Arima-onsen, la ville thermale de Kobe

Au cœur des montagnes de Kobe, se cache Arima-onsen, ville thermale célèbre pour ses onsens, ses sources chaudes, et qui fait partie des trois plus anciennes sources thermales du Japon. En fait, Arima dispose de deux eaux. La kinsen qui est connue pour sa couleur rouille et réputée pour ses propriétés bienfaitrices pour la peau car elle est chargée en fer et en sodium. Puis la ginsen qui elle est claire et est composée de carbonate et de radium, elle est notamment conseillée pour soigner les douleurs musculaires. Très apprécié des touristes étrangers et Japonais, Arima-onsen rassemble hôtels et ryokans, auberges traditionnelles japonaises, afin de profiter au maximum des sources chaudes.

Loin de l’effervescence des grandes villes, Arima-onsen est avant tout un lieu de détente. On prend son temps pour se promener dans ses étroites ruelles pleine de charme qui rappelle, un Japon d’autrefois aux airs d’Edo.

On y découvre plusieurs temples dont le Nenbutsu-ji qui est dédié à un des Septs Dieux du Bonheur. On profite des onsens, des bains publics et/ou minimum du ashi-yu, le bain thermal pour les pieds qui se trouve en pleine rue. On flâne dans cette ville, qui à la merci de ces eaux brûlantes, fume et est marquée part sa couleur. Tout se qui est en contact avec l’eau Kinsen, pierres, tuyaux, se tient de sa couleur rouille.

On peut également titiller nos papilles en goûtant les tansan-sembei qui sont la spécialité de la ville. Ces galettes japonaises à l’acide carbonique fines et légères qui peuvent se déguster nature agrémentées de graines de sésame noir ou en sandwich fourrées au chocolat, à la fraise ou au matcha, le thé vert japonais. Elles sont réalisées à l’aide de cet instrument.

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Une petite chasse au trésor peut aussi être improvisée à travers la ville. Pas de pièces d’or à trouver, mais des onigawara ! Ce sont ces tuiles au visage de démons qui ornent les toits des temples et sont censé repousser le mal et ainsi protéger la maison des dieux. En effet, de jolies onigawara sont dispersées dans la ville, que se soit sur les toits des temples, dessinées, sur les murs, ou juste posées dans certains coins de la ville ! Le but étant d’en trouver à chaque fois une différente !

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A l’écart du centre, une balade au vert dans le parc Tsuzumigataki permet de découvrir la cascade du même nom et qui se passe par la ville.

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Personnellement j’aime beaucoup Arima-onsen, j’y suis déjà allée plusieurs fois et même si la ville est petite c’est toujours un agréable endroit où passer la journée. J’aime le charme de ses rues et j’adore le ashi-yu qui donne l’impression d’avoir les jambes en coton une fois sorti. Si vous êtes sur Kobe, j’espère que vous prendrez le temps de découvrir cette ville.

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Adresse : Arima-cho, Kita, Kobe, Préfecture de Hyogo 651-1401

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Nofuku-ji, le Grand Bouddha de Kobe 兵庫大仏

Saviez-vous qu’au cœur de Kobe résidait un Bouddha ? Mais tout d’abord, parlons du sanctuaire Nofukuji qui l’abrite. Son bâtiment principal était à l’origine basé à Kyoto, mais il fut déplacé à Kobe en 1953. Bien que sérieusement endommagé à cause du grand tremblement de terre de Kobe de 1995, il fut partiellement rénové en 1997 grâce à de généreux donateurs. L’enceinte, bien que petite, dispose également d’un jardin.

 

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Passons au fameux Hyogo Daibutsu, le Bouddha du sanctuaire Nofuku-ji, qui du haut de ses 18m, est l’un des trois plus grands du Japon. Il se situe à 10 minutes à pied de la gare JR Hyogo et se cache dans le paysage des blocs de béton de la ville. Dressé du haut de son socle, les mains jointes et le regard incliné, il contemple ses visiteurs. Entouré de quelques fleurs de lotus dorées qui symbolisent la pureté du cœur et de l’esprit. Cependant le Bouddha actuel n’est pas celui d’origine. En effet, le premier vu le jour en 1891, mais il fut détruit en 1944 durant la Seconde Guerre Mondiale, quelques années plus tard il fut reconstruit en 1991. En regardant les photos du premier Bouddha, on constate une nette différence entre les deux. Certes le Hyogo Daibutsu n’est pas aussi impressionnant le celui de Todai-ji, mais il fait aussi son effet et vaut le détour si vous êtes de passage dans la ville maritime !

