O-bon, la Toussaint japonaise

A la mi-août, il y a la fête de O-bon, l’équivalent de la Toussaint en Europe sauf que ça dure quatre à sept jours. Pendant cette période, les Japonais peuvent prendre des vacances et aussi en profiter pour rentrer chez leur furusato, c’est-à-dire aller chez leur parents / grands-parents afin de prier leurs ancêtres et ainsi les inviter à revenir parmi eux pour le O-bon. Pour cette fête, on  ne va pas prier au temple. On se recueille soit sur l’autel, Obutsudan, qu’il y a à la maison, soit sur les tombes, Ohakamairi, qu’on nettoiera et ou on n’y déposera des fleurs.

Comme vous le voyez sur l’autel (obutsudan), il y des offrandes et une photo du défunt  Si vous regardez bien en bas à droite et à gauche, vous verrez une forme de tête gravée en bois et un petit bol cuivré. Quand on fait une prière pour juste saluer le défunt on frappe le coté du bol en cuivre avec la baguette. Pour le rituel on utilise l’objet en bois à droite en le frappant également au début et la fin. 

Entrer une légende

Dans les familles ça se passe comment ? La première fois, j’avoue que je n’avais pas trop envie d’y aller vu que c’est pas dans mes coutumes, mais finalement je me suis dit que puisque je faisais à présent partie de la famille, que c’était un de mes « devoirs ». Pour O-bon, nous allons toujours chez la doyenne de la famille, la grand-mère presque centenaire de mon mari afin de prier son défunt époux décédé il y a déjà plus de 30 ans ! 

Toute la famille se met à genoux devant l’autel pour appeler le défunt et faire la prière. Comme à chaque fois, je marmonne qu’autre chose car je ne comprends rien de ce qu’on doit dire, tout le monde mâche ses mots. Ensuite on prend le thé avec de jolis wagashi spécial pour la fête de O-bon. En regardant ces sucreries, on reconnait la minutie japonaise. 

 

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Je profite de ressortir cet article d’actualité, pour vous dire que pour les 6 ans du blog, j’ai ouvert une page Facebook, donc n’hésitez pasà m’y rejoindre. Je compte poster des photos que je ne mets ni sur le blog ni sur instagram et je partagerai aussi plus de photos du quotidien 🙂 Page facebook frenchynippon

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Festivités d’été au Japon

Au Japon, qui dit été dit aussi yukata, hanabi (feu d’artifice), kakigori (glace pilée) et matsuri (festival). Bien que je n’aime pas l’été japonais à cause de son insupportable chaleur, j’apprécie tout de même les réjouissances estivales de cette saison.

浴衣

Les yukata, ces légers kimono d’été en coton. Moins chaud, moins lourd et moins compliqué à mettre qu’un kimono, mais tout aussi élégant ! Tant de teintes et de motifs différents. Il suffit de la couleur du obi, d’un accessoire particulier, du choix du nœud du obi ou tout simplement de la coiffure pour en changer le style. Un seul yukata peut avoir plusieurs vies. Il suffit de se laisser guider par sa créativité et ses envies !

En mai dernier, j’en ai acheté deux à la brocante du temple Tennoji d’Osaka pour seulement 5 euros. J’ai eu un  gros coup de cœur pour ce superbe yukata blanc aux hortensias rouges. Amoureuse du rouge, je n’ai pas pu résister, c’était comme une évidence, il était là pour moi ! Je l’ai inauguré lors d’une sortie à Kyoto avec deux amies françaises. Nous sommes allées visiter un musée de kimono. Celui-ci est très petit et j’avoue que nous ne fument pas du tout bien accueilli, mais bon… Nous avons eu droit a une petite visite pour voir comment sont confectionnés les obi, les ceintures de kimono, les différentes techniques utilisées etc. C’était intéressant et les obi étaient vraiment beaux.

