Quand c’est le client qui invite, ils ne peuvent pas refuser et je trouve que parfois c’est une excuse pour fréquenter certains genres de bars. Mais comme ils disent ici, c’est normal n’est-ce pas ! Mes beaux-frères doivent manger chez eux environ deux fois par semaine, je trouve ça triste, mais comme disent mes belles-sœurs, elles ont l’habitude maintenant. Contrairement à d’autres mon mari ne sort pas tous les soirs heureusement, ça ne me dérange pas qu’il aille à une nomikai par semaine du moment qu’il me prévienne à l’avance dans la journée, mais s’il me prévient vers 18h30-19h alors que j’ai déjà cuisiné, bah ça me fait chier. Je n’aime pas cuisiner à la base, du coup pour lui je fais des efforts et plein de petits plats d’accompagnements comme aiment les Japonais, mais s’il ne mange pas à la maison je fais quelque chose de simple et rapide. 
  • Le suremballage. Au Japon, ils sont si minutieux qu’ils emballent tout et surtout trop ! Trop de cartons, trop de plastique, ça me rend malade quand je vois ma poubelle de plastique pleine à la fin de chaque semaine. Dans les supermarchés, certains fruits / légumes sont aussi emballés alors qu’ils sont vendus à l’unité, ça part d’une bonne intention car c’est pour éviter qu’ils ne s’abîment mais bon, du coup c’est la planète qui en prend un coup. J’ai beau trier mes achats, difficile d’y échapper ici. Au moins je limite ma consommation de sachets plastiques, pour faire les courses je prends toujours mon gros caba et sinon j’ai toujours un petit sac de courses en tissu dans mon sac-à-main en cas de courses imprévues. Depuis l’année dernière les supermarchés ont rendu les sachets plastiques payants, soit 2¥ (0.018 euro). Quand on achète un cadeau on reçoit souvent deux fois le même sac pour offrir le cadeau dans le sac non utilisé. C’est aussi chiant, on s’encombre vite. En caisse, quand j’achète de petites choses, je dis souvent que je n’ai pas besoin de sachets, certaines caissières sont surprises d’autre semblent limite soulagées. Voici un exemple du suremballage au quotidien. 
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11 commentaires sur “Ce que je n’aime pas au Japon

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  1. Le sac en plastique a 1.5 euro ca me parait cher tout de meme 😉 Disons 1.5 centime d’euro
    Sinon d’accord sur une majeure partie des choses. Certaines histoires sur le couple ou les nomikai je ne sais pas trop; deja en tant qu’homme etranger marie a une japonaise les choses sont differentes pour moi, mais aussi mon environnement de travail n’est pas une entreprise classique japonaise. Je ne m’en plains pas d’ailleurs.

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  2. Article très intéressant. Cette année j’ai des cours de société japonaise alors je retrouve complètement l’aspect famille que j’ai étudié (enfin, pour le coup, surtout le modèle des années 50-60, je ne savais pas qu’il était encore autant présent !). Concernant le suremballage, ça m’a fait beaucoup rire car notre professeur d’oral nous en a parlé la veille en disant que tout était « pakkuzumi » ou quelque chose comme ça^^.
    En tout cas, je ne pense pas que ce rythme me conviendrait au long terme, c’est pour cela que je compte aller au Japon quelques années pour finir mon cursus mais ensuite, je change d’endroit ^^.
    Bref, super article !
    Bisous :3

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  3. Les catastrophes naturelles et l’été, ils n’y sont pour rien, mais pour le reste, il ne tient qu’à eux de changer et de se bouger un peu leurs fesses rigides, mais pour l’instant, le grand changement reste une utopie ;( Oh la la, si je devais dire ce qui me déplait au Japon, la liste est trop longue haaaa… rien que d’y penser ! Heureusement, elle l’est aussi pour les choses que j’aime!

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  4. ++ pour l’éducation (en y ajoutant les problèmes d’ijime et de racisme)

    +++ pour le couple. Ma femme n’est pas dans cet état d’esprit mais pour l’instant ma belle mère est à la maison et quand elle me dit « vas y le repas est prêt assiez toi et mange nous on continue à s’occuper du bébé / faire le ménage on mangera après » je suis là « mais non, j’ai d’autres priorités dans la vie que de me faire nourrir, je vous aide et après on mange tous ensemble ». Après 5 ans elle s’est habituée (et on s’entend super bien) mais au départ elle ne comprenait pas du tout ce genre de remarque.

