Musée Cup Noodles d’Osaka

Voici un musée consacré aux nouilles instantanées et à leur inventeur, Momofuku Andō. Il est situé à Osaka, à environ 5min à pieds de la gare d’Ikeda. On y découvre l’histoire de leur création, on peut voir l’évolution des emballages à travers les années et selon les pays. Via cette carte on peut aussi constater le taux de consommations de nouilles instantanées dans le monde avec en tête d’affiche, la Chine, l’Indonésie et le Japon. 

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C’est après la seconde guerre mondiale que cette révolution alimentaire vu le jour. Le Japon manquait de vivres et l’état recommandait donc de consommer du pain, qui leur été fourni par les Américains, or Ando trouvait cela illogique car les Japonais sont plus habitués à manger des nouilles. Malheureusement à cette époque, les entreprises de nouilles étaient petites et n’auraient apparemment pas pu réussir à répondre à la demande. C’est ainsi que Ando décida de lui aussi produire des nouilles et finalement après des mois de tentatives, c’est en 1958 qu’il inventa les nouilles instantanées, les chicken ramen. Cependant ce n’est qu’en 1971 qu’il commença à vendre des cup noodles. Pour en savoir davantage, vous pouvez regarder le drama Manpuku qui relate cette histoire.

On peut visiter gratuitement le musée, cependant il faut payer 300 yens pour réaliser sa propre cup noodle. On achète le pot, on le personnalise selon ses envies avec des feutres puis on peut choisir quatre ingrédients et la soupe que l’on souhaite ajouter aux nouilles instantanées. Ensuite on ferme, plastifie et c’est fini ! A consommer de préférence avant 1 mois.

Il est également possible de faire ses propres chicken ramen en commençant des la confection des nouilles ! Mais pour cela il faut réserver à l’avance, et concernant les enfants, il faut avoir minimum 6-7 ans.

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Au quotidien je ne mange pas de nouilles instantanées, mais c’était tout de même intéressant de connaitre l’origine des cup noodles car cela fait partie intégrante de la culture japonaise. J’y suis allée avec mon fils et il a beaucoup aimé pouvoir personnaliser et choisir les ingrédients au point qu’il a voulu déguster ses nouilles le soir même. Itadakimasu !

Et vous, vous en avez déjà mangé ? vous aimez ?

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Plaques d’égouts japonaises, l’art au bout des pieds à Kobe

Il y a trois ans j’avais déjà rédigé un article sur les plaques d’égouts japonaises (ici) en y présentant quelques unes que j’avais vu à travers l’archipel et en y pointant les symboles de chaque ville que nous pouvions y voir dessus. Dans le même registre, j’ai voulu cette fois-ci me concentrer sur les plaques d’égouts de Kobe qui sont toutes très jolies et originales. Parfois, c’est aussi bien de regarder parterre car on peut y trouver de petites perles, puis concernant Kobe, si on fait attention aux détails, on peut aussi constater que la ville éparpille des miettes de son histoire un petit peu partout.

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La première plaque d’égout décorative de Kobe apparut en 1988 et se trouvait dans la ville thermale Arima-onsen représentant la rivière qui la traverse, les érables et le téléphérique qui mène au Mont Rokko. Ce n’est que par la suite que des plaques d’égouts décoratives représentant la ville de Kobe apparurent dans la ville portuaire et actuellement il en existe une dizaine. 

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On peut en trouver de très élaborées, mais aussi des « informatives » comme celle-ci qui indique la distance qu’il y a de son emplacement jusqu’au port et jusqu’au quartier Kitano qui se trouve coté montagne avec ses maisons étrangères, les ijinkan.

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En 2016 avait eu lieu le premier concours de design de plaques d’égouts dont le thème était « le port de Kobe« . Parmi les 159 propositions des habitants, voici les deux designs retenus qui ont eu l’honneur d’inaugurer ce premier concours. On constate que, bien que les styles soient très différents, ils correspondent parfaitement au thème.