 

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Adresse 1-39 Kita sakasegawa-cho, Hyogo, Kobe, Préfecture de Hyogo 652-0837

Entree libre

Au coeur du typhon Jebi

2018, une année ravageuse pour le Japon. Après le fort séisme d’Osaka, les inondations, plusieurs typhons et la canicule, voilà un super typhon qui touche le pays. Mère Nature n’aura pas été clémente.

Le typhon 21 a fortement marqué son passage dans la région du Kansai. Le plus puissant que le Japon ait connu depuis 25 ans avec des rafales à 200km/h ! Aéroports inondés, panneaux voire toitures qui s’envolaient à tout va, voitures et camions renversés, écoles et magasins fermés, trains à l’arrêt. Les images parlent d’elles-mêmes, une vision apocalyptique ! C’est toujours aussi impressionnant. A présent le typhon Jebi continue sa course folle vers le nord de l’archipel,

Dans mon quartier, pas de gros dégâts, juste beaucoup d’arbres amputés et une coupure de courant qui dure depuis hier après-midi 15:00. Le soir nous sommes allés acheter des bentos près de la gare et avons dîné aux chandelles à la maison. La nuit fut chaude et humide, la douche froide salvatrice. Le téléphone portable est notre seul moyen de communication et nous rapporte la violence de l’Indésirable.

Ce matin, au réveil, toujours pas d’électricité. Cependant la vie reprend son court, les trains circulent, les écoles rouvrent, il ne reste plus qu’à ramasser les dégâts. C’est finalement plus tard dans la matinée que le courant a été rétabli, soit 20h plus tard ! Une expérience qui met davantage en avant notre dépendance à l’électricité, on est vite perdu sans alors que les gens d’autrefois s’en sortaient très bien. Bref, espérons que ce typhon soit le dernier message de Dame Nature de l’année 2018 !

Osaka : les hortensias du temple Kyuanji 久安寺

Kyuanji se situe dans la banlieue d’Osaka à Ikeda. Entre ville et montagne ce temple bouddhiste est une belle découverte. Très visité pendant la saison des pluies pour ses superbes hortensias il est aussi très populaire en automne pour son festival de momiji. Il y a aussi des azalées et quelques cerisiers. Choisissez votre saison !

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Après avoir traversé la grande porte et la première allée d’hortensias, un bassin fleuri de pompons multicolores capte le regard des visiteurs et les accapare pendant quelques minutes. Malheureusement, loin de leurs racines, les heureuses élues de cette baignade estivale sont les première à tirer leur révérence. 

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Je déambule dans l’enceinte du temple. Je profite du calme et prend mon temps. Je longe l’allée de lanternes, j’aime bien leur fenêtre en demi lune. Je passe à coté d’un étang, j’irai le voir de plus près plus tard. 

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Je finis par voir cet immense dôme, je me demande ce qu’il peut bien abriter. Après avoir parcouru les quelques mètres qui me séparqit de l’entrée, les portes automatiques s’ouvrent et là, je reste sans voix. 

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Je découvre un grand bouddha couché qui fait face à l’entrée, le seul mot qui me vient sur le moment fut « waouh ». Certes il n’est pas aussi impressionnant que celui de Todaiji, mais je ne m’attendais pas à me retrouver nez à nez avec ce géant de pierre. Des bancs font face au bouddha endormi. Je prends place, l’observe et prend plaisir à respirer cette douce odeur d’encens si caractéristique des temples japonais, je la trouve si apaisante. Je ne suis pas seule, mais tout est calme, je ferme les yeux et profite de l’instant.

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Je me dirige vers l’étang, des carpes viennent me saluer. Beaucoup de communes, trois blanches et une toute rouge qui joue à cache-cache et qui évite mon objectif. Les blanches sont beaucoup moins timides. J’aperçois le bâtiment principal du temple, je prends sa direction. Tout à coup, j’entends un bruit de feuillage près de moi, un frisson me parcourt. Je me retourne pour voir d’où vient le bruit et là, mes yeux s’arrêtent sur la queue claire d’un serpent qui se faufilait entre les plantes. Mon cœur s’emballe. J’ai du passer à quelques centimètres de lui et lui faire peur. Je pense à mes chevilles découvertes, si je lui avais marché dessus, il m’aurait peut être mordu. Ma balade paisible prend fin. Je regarde partout autour de moi, je ne suis pas tranquille. Mes yeux scruteront le sol jusqu’à la fin de ma visite.