    ++ Pour les nomikais. J’en ai beaucoup profité, entre mes 25 et 30 ans. C’était super, c’est comme ca qu’on fait du business (mais en tant qu’indépendant, j’en voyais un bénéfice business direct, alors que le salaryman de base qui sert les verres à son patron doit être probablement moins incentivé!), ma femme travaillait tard aussi donc ca ne nous dérangeais pas. Et puis je suis rentré en Europe, j’ai découvert le work / life balance, et lors d’un voyage au Japon cet année j’ai participé à un nomikai avec mes anciens collègues et je me suis vraiment rendu compte que ce n’était plus du tout pour moi. (1) ca porte ta journée de travail à environ 16h sans compter les transports. (2) se mettre minable et faire semblant d’être efficace le lendemain, c’est plus pour moi. (3) il y a un truc plutot sain à développer une capacité à discuter sans être saoul. Pour ceux qui ne sont pas au courant, voici quelques annecdotes qui donnent une idée de la situation (que tu reprends en partie dans ton article).
    – Il est tout a fait normal (voire bien vu) d’arriver le matin au travail et de dire qu’on a la gueule de bois et qu’on peut pas travailler parce qu’on a trop bu avec un client.
    – Une certaines parties des femmes japonaises sont OK que leur homme aille dans un strip club si c’est dans le cadre du travail
    – Entre les horaires de travail, les nomikai et les activités du weekend, beaucoup d’enfants japonais ne connaissent pas leur père (tout ca est en train de changer mais quand même)

    Je rajouterais les points suivants:
    1. Les employés de restos et de magasins, sauf dans les bars / restos locaux sont comme des perso non jouables de jeux de role: ils récitent ce qu’il est écrit dans le manuel. Au bout d’un moment, t’as envie d’une vraie discussion.
    2. Même en parlant un japonais courant et en le leur montrant, ils s’adressent toujours exclusivement à ma femme japonaise

    Mais bon, je suis impatient de voir un article sur ce que tu aimes au Japon, parce que j’aurai certainement autant de commentaires à faire ! C’est un pays magnifique 🙂

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    1. Le mois dernier, j’ai deja fait un article sur ce que j’aime au Japon 😉

      Merci pour ce commentaire, je suis aussi d’accord avec beaucoup de choses que tu as dit. Dire au boulot qu’on a la gueule de bois je ne savais pas.
      Etant femme de salaryman, je n’aime pas qu’il aille dans certains bars, surtout quand on connait la relation hôtesse / clients que les filles du bars doivent instaurer et entretenir…

      J’ai aussi une anecdote semblable a la tienne. Mon fils s’est blesse au parc, j’ai du l’emmené a l’hôpital, j’avais demande a ma belle-mère de nous y emmener. Sur place, les médecins et infirmières ne s’adressaient qu’a ma belle-mère et lui ont même demande de signer le formulaire de consentement pour recoudre mon fils. Sur le coup, je n’ai rien dit, mais je l’ai assez mal pris alors que moi aussi je parle couramment japonais. C’était la première fois que ce genre de situation m’arrivait.

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  5. Je viens de découvrir ton blog, et cet article est vraiment très intéressant ! Je suis le blog d’une expat en Chine et je retrouve beaucoup de choses entre ce qu’elle raconte et ce que je viens de lire ici. J’ai visité le Japon il y a quelques années, j’ai trouvé ce pays fabuleux mais je m’étais dit que ça devait être difficile d’y travailler, ce que confirme ton article ! Je vais aller de ce pas lire ton article sur ce que tu aimes au Japon, pour contrebalancer du coup 🙂