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Le thème du deuxième concours de design de plaques d’égouts était « ce que j’aime à Kobe« , parmi les 85 propositions soumises, voici l’une des deux qui fut retenue. Mer et montagne, la tour de Kobe, son port rouvert depuis 150 ans, un panda pour le zoo Oji et un dauphin qui, je suppose doit faire référence à l’aquarium de Suma. Kobe est vraiment aimée de ses habitants, ils en sont fiers et on le voit partout ! 

 

Cette plaque fait référence au Luminarie, le festival de lumières qui a lieu en décembre en mémoire des victimes du grand tremblement de terre de 1995.

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On trouve aussi des plaques dites « touristiques » comme celles-ci. La première a été réalisée sous forme de médaille.

D’autres plaques sont reliées à des quartiers en particuliers. La première est rattachée au quartier de Motomachi, les lanternes font référence à celles que l’on trouve dans la longue galerie marchande et qui changent de style à chaque section. La deuxième est celle de la rue Sannomiya Center South street, qui après le séisme de 1995, fut réaménagée dans un style urbain plus moderne. La rue fut pavée tout en étant agrémentée de réverbères puis des magasins et des restaurants de style occidentaux s’y sont installés. La troisième toute mignonne représente la spatule que l’on utilise pour faire le Sobameshi, un mélange de yakisoba et de riz, qui est la spécialité du quartier de Nagata. La quatrième représente le zoo de Kobe, Oji qui permet effectivement d’y voir un panda.

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Cependant les plaques d’incendie ne sont pas des laissées-pour-compte, en effet on en trouve aussi à l’image de la ville maritime et rassemblant plein de ses symboles.

Si vous êtes des collectionneurs, sachez qu’il y existe même une collection de cartes à l’effigie des plaques d’égouts du Japon. Une autre façon de visiter sous forme de chasse au trésor !

 

Kyoto, le Misedashi des Geisha

Récemment, grâce à une amie, j’ai pu assister au Misedashi de deux nouvelles Maiko, Asako-san et Masako-san de l’okiya Nishimura. Mais avant de commencer, posons les bases. Tout le monde connait les Geisha, ou du moins savent à quoi elles ressemblent. Les Geisha, contrairement à ce que certains continuent de penser, sont des artistes, des danseuses, des musiciennes, qui divertissent les clients, leur font passer un bon moment tout en leur faisant la conversation. Cependant le mot Geisha reste vaste, car en effet nous avons d’abord les Maiko qui sont les apprenties, puis les Geiko qui sont les pro. Dans chaque quartier de Geisha il y a des maisons de Geisha que l’on nomme des Okiya, ce qui devient la deuxième famille des jeunes filles qui y entrent. A l’entrée de chaque Okiya, il y a le nom des Geisha qui y habitent, ainsi à chaque nouvelle maiko, son nom y est ajouté le jour de son misedashi.

Voici Asako-san 亜佐子さん

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Passons à présent au Misedashi. Quand une jeune fille devient maiko, elles ont en général 15-16 ans. Elle doit se présenter à tous les commerces où elle sera susceptible de travailler. Habillée par le otokotoshi, c’est à ses cotés, qu’elle fera le tour du quartier auquel elle appartient. C’est un événement important et officiel qui marque le début de sa carrière. La cérémonie est privée, mais c’est aux yeux de tous qu’elle fait son tour de présentation et par conséquent cela devient un événement public. Ainsi pendant 2h photographes habitués et badauds peuvent la suivre et la prendre librement en photo tout en gardant une certaine distance et en étant surtout respectueux. 