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J’arrive tout de même au temple principal. La cloche résonne, la prière est faite, je prends le chemin du retour.

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Je récupère mon carnet de goshuin et dit à la dame que j’ai croisé un serpent, car en repensant aux caniches que j’avais croisé à mon arrivée et je me dis que ça peut être dangereux pour eux. Elle dit être désolée que j’ai été surprise par le reptile et finit par dire qu’il y a bien des choses dans ce jardin… Dit comme ça, je préfère ne pas savoir à quoi elle faisait allusion. Néanmoins, le temple mérite le détour, ne serait-se que pour saluer son bouddha et malgré ma rencontre, le jardin est très agréable. 

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Accès : Depuis Osaka, prenez la ligne Takarazuka à la gare Hankyu Umeda, descendez à la gare d’Ikeda puis prenez le bus 138 du terminal de bus ouest. Le bus ne passe qu’une fois par heure et vous déposera à l’entrée du temple en 20 minutes. 

Entrée : 300 yens

Kyoto : Les hortensias du temple Yokokuji – Yanagidani Kannon 陽谷寺・柳谷観音寺

A chaque saison sa fleur de prédilection. Les pruniers en février, les cerisiers en mars/avril, les azalées en mai, puis les hortensias en juin. Ces superbes pompons fleuris s’épanouissent en pleine saison des pluies, plus il pleuvra et plus ils seront au meilleur de leur forme. Ainsi je me suis mise en quête d’un « temple à hortensias » à aller voir, et c’est un tweet de la copine Joranne qui m’a finalement indiqué ma future destination^^

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Découvrez donc le temple bouddhiste Yokokuji. A mi chemin entre Kyoto et Osaka, il se situe à Nagaokakyo qui fut la capitale du Japon pendant 10 ans avant de passer le flambeau à Kyoto. Il est également nommé Yanagidani Kannon en référence à la divinité Kannon pour qui il fut érigé. En effet, il fut fondé en 806 de l’ère Meiji après une vision de la déesse par le fondateur du non moins célèbre temple Kyomizu-dera. Le 17 de chaque mois est un jour de célébration au temple en hommage à la date de décès de son fondateur.

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Caché dans la montagne il se trouve à 15 minutes de route du sanctuaire précédemment visité, Nagaoka Tenmangu. Il est surtout populaire dans la région pour son festival des hortensias car il en regroupe environ 5000 ! Au pique de leur beauté ces superbes fleurs sont délicatement posés sur l’eau. Flottant les unes à cotés des autres, elles offrent à leurs admirateurs un somptueux patchwork de couleurs. L’enceinte du sanctuaire est tout de même grande, on y déambule passant par sa promenade des hortensias à l’interieur de ses deux temples, dont le Kamishoin qui n’est ouvert au public que le 17 de chaque mois. 

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Les collectionneurs de goshuin, des sceaux de temples, seront ravis de savoir qu’ici on peut en récolter jusqu’à cinq en une fois. De plus, il y a des éditions limitées et que le 17 de chaque mois, il est possible de venir participer à un atelier de goshuin où on peut alors le décorer selon ses envies en l’accordant à la saison  du moment. C’est quelques chose que j’adorerais faire si le temple n’était pas aussi difficile d’accès…

Voici deux liens ou vous pourrez voir les magnifiques Goshuin des fameux ateliers de créations. Les éditions limitées / Ateliers créations de 2017

 

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Effectivement le temple n’est pas pratique d’accès. La seule navette qui mène au temple depuis les gares Hankyu Nagaoka Tenjin et JR Nagaokakyo ne circule que le 17 de chaque mois et lors de ses deux festivals, celui des hortensias et celui des momiji ! Ainsi si vous n’avez pas de voiture, il faudra alors prendre un taxi pour y accéder en 15 minutes.

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Le temple est aussi réputé pour ses érables rouges, une occasion d’y retourner en automne ! 