 

 

* Site du musée, Orinasukan

 

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花火

Hanabi, ou littéralement « fleur de feu », c’est joli, non ? Les feux d’artifices sont probablement l’attraction préférée des Japonais. Les gens se ruent, s’attroupent pour trouver LA place qui leur permettra de contempler au mieux le spectacle. Pour l’occasion les yukata sont aussi de sortie. Dans le calme plat, seuls le son des feux d’artifice résonnent dans la nuit. Ces féeries nocturnes plongent ses spectateurs dans une bulle.  Le temps d’un instant, ils ne pensent à rien et profitent juste du moment présent. Emerveillés par la beauté du tableau dont ils sont témoins, quelques « sugoi » et « kirei » ponctuent cet arrêt dans le temps. Hélàs, une fois le spectacle terminé, le retour à la réalité se fait sans attendre. Il ne leur reste plus qu’à braver les rues noires de monde et les trains bondés pour rentrer chez eux. 

Cette année mon fils et moi sommes allés voir le hanabi de Kobe qui avait lieu au port le même jour que celui d’Osaka. Voulant éviter la foule, j’ai préféré admirer le feu d’artifice depuis le couloir du building ou je travaille, soit depuis le 17eme étage. Nous avions une belle vue, c’était magnifique. J’aime les feux d’artifices japonais. Ils sont si beaux, si haut et durent longtemps, environ 1 heure ! Un vrai régale pour les yeux. Nous sommes aussi partis avant la fin du spectacle afin de ne pas être coincés comme des sardines dans le train du retour.

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Les matsuri, ces festivals indissociables de l’été nippon. Les célèbres comme Gion Matsuri  à Kyoto ou Tenjin Matsuri  à Osaka attirent énormément de monde. Les petits de quartiers, eux, sont beaucoup plus conviviales. Des lanternes éclairent les rues. Des stands proposent jeux, nourritures et boissons. Les kakigori aux goûts multicolores rafraîchissent les convives. Des musiques de danses traditionnelles Bon-Odori accompagnent le chant des cigales. Les yukata offrent des touches de couleurs à travers la nuit. Les gens s’amusent et profitent de ces nuits chaudes d’été.

Mon fils et moi sommes allés au matsuri de notre quartier avec des ami/es. Un kakigori à la fraise, deux-trois petits jeux, des rires et sourires à gogo et le tour est joué, de quoi avoir de jolis souvenirs de l’été de ses quatre ans !

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Kodomo no Hi

Pendant la Golden Week, le 5 Mai est un jour férié car c’est le  Kodomo no hi, soit le Jour des enfants. C’est une fête pour souhaiter une bonne santé et du bonheur aux enfants, mais elle est plus particulièrement tournée vers les garçons car les filles ont déjà leur propre fête, le Hina MatsuriEn cette occasion, les parents qui ont des garçons décorent leur intérieur de « gogatsu ningyo » (poupée de mai) qui portent une armure de samurai ou soit uniquement le Kabuto (le casque du samurai) et à l’extérieur on accroche une Koi Nobori, une banderole avec des carpes koi, qui sont devenues le symbole de cette fête car elles représentent la force et la persévérance. Les villes décorent également leurs rues, et notamment leurs rivières, ainsi de grandes Koi Nobori flottent au vent. 

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Coté nourriture, il y a aussi des spécialités, le kashiwa mochi qui est un petit gâteau de riz gluant fourré de pâte d’haricots rouges sucrés et le Chimaki qui est une sorte de papillote de riz gluant fourré, enroulé dans une feuille de bambou et cuit à la vapeur.

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Pour marquer le coup de la première célébration du Kodomo no hi de mon fils, mon beau-frère nous avait prêté ce joli et ancien kabuto qui appartenait à ses grand-parents maternels et qui est âgé de 60 ans ! Les kabuto coûtent également très chers, en général ils se transmettent de génération en génération, sinon ce sont les grand-parents qui en font cadeau.