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Voici Masako-san 槇沙子さん 

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On dit que si on croise une Geisha, qu’il est préférable de ne pas l’importuner car si elle est dehors pendant la journée cela signifie qu’elle va à ses cours ou qu’elle rentre chez elle et si c’est le soir, cela veut dire qu’elle va travailler. Il m’est déjà arrivé d’en croiser quand je me baladais dans le quartier traditionnel de Gion. Certes je les suivais du regard, mais par respect, je ne me permettais pas de les suivre ou de les prendre en photos comme beaucoup de touristes le font. L’inconnu attire et fascine donc je comprends que ce n’est pas mal intentionné. Cependant, quand j’en vois qui sont seule marchant la tête baissée et étant prise en sandwich par des touristes qui la filment ou la photographient en marchant derrière elle et/ou devant elle, ça me fait mal au cœur. Je suis curieuse du ressenti qu’elles peuvent avoir à ce sujet.

Cependant j’avoue qu’une fois, lorsque ma mère était venue, nous avions croisé une Geiko dans les ruelles. Il n’y avait personne, elle n’était pas poursuivie par une horde d’objectifs et sur demande de ma mère et en voyant son excitation, j’ai fais entorse à la règle en lui demandant si je pouvais la prendre en photo avec ma mère, chose qu’elle a gentiment accepté. Bien sûr, en voulant devenir Geisha, elles savent à quoi s’attendre, mais je pense qu’à la longue cela doit être fatiguant pour elles.

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Voila, j’espère que ce petit point culture vous aura intéressé. C’était une bonne expérience pour moi, j’étais contente de pouvoir y assister et d’en apprendre davantage sur ce monde grâce à mon amie. Les maiko étaient vraiment magnifiques, leur coiffure était parfaite, leur kimono et leur obi étaient superbes, j’en ai pris plein les yeux !

Kobe : Akashi Kaikyo Obashi, le plus long pont suspendu du monde

Akashi Kaikyo Obashi, une impressionnante et magnifique oeuvre architecturale qui s’élance au dessus de la mer. D’une longueur de 4km, il est connu comme étant le pont ayant la plus longue portée centrale suspendue au monde. Il relie la ville de Kobe et l’île d’Awaji dont les habitants devaient, autrefois, prendre le ferry pour circuler entre les deux îles, chose qui est toujours possible d’ailleurs, mais de nos jours la traversée se fait en bus et en voiture. 

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Pour entrer dans les détails, voici quelques chiffres à l’arrondi (je me permets d’arrondir car les techniciens et le guide le faisaient eux-mêmes). Ce géant d’acier a ainsi une portée centrale de 2km et deux portées latérales de 1 km, pour une longueur totale de 4km. La partie centrale a du être étirée d’un mètre à la suite du tremblement de terre de Kobe de 1995 dont l’épicentre était situé juste entre les deux pylônes du pont. Ainsi, prenant en compte les séismes qui secouent régulièrement le pays et les typhons qui traversent le Japon, des mesures ont été prises pour que sa structure lui permette de résister à des vents de 80 m/s (près de 290 km/h), à des séismes d’une magnitude de 8,5 sur l’échelle de Richter ainsi qu’à des courants marins de 4,5 m/sSa construction commença en mai 1988 et il fut ouvert à la circulation le 5 avril 1998. Il aura donc fallu 10 ans pour construire cette oeuvre d’art. Cependant les véhicules ne sont pas les seuls à circuler sur le pont, en effet, celui-ci transporte également l’électricité et l’eau potable sur l’île d’Awaji. 

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Il y a deux façons de visiter le pont. La première se limite au musée et à l’exploration du tout début de la partie suspendue latérale. Le musée retrace l’histoire de sa construction et détaille bon nombre d’éléments qui le compose. La deuxième consiste tout d’abord à participer à une réunion d’informations avec des techniciens qui expliqueront comment se passera la visite et surtout qui donneront des consignes de sécurité. Le port du gilet et du casque sont obligatoire.