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Adresse 617-0855 – 2 Donotani, Jododani, Nagaokakyo city, Préfecture de Kyoto

Navette : les 17 de chaque mois  depuis les gares Hankyu Nagaoka Tenjin et JR Nagaokakyo

Kobe graffiti, le street art de la ville portuaire

De nos jours, quand on est dehors on ne regarde plus ce qui nous entourent. Soit on est focalisé sur nos pensées soit nos yeux sont hypnotisés par nos téléphones portables. On oublie de lever la tête, de regarder autour de nous et parfois l’on passe à cote de belles choses.

Squattant souvent le port de Kobe, j’étais toujours intriguée par une des peintures qui s’y trouve. Celle de cette femme en photo principale de l’article, je ne saurais dire pourquoi, mais son regard me captive et j’adore l’harmonie des couleurs. Puis un jour, je me suis dis que j’allais fouiner pour voir s’il y avaient d’autres fresques murales dans la ville. En effet, j’en ai trouvé plusieurs, dont deux devant les quelques je passe souvent pour aller au boulot, mais comme dit plus haut, comme beaucoup, mon regarde était bloquée sur mon écran, alors j’ai range mon téléphone et je me suis mise en quête des autres.

J’ai découvert que la majorité de ces œuvres étaient le fruit de l’imagination du groupe d’artistes contemporains Pow! Wow! et qu’ils avaient laisser leurs traces de leur passage à Kobe l’automne 2017. Et oui c’est tout récent ! Leur but étant de promouvoir l’art et la créativité, ils organisent également des expositions d’art, des concerts etc, mais leur plus gros projet est les fresques murales. Ainsi ils parcourent le monde pour donner un peu de couleurs à nos villes comme à Hawai, en Taiwan, en Corée du Sud, dans plusieurs coins des Etats-Unis et au Japon, à Tokyo, Osaka et Kobe.

Certaines de leurs œuvres sont visibles de par leur emplacement, mais d’autres se font plus discrètes, voire sont plus ou moins cachées. Seuls ce qui savent peuvent les trouver, ou sinon il faut vraiment être à l’affût de la moindre trace de couleurs, mais pour cela il faut d’abord ne pas avoir son nez rivé sur son portable. Les trois qui sont au centre ville et une du port sont les plus facilement repérables. Les autres, ils sont dissimulées, dans un quartier peu fréquenté par les touristes, derrière un bâtiment, dans une impasse.

Si vous êtes amateurs d’art, venez visitez Kobe via un jeu de pistes sur le thème du street art. Celui-ci vous fera déambuler à travers la ville, partant du centre ville de Sannomiya, passant par le quartier de Motomachi, pour enfin finir votre course au port, avec comme récompense de votre longue marche, la vue et le bruit de la mer pour vous revigorer. 

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 ↑・↓ WHOLE 9 Hitch / Simo  – Sannomiya Center Plaza ↑・↓

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Celui ci   ne fait pas parti du projet POW WOW, mais il se trouve à quelques rues du smiley    et comme il me plait beaucoup de part ses couleurs et la texture plâtrée du mur j’ai quand même voulu l’intégrer à l’article.

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Voyons maintenant ceux qui trouvent au port.

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Defer – Harbor Studio 

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Cinq cascades à voir au Japon

Du haut de ses 133 mètres, la cascade de Nachi est une des plus grandes chutes d’eau de la péninsule nippone. Elle se situe à Nachikatsuura dans la préfecture de Wakayama et est classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2004. Cette imposante dame étant sacrée, bouddhisme et shintoïsme cohabitent à ses pieds. En effet, nous y retrouvons le temple bouddhiste Seiganto-ji et l’un des trois sanctuaires sacrés de Kumano, le Kumano Nachi Taisha. Manque de chance ce weekend-là, il pleuvait énormément, et vu que nous étions avec des enfants en bas age nous ne nous sommes pas aventurés jusqu’à la pagode du temple Seiganto-ji qui apparemment offre une superbe vu sur la maîtresse des lieux. 

Adresse : Nachisan, Nachikatsuura, Higashimuro District, Wakayama Prefecture 649-5301

 

 

La cascade Nunobiki se trouve à deux pas de la ville de Kobe. Béton et nature étant si proches, son accès, tel un passage secret est à l’abris des regards, juste derrière la gare de Shin-Kobe. Une fois trouvé, nous découvrons un chemin de randonnée qui nous permet de rejoindre la belle en environ 30min. Puis arrivé sur place, nous nous retrouvons au pied d’une chute d’eau de 43m de hauteur. Cette jolie demoiselle porte bien son nom, composé de « nuno » signifiant « tissu » et « hiki » signifiant « tirer », on peut remarquer en effet en la contemplant que son eau précieuse s’écoule tel une bande de tissu s’ouvrant, s’étirant vers la fin tel un rideau. On peut également l’apercevoir depuis le telepherique qui mène jusqu’au jardin des plantes.