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Setsubun 節分

 

Le 3 février, c’est le jour du Setsubun dans tout l’archipel nippon. Comme beaucoup, cette fête est aussi d’origine chinoise et est célébrée au Japon depuis le VIIIème siècle. On pourrait comparer cette tradition au carnaval. En effet, afin que le printemps puisse arriver sereinement en nous apportant de la chance, il faut chasser les démons de l’hiver ! Setsubun, 節分, signifie 季節の分かれ目 soit « le changement de saison ». Normalement cette fête devrait avoir lieu pour chaque saison, mais comme au Japon le printemps représente le renouveau, marque la nouvelle année (la rentrée scolaire par exemple), il est plus symbolique que ses consœurs.

De nos jours, il est de coutume de jeter par la fenêtre des mame, des graines de haricot, en disant « Oni wa soto, fuku wa uchi » (Les démons dehors, la chance à la maison), et que chaque personne mange autant de graines de soja que son age, mais je ne pense pas que les personnes ayant plus de 50 ans le fassent… 

L’origine de lancer des 豆まき (mame maki) sur les démons remonte à l’époque Muromachi (1336-1573) et vient de la contraction de 魔を滅す (MA wo MEssu) soit « détruire le démon » que l’on disait autrefois et qui a été remplacée par 鬼は外、福は内 (le démon dehors, la chance à la maison).

Parfois, on peut également voir des gens déguisés en démons se balader dans les rues (des grandes villes en général), certains enfants en profitent pour leur lancer des mame-maki alors que d’autres, surtout les petits, pleurent en les apercevant. Certains temples font le setsubun matsuri où des oni (démons) envahissent ces lieux sacrés et la foule leur lance des mame.

Le soir les Japonais mangent de longs sushi roulés, les ehoumaki composés de sept ingrédients, car le chiffre sept porte bonheur. Ils sont fourrés de beaucoup de choses comme du poisson, des œufs, du mitsuba, du concombre etc, ce qui fait que c’est simple mais chiant à préparer (je cite ma belle-mère^^). Il est préférable de les manger selon l’ehô qui désigne la direction annuelle de l’eto, le signe du zodiaque chinois, afin d’être heureux.

 

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O shogatsu, le nouvel an japonais

Minuit. Les gongs des temples annoncent la nouvelle année et résonnent dans la nuit. Ça y est, le Japon vient d’entrer dans la nouvelle année. C’est marrant de se dire qu’à ce moment-là, le monde était coupé en deux. Une partie était encore en 2013 alors que l’autre venait de passer en 2014. Puis comme le veut la coutume, les Japonais dégustent les otoshikoshi soba, des nouilles devant leur apporter santé et bonheur pour les nouveaux 12 mois à venir.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAContrairement au reste du monde, le nouvel an japonais a principalement lieu le premier Janvier. Les rues sont calmes, les Japonais fêtent en famille, 90% des magasins sont fermés, ce qui est une chose très rare. Ce matin, nous sommes allés chez les beaux-parents pour manger le petit-déjeuner traditionnel. Des bols rouges pour les hommes et des noirs pour les femmes. S’en est suivit Hatsumoude, le premier passage au temple de l’année pour se purifier et faire une prière. Comme chaque année, ma nièce a porté le kimono, elle est si jolie avec. C’est dommage, mais très peu de Japonais le porte pour le nouvel an. Le temple est bondé, on avance au pas, beaucoup de personnes font la queue pour tirer Omikuji, la bonne aventure, ou acheter un nouveau Omamori, porte-bonheur. Autour du temple, l’odeur des stands de nourriture se mêle à celle de l’encens.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAEnsuite, rendez-vous chez la grand-mère pour la cérémonie du thé. Un rite que chacun effectue sérieusement. Ce thé vert étant amère, il est de rigueur de manger un peu de yokan, petit gâteau sucré, pour préparer la bouche. On tient le bol à deux mains, de la droite on le tourne un peu vers nous à deux reprise puis on boit en alternant avec le yokan. Une fois le thé bu, on tourne à nouveau le bol à deux reprises, mais dans le sens inverse. Puis les enfants ont reçu leurs étrennes, les Otoshidama.