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Ensuite c’est dans les entrailles du colosse que cela se passe. De l’interieur, son squelette est tout aussi impressionnant. Sa colonne vertébrale offre un tunnel sans fin. Accompagné d’un guide et de ses explications, l’excursion commence ! La mer sous nos pieds et les bateaux qui y voguent nous rappelle notre privilège. Il faudra parcourir le kilomètre de la première partie suspendue avant de pouvoir atteindre notre objectif, le premier pylônes. En effet du haut de ses 300m celui-ci offre une vue imprenable sur Kobe et l’île d’Awaji.

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A la fin de la visite, les aventuriers du jours reçoivent un diplôme avec la photo de groupe prise au sommet du pont. 

Le site Akashi KAikyo Bridge 

Furoshiki 風呂敷 l’art de l’emballage à la japonaise

Noel approche à grands pas, du coup je me suis dis que ça serait intéressant de vous parler des furoshiki qui pourront vous donner des idées pour emballer vos cadeaux d’une façon non seulement originale et élégante, mais aussi écologique et économique ! 

Les furoshiki sont des carrés de tissus utilisés pour emballer et transporter toutes sortes d’objets, des vêtements, de la nourriture, des cadeaux, des bento, des bouteilles, etc. Cette technique d’emballage traditionnelle existe au Japon depuis des centaines d’années et son origine remonterait à l’ère Edo. En effet, à cette époque les Japonais avaient surtout l’habitude d’y transporter leurs affaires lorsqu’ils allaient aux sento, aux bains publics. D’ailleurs, on retrouve cette habitude dans beaucoup d’hôtels japonais disposant de bains publics et/ou de onsen, ce qui fait que dans les chambres on y trouve souvent un ensemble yukata accompagné de serviettes avec soit d’un petit sac en plastique à fermer avec une corde soit avec un sac façon furoshiki à nouer. Puis avec le temps cette pratique s’est étendue à tous les objets du quotidien. Ainsi il existe une dizaines de techniques d’emballage selon la forme de l’objet et/ou le rendu souhaité. 

Il y a tellement de sortes de tissu et ils sont tous plus beaux les uns que les autres, il y en a pour tous les goûts et de tous les styles, alors c’est impossible de ne pas trouver son bonheur ! Pour ma part, j’ai une préférence pour le tissu japonais chirimen, qui est un tissu de crêpe, en soie ou en coton. Là aussi il existe plusieurs variantes, là dedans je préfère le chirimen au tissage vrillé qui donne un aspect de vaguelettes à la surface du tissu. J’ai peu de tissus furoshiki car je ne m’en sert pas, ceux que je possède m’ont été offert. Comme pour l’origami, le pliage de papier les Japonais sont très créatifs. Si vous voulez tenter, youtube regorge de vidéos tuto pour faire des emballages un peu plus originaux comme en forme de fleur ou de lapin

Emballage classique pour les bento.  

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Emballage pour des boites, pour offrir. Si les tissus ont des motifs, on s’arrangera toujours pour les mettre en valeur. 

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Furoshiki reçu dans un hotel, pour y transporter nos affaires pour aller aux onsens.

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Emballage un peu plus élégant.

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Emballage pour bouteilles.

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Exposition My Soul Forever de Yayoi Kusama

Ce mois-ci je suis allée voir l’exposition My Soul Forever de Yayoi Kusama qui se tient au musée forever d’art contemporain de Gion à Kyoto du 10 juin 2017 au 25 février 2018. C’est une artiste japonaise que j’aime beaucoup, je suis tombée amoureuse de son univers coloré lorsque j’ai découvert ses superbes citrouilles sur l’île de Naoshima. Récemment elle a ouvert un musée à Tokyo dans le quartier de Shinjuku, j’aimerai pouvoir y aller un jour. 