Adresse : Fukiaicho, Chuo, Kobe, Hyōgo Prefecture 651-0058

 

 

La petite cascade de Minoh se cache à Osaka dans les montagnes de Minoh. Elle est accessible à environ 45 minutes de marche depuis la gare du même nom. Du haut de ton petit 33 mètres elle accueille et distrait chaque jour ses visiteurs pendant leur pause après une longe marche. Son parc est très populaire en automne pour ses jolies couleurs automnales.

Adresse : Parc Minoh, Minoh, Osaka Prefecture, 562-0002

 

 

La cascade de Daisen se niche au cœur de la forêt sur le Mont du même nom, dans la préfecture de Tottori. Le charme de cette chute d’eau de 42m réside dans le fait qu’elle ait deux niveaux, le supérieur mesurant 28m et l’inférieur mesurant 14m. Autrefois elle avait même un troisième niveaux mais, hélas, en 1934 elle en fut amputé suite aux inondations provoqué par le puissant typhon Muroto. Son autre particularité est qu’on peut l’approcher de très près.

 

 

La cascade Tsuzumi se situe dans le parc dans la ville thermale Arima-onsen, dans la préfecture de Kobe. Elle se nomme ainsi en raison du son de sa chute d’eau, qui autrefois, ressemblait à celui d’un tambour japonais sur lequel on frappe. Hélas, à cause de la grande inondation de 1938 la cascade s’est effondrée et suite aux réparations, ce son qui lui était propre disparu à jamais. Du haut de son petit 8m, elle s’écoule dans la rivière qui longe son parc et traverse la ville d’Arima. Le parc qui l’abrite est accessible soit en voiture, soit depuis la gare Arima-onsen soit via la station de téléphérique Arima-ropeway, Des cerisiers au printemps, des hortensias en été, des momji en automne, le parc offre une jolie palette de couleurs tout au long de l’année, parfait pour de petites balades en forêt. C’est également le coin idéal pour observer des lucioles au début de l’été ! Pour découvrir le parc qui abrite cette cascade, c’est par ici.

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Adresse : Parc Tsuzumi, 1230 Arima-cho, Kita Kobe, Hyōgo Prefecture, 651-1401 

Kyoto, les azalées du sanctuaire Nagaoka Tenmangu 長岡天満宮

Nagaoka Tenmangu se situe à Nagaokakyo non loin de Kyoto, à 5 minutes à pied de la gare Nagaoka Tenjin. Il est notamment connu pour sa magnifique allée d’azalées rouge vermillon, kirishima tsutsuji. « Kirishima » signifie Rhododendron et « tsutsuji » azalée, c’est la première espèce de rhododendron à fleurir au printemps. La pleine floraison de ces petites fleurs rouges a lieu en général fin avril, mais cette année elles nous ont fait don de leur présence une dizaine de jours plus tôt, comme ce fut le cas pour les cerisiers.

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Le sanctuaire est également nommé Tenjin-san, littéralement « dieu du ciel » et représente le dieu des lettres et des études dans la religion shinto, puis au fil du temps il fut assimilé au grand érudit et poète Sugawara no Michizane. C’est pour cela que beaucoup d’étudiants viennent prier pour réussir leurs études ou examens. Ainsi pour attirer les bonnes grâces du dieu, il faut flatter d’une caresse son animal symbolique, le boeuf, et aussi formuler son souhait par écrit sur un ema. Les ema sont des plaquettes en bois que l’on trouve dans les temples et qui servent à écrire des vœux. Pour en savoir plus sur les ema, je vous conseille de lire la note de Joranne par ici.

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Histoire de profiter des lieux, vous pouvez aussi déjeuner ou prendre un thé dans ces jolies maisonnettes sur pilotis, mais veillez à réserver à l’avance ! A en juger par les cerisiers et les érables occupant l’enceinte du sanctuaire, je suppose que ça doit être aussi très joli sous les sakura en fleur et en automne à la période des momiji. Petite touche en plus, il y a également un jardin de pruniers. Nagaoka Tenjin offre vraiment une large palette de couleurs au gré des saisons, à vous de choisir laquelle vous fera chavirer pour y faire un tour !