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  6. Bonjour choucroute, ici quiche lorraine!
    Nos points communs ne cessent de s’accumuler, tu as mis les mots sur ce que je ressens et sur ce que je vis aussi. Au quotidien, je ferme les yeux en me disant « pas le choix, c’est comme ça ». Sauf pendant les mauvaises passes dans mon couple… Dans ces moments là, je fais une overdose de Japon. Il faut dire aussi que dans ce cas, mon cher et tendre se fait un malin plaisir de me rabâcher que si c’est pas japonais, c’est pas bien. Je rajouterai donc aussi pour la partie couple: le reproche de ne pas être assez japonaise, sans oublier le reproche de faire trop à la japonaise aussi! Bref, un bon prétexte pour faire comme ça l’arrange. Ce n’est pas japonaise que je deviens, c’est chèvre!
    Ce que je déteste le plus au Japon: la fuite devant les problèmes et la punition par le silence. Mes amies japonaises et ma belle famille sont toujours très heureux de s’épancher sur mon épaule. « C’est formidable avec toi on peut parler de tout. Avec mes proches, je ne peux pas. » Ou je sers d’intermédiaire aussi quand ils n’arrivent pas à se parler entre eux. En retour, quand j’ai des galères ou tout simplement quand je propose d’aller boire un verre, pouffff! Plus personne… Les très loooongues périodes de silence et de bouderies, j’adore aussi. Pas d’explications, je ne sais même pas ce que j’ai fait. Je dois deviner à « l’atmosphère ».
    J’attends avec impatience que Google traduction intègre la langue « atmosphère »…

    Et toi comment vas-tu? Ça geht’s? (petit clin d’œil de l’Est).
    Toi qui est toujours très positive dans tes articles, je te sens un peu fatiguée. Courage et gros bisous

    Eva

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    1. Aah j’adore ces surnoms ! Adjugé vendu pour nos correspondances ! 😉
      Oui le problème de communication et le fait de fuir des disputes j’aurai aussi du le rajouter.

      Que ce soit sur les blogs ou sur les reseaux sociaux on ne montre que ce qu’on veut 😉 Personnellement j’ai pas trop envie de parler de mes soucis sur mon blog, puis j’ai pas envie que ceux qui me connaissent dans la vraie lisent ça, ça me gênerait trop. En tant normale je vais bien, pour la fatigue je dirais plutôt que je suis fatiguée du Japon, je m’étais donné un an pour savoir si je resterai ou pas, la fin de l’année arrive, et je ne sais toujours pas quoi faire, avec un enfant en bas age c’est encore plus difficile de prendre ce genre de décision.

      Bisous
      Eva

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  7. Cher Eva , c’est avec joie que je découvre ton blog, grâce à une chouette compatriote au même prénom que toi…Permets moi de commenter ton article, avec lequel je suis assez d’accord.

    Le coût de la vie est élevé au Japon,les fruits et légumes sont hors de prix , les fruits surtout , ce sont des produits de luxe vendus emballés comme des bijoux…je n’en ai pas cru mes yeux la première fois que j’ai fait des courses à Kanazawa!Manger 5 fruits et légumes par jour au Japon est impossible à tenir!Le Japon manque de terres agricoles,les vergers ne sont pas légions et ce qui est rare est cher,mais on peut se fournir hors commerces, heureusement . Les grands parents de ma femme habitent un petit bourg , on va y acheter ce qu’il nous faut chez des voisins agriculteurs.C’est moins cher mais c’est à la cagette…
    Ma femme a été ravie des prix en France où l’on habite le plus gros de l’année et on a un verger…
    Et l’immobilier…on n’en parle même pas!Locataire, on t’arnaque (petit cadeau au propriétaire …frais pour tout : les clés, le contrat, le renouvellement…) , enfin quand on veut bien louer à un gaijin….Du coups j’ai acheté!
    Pour le pouvoir d’achat, il y a une nette détérioration depuis 11 ans ,les prix ont augmenté mais les salaires…On ne paye plus aussi bien qu’avant, la tradition de l’emploi à vie , c’est fini et la pauvreté explose : 14,5% sur l’archipel (Asahi shimbun ) contre 6% en France…Tu as vu tous ces SDF dans les parcs ? Avant, il n’y en avait pas autant…