Les célèbres citrouilles de Naoshima ici 

 

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Voici une petite présentation de Yayoi Kusama. C’est une artiste contemporaine Japonaise, avant-gardiste, peintre, sculptrice et écrivain. Agée de 88 ans elle est née en 1929 à Matsumoto dans la préfecture de Nagano. Elle a aussi exposé à Paris et à New York. Elle peint depuis l’age de 10 ans, c’est une véritable passion qui lui permet d’extérioriser ses névroses et ses angoisses en reproduisant en plusieurs exemplaires ce qui l’effraie. Ainsi on retrouve beaucoup dans ses œuvres des formes phalliques et surtout des pois, qui sont d’ailleurs devenus sa marque de fabrique. Elle a un univers très colorée aux couleur vives. En plus de tableaux, elle n’hésite pas à se mettre en scène et étend son style aux vêtements, aux accessoires, aux objets de décoration voire à la vaisselle. 

Photos de l’exposition My Soul Forever

Il était autorisé de ne prendre que certaines œuvres en photos, ainsi si vous êtes dans la région du Kansai, n’hésitez pas à y faire un tour, ou encore mieux à aller voir son musée à Tokyo !

 

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Le saviez-vous ?

Voici un article spécial pour en savoir plus sur les coutumes et le mode de vie nippon. Focus sur ces petits détails que les étrangers, et même les Japonais, ignorent ! Peut être que vous y trouverez une ou des réponses à certaines de vos questions. Parmi cette liste, quelle infos connaissiez-vous déjà ?

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  • Dans les ryokan, hôtels japonais traditionnels, il y a souvent des biscuits qui nous attendent sur la petite table de la chambre d’hôtel. Je pensais que c’était une façon de nous souhaiter la bienvenue, mais en fait non. En effet, il est conseillé de manger quelque chose de sucré avant d’aller au bains japonais et au onsen afin d’éviter de faire un malaise à cause de la température de l’eau qui peut varier entre 40 et 46℃.
  • Dans les bento, il y a souvent des pâtes sous des légumes sautés, les viandes et les fritures. Connaissez-vous la raison? Eh bien c’est tout simplement pour absorber le gras !

 

  • En vérité les sushis se mangent à la main et non avec des baguettes ! Lorsqu’on le met en bouche, le poisson doit être sur la langue et non contre le palais. De plus, on ne trempe pas le sushi dans la sauce soja car cote riz, celui va s’effriter et cote poisson, celui va tomber. Dans les vrais restaurants de sushi, pas ceux à tapis roulant, il y a de fines tranches de gingembre sur les tables, avec les baguettes on prendre en prend une tranche, on la trempe dans la sauce soja puis on passe avec sur le sushi, ainsi celui-ci n’est si trop ni pas assez imbibé. Essayez la prochaine fois 😉 
  • En été il est conseillé de mettre une feuille de shiso ou une umeboshi dans les bento afin d’éliminer la prolifération des bactéries et de chopper une intoxication alimentaire. C’est pour cela que dans les magasins beaucoup de bento ont une petite umeboshi qui trône sur le riz, elle ne sert pas qu’a faire jolie ou qu’à raviver nos papilles.
  • Les portes d’entrée s’ouvrent vers l’extérieur alors qu’en Occident elles s’ouvrent vers l’interieur. La raison est assez logique quand on connait le mode de vie japonais. En effet, c’est tout simplement parce que les Japonais retirent leurs chaussures et en laissent toujours quelques paires dans l’entrée, le 玄関, ainsi ça ne genre pas l’ouverture de la porte !