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Adresse : 617-0824, 2-15-13 Tenjin, Nagaokakyo City, Préfecture de Kyoto

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Arima, le parc Tsuzumigataki et sa cascade

Retrouvez-moi pour une petite virée au cœur des montagnes de la préfecture de Kobe. Direction la célèbre ville thermale de la région, Arima-onsen. Après avoir flâné dans la ville parmi ses jolies maisons japonaises et ses boutiques souvenirs. Éloignez-vous de la foule de touristes pour une balade au vert dans le parc Tsuzumigataki. Des cerisiers au printemps, des hortensias en été, des momji en automne, le parc offre une jolie palette de couleur tout au long de l’année, parfait pour des petites balades en forêt. C’est également le coin idéal pour observer des lucioles au début de l’été ! 

Tout d’abord, rejoignons la station de téléphérique Arima-onsen qui se trouve à l’entrée du parc et qui relie la station Rokko près de l’établissement Rokko Garden Terrasse. Le parc est également accessible en voiture et depuis la gare Arima-onsen à 20 minutes de marche.

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Empruntons l’escalier et suivons le sentier. La cascade, c’est par là !

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Le parc est calme, seul le chant de l’eau résonne, quand surprise on y découvre trois habitations. L’art de résider en pleine forêt, mais tout en restant proche des facilités de la ville. Nous voilà à un croisement, lequel choisir, celui qui semble aller tout droit, le sinueux qui descend ou le toboggan. Soyons fous et optons pour ce géant de pierre pour descendre. De part son matériau, celui-ci est si lisse et permet de glisser très, voire trop vite, attention à l’arrivée, au risque d’atterrir sur le derrière !

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Une fois en bas, nous voilà près de la rivière qui prend vie aux pieds de la maîtresse des lieux et qui s’écoule jusqu’à la ville. Remontons-là pour trouver sa créatrice dont le puissant bruit nous attire un peu plus à sa rencontre.

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Puis ce n’est que quelques pas plus loin que cette dernière fait son apparition. La cascade Tsuzumigataki, (taki signifiant « cascade »), se nomme ainsi en raison du son de sa chute d’eau, qui autrefois, ressemblait à celui d’un tambour japonais sur lequel on frappe. Hélas, à cause de la grande inondation de 1938 la cascade s’est effondrée et suite aux réparations, ce son qui lui était propre disparu à jamais. Du haut de son petit mètre 8, elle se déverse dans la rivière qui longe son parc et traverse la ville d’Arima-onsen. 

 

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Un jizo et une toute petite boutique de restauration lui tiennent compagnie sur la terrasse qui permet de l’approcher. Laissons-nous tenter, prenons donc le temps de la contempler et d’écouter sa sérénade si apaisante en dégustant une tasse thé et une sucrerie japonaise avant de rebrousser chemin.

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Coordonnées : 1230 Arima-cho, Kita Kobe, Préfecture de Hyogo 651-1401

 

Les fleurs de pruniers du parc d’Okamoto à Kobe

Okamoto bairin koen est un parc qui abrite un bosquet de pruniers et qui se situe à Kobe près de la gare d’Okamoto. De part sa position il offre également une belle vue sur la ville. Le parc contient 130 pruniers de variétés et couleurs différentes qui fleurissent de la mi-février à début mars et qui tiennent un bon mois. Ainsi chaque année les Japonais viennent contempler ces petites fleurs qui ne craignent pas le froid et qui annonce la venue prochaine du printemps. Pour célébrer leur floraison, le parc organise un matsuri accompagné de quelques yatai, stands de nourriture. Lors de mon passage, la moitie des pruniers avait fleuri à dose de blanc, rose clair, rose foncé voire rouge, des couleurs sublimées par cette belle matinée sous un magnifique ciel bleu. Si on s’approche assez près de ces petites stars du moment, on peut remarquer que, contrairement aux fleurs cerisiers, elles nous titillent les narines d’un doux parfum. Si vous êtes dans le coin à cette période, n’hésitez pas à y faire un petit détour.

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De fines et délicates pétales mises à nue.

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Ce jour-là des mejiro étaient aussi venus rendre visite aux jeunes demoiselles.

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INFOS PRATIQUES

Adresse : 6-6-8 Okamoto, Higashinada Ward, Kobe, Préfecture de Hyōgo

Accès : 8min depuis la gare Okamoto hankyu

Entrée gratuite

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