    Leur système scolaire n’est pas égalitaire, l’argent en est le principal mode de sélection, surtout dans le supérieur : il n’y a pas de bourses.
    Pour les qualités de l’enseignement Nippon, tu as tout juste mais en France, c’est l’inverse…Certes les Japonais ne développent pas l’esprit critique, la logique et la réflexion au profit des connaissances mais en France, demande qui était De Gaulle , ce qui s’est passé en 1515 et tu auras des sueurs froides…En entretien d’embauche, je n’en reviens pas de l’inculture généralisée des candidats ! »Mais Monsieur, je n’étais pas né… »Au revoir, Monsieur/Mademoiselle, on vous contactera… Têtes bien pleines contres têtes bien faîtes mais vides…
    Et pire encore :l’éducation sexuelle. Il n’y en a quasiment pas !Pour la pratique , ça va, mais la théorie…Les MST ne sont que pour les gaijin, les Nippons en sont exempts( Si si, c’est officiel,le passeport au Chrysanthème repousse les cochonneries comme la Croix Monégasque repousse les « frères qui rap tout »…MDR), la contraception, la pilule : sujet sensible(mais Asuka a exhibé fièrement ses premières plaquettes,françaises, aux copines surexcitées!)Les manuels scolaires(j’ai lu ceux de ma belle soeur) ne nomment même pas les organes sexuels !!!! Bref…. zéro pointé ! Dis, d’où viennent les bébés ???
    L’ijime est un problème , c’est sur.Je te comprend !Moi,le premier qui dit quoi que ce soit à mes filles…Sois vigilante !
    Pour moi, les Japonais ont un fond de racisme, quoi qu’on en pense, et les cibles principales en sont surtout les Coréens,même Zainichi et les Chinois…Même Asuka ne les aime pas alors qu’elle est l’épouse d’un long nez, la mère de 2 halfs !Je ne comprend pas ! 
    Heureusement que la violence n’est pas japonaise….

    L’entreprise Japonaise et sa culture : aberrant !Et pourtant je suis chef d’entreprise…
    Je ne travaillerai jamais au Japon, ni y délocaliserai …Je travaille pour vivre, pas l’inverse !Et mes salariés aussi!La famille, c’est sacré pour moi, les leurs comme la mienne  !On est une grande famille…on est des êtres humains, pas des robots!Courir après l’argent est en être l’esclave…
    Pas de nomikai ,en France,je rentre bien sagement, pour 19h….Et elle adore !
    Une réception, une invitation ? Mes parents gardent les filles et ON y va, les deux !

    Les excuses…tout un programme…C’est juste une figure de style, un aspect du tatemae : ne pas faire perdre la face à l’autre, consensus,consensus!Et on ne règle pas le problème, on le glisse sous le tapis!Et quand ça fait boum?On boude , mokusatsu… silence,fin de non recevoir !

    Le couple.Ah là, c’est le gros morceau…J’ai la même opinion que toi sur le couple traditionnel au Japon mais permets moi d’être moins optimiste quant aux jeunes générations…
    Je ne trouve pas vraiment de changement dans la mentalité des hommes où des femmes de l’archipel en la matière, le couple étant toujours le fondement de l’économie japonaise : un homme entièrement acquis à son travail se reposant sur sa femme qui le décharge de tout le reste .Ma femme, bien qu’étant une de ces parias de« rêveuses occidentalisées , white minded »,n’est pas si différente de ces Japonaises que tu décris …
    Le mariage reste pour beaucoup un accord, une simple déclaration de domicile et d’intérêts conjoints avec l’échange d’un salaire contre la beauté, un ventre et l’entretien domestique…L’argent reste une valeur courtisée par ces demoiselles, même quand elles insistent pour faire betsu-betsu ,comme ma femme à notre rencontre.Mais une fois mariée:ce qui est à toi est à moi ! M’aurait elle épousé si je n’avais pas été à la hauteur de ses espérances ?Juste par amour ?Elle affirme que oui mais avoue que cela a compté un peu…L’argent n’était qu’en 4ème position sur sa liste, derrière la gentillesse, une vie occidentale ,en France de préférence, et un physique qui lui plaise, mais il faisait bien partie de la liste !Et les homme aussi font leur liste, toute aussi matérielle…
    Etre femme au foyer reste le sort le plus envié, ma femme l’est…mais cela ne me gêne pas, ma mère l’est aussi…et on peut se le permettre, alors…Et puis je sais que shufu = gagnante au Japon, que c’est important pour l’égo d’une Nippone:elle fait le bon choix :ses enfants et elle ne manqueront de rien !
    Là où je vois un peu de mouvements,c’est dans les relations mari-épouse, les sentiments sont plus importants qu’ils ne l’étaient aux générations précédentes. Ma femme et moi sommes catégorisés « couple love-love » par sa famille ,ses ami(e)s et même nos voisins, parce que l’on s’est choisi, que l’on s’entend bien et que l’on essaie de vivre un maximum de choses à deux , comme dans un couple occidental.Après 11 ans et 2 enfants, nous sommes toujours un vrai couple, avec ses hauts et ses bas et elle ne dit pas de moi que je suis un déchet encombrant …
    On fait un peu jaser le quartier parce que l’on est souvent border line avec nos simples et bien sages marques de tendresse , notre complicité dérangeante et mes bouquets de fleur.
    Par contre, pour l’égalité au sein du couple, le partage des tâches domestiques, là…il y a résistance de nos macho Nippons.Ma femme et moi partageons les tâches domestiques,pour vivre le plus possible ensemble.Ma femme ne se lève pas avant moi , nous préparons et prenons les repas ensemble ,avec nos filles, dont je m’occupe aussi.Nos amies trouvent cela plutôt bien mais, leur maris ,eux , pas vraiment..;ils s’en tirent par l’inévitable : toi, tu es étranger!Sous entendu, c’est peut être bon pour toi mais pas pour nous, Japonais.Ils ne savent pas ce qu’ils perdent : une vraie vie de famille !Ce que voulait mon Asuka…