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  • Les gravures sur les tuiles de temples représentent le symbole de l’eau, c’est un porte-bonheur pour les protéger contre les incendies car ils sont en bois.
  • Les écoles qui ont des uniformes en maternelle et en primaire sont jupes pour les filles et short pour les garçons, été comme hiver et sans manteau ! Juste l’écharpe est acceptée !
  • Pendant une auscultation, nous ne sommes jamais seul avec le médecin, peu importe sa spécialité, il y a toujours une infirmière dans la pièce, afin de voir s’il y a des gestes déplacés ou non. Quand je vois les cas d’attouchements sexuels et de viols par des médecins sur des patients je me dis que la France devrait faire de même.
  • Les Japonais ont une température inférieure à celle des Occidents. En effet leur température varie entre 35 et 36, s’ils ont 37.8 c’est qu’ils sont malades. Mon fils a hérité du gène japonais de ce cote, il a 35.6, du coup je suis tres vigilante quand il a un peu plus de 37℃. Comme je le racontais dans une anecdote dans un précédent article. Quand je suis allée à l’hôpital pour une petit opération, j’ai pris ma température avant de me préparer, et voyant que j’avais 37.5, l’infirmière m’a demandé si j’étais malade, alors je lui ai expliqué que les Occidentaux ont une température supérieure à celle des Japonais.
  • Ici la grossesse se compte sur 10 mois (40 semaines d’aménorrhée) et non 9 (41 semaines d’aménorrhée) comme en France car un mois de grossesse pour les Japonais se constitue de 4 semaines et non de 30-31 jours comme chez nous.
  • Les Japonais font la queue pour les restaurants et certains stands de nourriture.  Pour les restaurants, ça dépend desquels, soit on fait la queue soit on inscrire son nom sur une fiche à l’entrée, ainsi on ne perd pas sa place, on vaque à ses occupations et on revient voir de temps en temps combien de personnes il reste avant nous. Parfois ils peuvent même poiroter 2h! Chose qui est déjà arrivé à l’oncle de mon mari, il voulait acheter des Osaka Rusk. Les japonais se disent que s’il y a du monde, ça veut dire que c’est forcement bon, du coup ça ne les dérange pas d’attendre longtemps.
  • Pour aller chez le médecin, le jour-même il y a un système de réservation via internet / téléphone. Il y a deux systèmes, le premier on peut choisir son heure et arriver à l’heure choisie. Le second c’est la politique du premier arrivé, premier servi. Ainsi des que le système de réservation est ouvert, des 8h30 par exemple, il faut entrer son numéro de patient le plus vite possible, ensuite il faut régulièrement vérifier le nombre de personnes qu’il y a avant nous et quitter la maison quand c’est bientôt notre tour. C’est tellement pratique que de poiroter une heure dans une salle d’attente, la France devrait prendre exemple.
  • Pour les courses, il n’y a pas de grands caddies comme dans les supermarchés français. Ici on fait ses courses avec un panier. En effet, contrairement à nous Français qui avons l’habitude de faire nos cours pour la semaine, les Japonaises elles vont faire leurs courses pratiquement tous les jours. C’est une habitude que je n’ai pas adopté, j’y vais juste deux fois semaine.
  • Normalement se sont les animaux de compagnie tels que des lapins, des hamsters, des oiseaux que nous gardons en cage, mais Japon les chiens aussi! La première fois ça m’a fait un choc, je trouve ça si triste. Les chiens font donc leurs besoins sur des alèses, les Japonais de mon quartier ne sortent leur chien qu’une à deux fois par jour. Je sors la mienne 3-4 fois par jour, ce qui étonne toujours les Japonais qui entament la discussion lors de la promenade de l’après-midi. Mon mari avait insisté pour que nous prenions une cage pour notre chienne, certes c’était pratique quand elle  n’était pas encore propre, nous la y mettions la nuit et quand nous étions absent la journée. Maintenant elle a 4 ans et depuis qu’elle a 2 ans, je lui fais confiance et ne l’a met plus dans sa cage, mais elle reste ouverte, elle y a sa couverture, ses gamelles et ses jouets, c’est son petit coin.

 

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Le Japon et la chasse à la baleine, massacres à Taiji

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En Novembre dernier, lors d’un weekend dans la préfecture de Wakayama avec ma belle-famille, nous sommes allés au musée de la baleine à Taiji. Je n’avais jamais entendu parler de ce musée, mais le nom de Taiji me disait quelque chose. A coté il y avait aussi un aquarium pour les dauphins et la baie ou se trouvaient des baleines. Nous avons assisté aux show en premier, celui des baleines dans la baie, mes neveux et nièces ont même pu leur donner quelques poissons à manger. L’aquarium du dauphin quant à lui était très petit. Ces shows n’étaient pas grandioses, mais c’était la première fois que je voyais ce genre de baleines.