L’heure du repas arrive, le traditionnel Osechi nous attend dans la salle de tatami. Les épouses l’ont préparé un ou deux jours avant le nouvel an. C’est beaucoup de travail et tout se mange froid, sauf la soupe, shiro miso pour la region du Kansai et Ozouni pour celle du Kanto. L’Osechi présente de la nourriture typiquement japonaise, c’est délicieux et ne se déguste qu’une fois par an, mais ça ne plait pas au palais de tous les étrangers.

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Puis de retour chez eux, les Japonais découvrent dans leur boite aux lettres les nengajo, les cartes de vœux, envoyées par leur entourage. Pour certains c’est une corvée alors que pour d’autres prennent plaisir à les faire eux même avec des photos de famille et en réalisant un design en accord avec l’éto, l’animal zodiacal chinois, qui représente la nouvelle année. 

 

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE ! MEILLEURS VŒUX  !

Tanabata Matsuri

Hier c’était le Tanabata matsuri, la fête des étoiles, qui a lieu chaque année le septième jour du septième mois du calendrier luni-solaire mais dans certaine région ce festival est célébré le 7 juillet ou le 8 Août. Il est de coutume d’écrire verticalement nos vœux sur des cartes rectangulaires (tanzaku) et de les accrocher aux branches un bambou. On peut en voir devant certaines devantures de magasins puis les écoles, lieux de travail et bien sur a la maison en ont aussi un. Une fois la fête terminé, le bambou est soit brûlé soit jeter dans un fleuve. Dans certains quartiers, il peu y avoir des minis matsuri avec des stands de nourriture, de jeux pour les enfants etc, et c’est aussi l’occasion de porter un yukata (kimono très fin pour l’été).  Dans les grandes rues on peut voir des décorations telles que des banderoles très colorées ou comme celles de la photo. A Osaka, dans le quartier  Tenmabashi, il y a un grand matsuri Tanabata. Comme c’est au bord de la rivière, de petits bateaux sont de la partie pour spectacle ses étoiles et pour le feux d’artifice. 

C’est une fête d’origine chinoise qui possède une légende sur deux amoureux. On raconte que le dieu du ciel avait une fille nommée Orihime (étoile de Vega) qui était tisserande et qui aimait confectionner des vêtements sur les bords de la voie lactée. Ne rencontrant jamais personne, le dieu du ciel organisa une rencontre entre sa fille et Hikoboshi (étoile d’Altair). Ils tombèrent tout de suite amoureux et se marièrent peu après. Mais ils s’aimaient tellement qu’ils oublièrent leurs obligations célestes ce qui fâcha le père de Orihime qui pour les punir décida de les séparer, chacun se trouva de l’autre cote de la voie lactée. Orihime supplia son père de revenir sur sa décision, il céda en leur permettant de se voir une fois par an chaque septième jour du septième mois.

 

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Hina Matsuri

Aujourd’hui, c’est le Hina Matsuri (fête des poupées) qui est dédiée aux petites filles. Quand une petite fille née, les grands-parents ont pour habitude d’offrir les Hina-sama (appellation pour les poupées du Hina Matsuri) aux heureux parents. Ainsi à partir de la mi-Février, de jolies Hina-sama ornent les zashiki (pièces japonaises traditionnelles), ensuite elles sont rangées dans leur boite le soir du 3 mars pour ne ressortir que l’année prochaine. Selon une ancienne croyance, si on ne les rangent pas le soir même, la petite fille de la famille risque de connaitre un mariage tardif (pourquoi tardif me diriez-vous, bien, c’est parce que pendant de longues années, il était préférable pour les jeunes filles de se marier avant leur 24 ans). Le soir, les Japonais mangent des Chirashizushi (bol avec du riz vinaigre avec de la garniture dessus).