    Moi , je rajouterai en plus ces points , si tu le permets :

    L’obstination des Japonais qui ne nous connaissent pas à nous parler en anglais, même quand on parle Japonais…Cela donne des dialogues surréalistes, le Japonais parlant en anglais ,et moi répondant dans sa langue !
    Ma transparence …On lui parle à elle mais pas à moi…On ne me regarde même pas et c’est la panique dès que je bouge ou fait mine d’ouvrir la bouche…Impossible de louer quoi que se soit par moi même, je suis obligé de l’avoir avec moi…mais mes Euros, eux ,ne sont pas transparents !Même les flics lui demandent ,à elle, mes papiers…contrôle routier de cet été.
    Les menus en anglais apportés systématiquement , sans me demander si je lis leur langue…
    Les bousculades dans les transports en communs, même les femmes , les enfants, les petites vieilles…Ma seule colère , à Tôkyô : Asuka bousculée alors qu’elle était enceinte de 6 mois !
    J’ai vu rouge…De toute façon, ils ne sont même pas galants…
    Les chauffards…le permis doit être donné dans les konbini pour l’achat d’un bento au tarif plein….
    Le système de santé et son assurance .Nul !
    La violence sociale : il n’existe pas d’entre aide, si tu souffres, si le sort s’acharne sur toi, tu fais de ton mieux et si tu sombres, ne fais pas trop de bruit, s’il te plaît…Personne ne t’aidera en dehors de ta famille…J’ai même vu des mères de famille s’en prendre à des SDF, dans le parc près de chez nous : ils donnaient le mauvais exemple aux enfants!?!?Elles ont appelé les flics et ils les ont chassés…j’étais écoeuré…Tendre la main(pour aider), cela ne se fait pas !J’ai été surpris quand j’ai vu un jeune (SDF?) voler un peu de nourriture à Omicho…Et oui, on vole au Japon, de quoi manger …
    La qualité des maisons, petites, peu de terrain et bien chères pour ce qu’elles sont…Murs en cagettes, creux, tu ne peux pas planter un clou ni mettre une étagère(bon d’accord, elle tomberait au premier séisme…), isolation phonique, thermique à revoir (faire?)….mais au moins, on est chez nous…Le Japon, c’est derrière la porte…
    Machisme, place des femmes dans la société , dans le couple..;= le sexisme !
    Nihon ichiban….Cela ,au moins, m’est épargné à la maison, ma chérie n’étant pas tendre avec son pays et ses compatriotes…Furansu(jin) ichiban !

    Bon allez, j’arrête parce que là je suis bien parti pour refaire le monde, en vain…Après tout,je ne vis pas vraiment au Japon, je ne suis qu’un touriste avec abonnement et ma femme se plaît en France, on profite donc des meilleurs côtés sans trop subir les moins bons, mais quand même…Je te rassure, je critique durement mais, j’aime y aller ,en vacances.Je vais allez lire l’article sur les bons côtés … et les autres aussi.
    Ps ,tu as le droit ,toi aussi, de me dire :urusai ne….mais pas de me tapoter le bout du nez en même temps, ça c’est réservé…

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