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Puis nous sommes entrée dans le musée et là j’ai compris. Taiji, la baie de la mort, cette baie ou chaque année des millier de dauphins sont massacrés. C’est ma belle-mère qui avait planifié ce weekend en famille, je ne m’attendais pas à me retrouver là… Le musée retrace l’histoire de la chasse à la baleine via des maquettes, des images, des organes de baleines et de dauphins conservés dans des bocaux, puis le pire pour moi fut de voir des cadavres de fœtus, probablement retirés du ventre de leurs mères après qu’elles aient été tuées. Certes, voir des cerveaux et des cœurs de baleines c’est impressionnant par leur taille, ça fait partie de la science, de l’étude de ces mammifères, mais voir des fœtus à différents stades de grossesse, ça m’a fait mal au cœur et m’a mis encore plus mal à l’aise (je n’ai pas pris de photos).

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C’est étrange, cet endroit est à la fois tristement connu pour ses actes de barbaries, mais à cause de la barrière médiatique, il est aussi méconnu, non seulement des Japonais eux-mêmes, mais aussi des étrangers qui se disent passionnés du Japon. C’est pourquoi je me suis dis que j’allais en profiter pour en faire un article. Alors, j’ai pris mon courage à deux mains pour enfin regarder le film documentaire sur Taiji réalisé par Richard O’Barry en 2009, nommé La baie de la honte (The Cove). Dès sa sortie j’en avais entendu parlé, j’ai appris beaucoup de choses dans ce film, c’était très intéressant, mais au fil des minutes qui défilaient je redoutais la scène fatidique qui montrerait le bain de sang des dauphins.

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Afin d’informer, je vais vous présenter certains points abordés dans le film tout en complétant avec des informations récentes obtenues par une bénévole de l’association Sea Sheperd. J’espère en tout cas que cet article vous donnera envie de plus vous renseigner sur cette pratique inhumaine.

Tout d’abord sachez que Taiji est le premier fournisseur au monde de dauphins pour les parcs aquatiques, industrie financée par les delphinarium américains tel que Sea Marineland. Chaque année 1800 à 2000 dauphins et petites baleines y sont abattus, malheureusement depuis le film peu de choses ont changé. D’abord ils encerclent les dauphins pour les rapprocher de la cote, les parquent dans le lagon, les dresseurs de dauphins viennent sélectionner les plus belles bêtes pour les envoyer dans les aquariums et les autres sont emmenés à l’abri des regards pour se faire massacrer dans d’horribles souffrances. Dans le film, ils osent dire qu’ils ont amélioré la mort des animaux avec un couteau passant par la colonne vertébrale et qui tue l’animal sur le champs sans douleurs, alors qu’en fait ils se font massacrer à coup de harpon jusqu’à la mort. J’ai appris que les dauphins pouvaient se suicider, en s’asphyxiant. C’est d’ailleurs ce qu’à fait un dauphin en sang qui s’est enfui de la baie, il a pris une dernière inspiration et s’est laissé couler plutôt que de mourir sous d’autres coups supplémentaires. Cette scène m’a donné les larmes aux yeux. Même les animaux préfèrent se donner la mort plutôt que de souffrir.