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Les Ohina-sama, représentent la cour impériale de l’ère Heian où à cette époque on croyait que les poupées protégeaient contre les mauvais esprits. Il existe plusieurs sortes de décoration pour le Hina Matsuri, soit on possède seulement l’empereur et l’impératrice soit on possède toute l’estrade qui comporte aussi : trois dames de la cours, cinq musiciens, deux ministres et trois servants. Comme vous le voyez sur la photo, l’impératrice se trouve à la gauche de son époux mais, à l’origine elle se trouvait à sa droite ! Il se trouve que c’est depuis l’ère Meiji que leurs positions ont été inversées. Mais certains endroits, et particulièrement Kyoto, gardent l’ancienne, la vrai position des Hina-sama. Je trouve ces poupées de Hina-sama magnifiques, depuis quelques semaines on en voit un peu partout dans les magasins. Quand on les regarde de près on peut à nouveau constater la méticulosité des Japonais ! Par contre, je ne vous cache pas qu’elles coûtent très chères !

Il existe également la chanson du Hina-Matsuri : Ureshi Hina-matsuri (Joyeuse fête des poupées.)

Akari wo tsukemashô bonbori ni (Allumons les lanternes)
Ohana wo agemashô momo no hana (Disposons les fleurs de pêchers)
Go-nin bayashi no fue taiko (Les cinq musiciens de la cour jouent de la flute et du tambour
Kyô wa tanoshii Hinamatsuri (Aujourd’hui, c’est la joyeuse journée des poupées)

Luminarie, festival hivernal

En ce moment, il y a les Luminaries a Kobe, c’est un festival d’illuminations très connu au Japon. Il commença suite au grand séisme de Kobe de 1995, une sorte de commémoration pour ne pas oublier ce drame et les victimes. Depuis, ce festival a lieu chaque année au mois de décembre et dure deux semaines.

L’année dernière j’y été allée pour la première fois, c’était vraiment joli et ça correspondait bien à la période de Noel ! Je pensais qu’il y aurait beaucoup d’endroits illuminés mais en fait s’étaient juste deux des grandes rues principales et une place qui étaient illuminées. Les décorations sont allumées de 18h à 20h donc pendant ce temps, certaines rues sont fermées à la circulation car comme vous devez vous en doutez, il y a toujours un monde fou, autant que pour les feux d’artifices ! Par contre, il y a une chose qui m’a déçu, c’est que pour aller voir ces illuminations, les gens devaient suivre un chemin délimité par des barrières et entouré de vigiles, ce qui fait que la foule était compressée au même endroit, les gens se bousculaient, on avançait très lentement et il était recommande de ne pas s’arrêter  que se soit pour contempler les lumières ou pour prendre des photos ! Bien que je comprenne qu’ils font ça pour maintenir l’ordre, je trouvais que ça gâchait un peu l’ambiance. Cette année je ne pense pas y aller, honnêtement la foule ça démotive.

Voici une des photos de l’année dernière (2011).

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Jidai Matsuri

Le Jidai Matsuri, 時代祭り, est un des trois plus importants festivals annuel de Kyoto, il a lieu tous les 22 octobre. Le « festival des ages » nous présente différentes époques dans l’ordre de la plus récente à la plus ancienne. La procession commence au palais impérial, défile dans quelques rues principales de Kyoto pour terminer au sanctuaire Heian Jingu. Ainsi nous pouvons découvrir les époques de Meiji, Edo, Azuchi Momoyama, Muromachi, Kamakura, Fujiwara, Heian, Enryaku. En plus des habits traditionnels de chaque époques, que se soit des dames, des nobles ou des samurais, plusieurs personnages importants de l’histoire nous ont également été présentés comme Sakamoto Ryoma, le shogun (le général) Tokugawa, Hideyoshi Toyotomi, etc. La procession dure environ deux heures, c’est un peu long, mais très intéressant de voir tout ces costumes d’époque.