Le film met également en avant un problème d’empoisonnement au mercure du à la consommation de viande de dauphin. On le sait, les poissons contiennent du mercure, plus le poisson est petit plus son taux est faible, mais plus il y est gros et plus son taux est élevé. Ainsi, la viande de dauphin peut contenir 5 à 10 fois plus de mercure que le maximum autorisé. Cette toxicité cause autant de problèmes chez le dauphin que chez l’homme, une consommation régulièrement peut avoir de graves répercussions! Le pire c’est qu’avant cette découverte, de la viande de dauphin étaient gratuitement distribuée dans toutes les cantines du pays ! Vous imaginez ?! J’espère qu’ils suivent réellement cette interdiction. Quoique quand on sait que parfois de la viande de dauphin est vendue à la place de baleine seine, il y a de quoi douter. Le consommateur est complètement dans l’ignorance et s’empoissonne dans le savoir. C’est de la négligence et de l’irresponsabilité de la part du gouvernement! Il y a 3-4 ans, j’ai mangé sans le savoir de la viande de baleine en tempura (friture), mon beau-père voulait me faire goûter a l’aveugle, j’ai été choqué d’apprendre que je venais d’en manger, ça ne me serait jamais venu en tête et je n’en avais encore jamais vu aux menus de restaurants et en magasin. De part mon expérience, je peux vous dire que cette viande n’a rien de spéciale gustativement parlant.

En 1986 la CBI (Commission Baleinière Internationale) a interdit le commerce des baleines, mais un an plus tard le Japon a repris la chasse sous prétexte de recherches scientifiques. Ils insinuent même que les dauphins sont des nuisibles et causent des répercutions sur leur pêche alors que c’est eux qui contrôle le marché mondial du poisson, qui pêchent trop, sont sur leur réserve et donc se rabattent sur les baleines. Les associations protectrices des cétacés ne comptent pas les dauphins dans les baleines à protéger de part leur « petite » taille. Les Japonais essayent de légitimer des pratiques que le reste du monde rejette et n’hésitent pas à « soudoyer » certains pays pauvres en échangent de leur vote. L’argent prime à nouveau, au diable les états-d’âmes et la souffrances des animaux. Les dauphins sont de magnifiques animaux, amicaux et intelligent, pourquoi les Hommes peuvent être si cruels et destructeurs? On a beau savoir les choses, on se sent impuissant, on voudrait agir, mais comment ? Le Japon, ainsi que d’autres pays comme l’Islande, ne s’arrêteront pas, et s’ils le font cela prendra des années…

Café à hiboux, la dernière excentricité japonaise

Le mois dernier j’ai testé un Owl café, soit un café à chouettes, la nouvelle « mode » après les Neko Café, café à chats (il existe aussi des café à reptiles pour ceux que ça intéressent). Je suis allée au Café Lucky Owl à Osaka dans le quartier de Nipponbashi. Vu la popularité du lieu, j’ai téléphoné pour réserver une heure car en cas de monde il faut attendre dehors. Le tarif est de 1500 yens pour 1h (12€) comprenant une boisson ainsi que l’accès aux chouettes. Même mon fils de 2 ans a du payer ce tarif, sans quoi il n’aurait pas pu entrer avec moi dans l’espace des chouettes, ça fait cher pour un petit. Comme au Neko Café, il y a aussi des règles à suivre comme se désinfecter les mains avant d’approcher les chouettes, de ne les caresser que sur les bec pour éviter de les stresser en les caressant sur la tête ou dans le dos. Les chouettes sont dans un espace vitré et sont toutes attachées… contrairement aux neko café ou les chats se baladaient librement dans la pièce.

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En discutant avec un membre du personnel j’ai appris qu’on Japon c’est tout à fait légal d’avoir des chouettes comme animaux domestiques et que par conséquent les chouettes du café sont toutes en vente. Elle se nourrissent principalement de souris et de poussins. Les grandes chouettes pouvant en manger jusqu’à 5 par jour ! Apparemment les chouettes sont très affectives et adorent l’eau. Il y a plusieurs races, des petits qui ont en fait 3 ans et des grandes qui n’ont que 10 mois et n’ont pas encore fini leur croissance. Les chouettes proviennent d’élevages, certaines arrivent ici quand elles n’ont que 6 mois, c’est si triste de se dire qu’elles n’ont rien connu d’autre que leur lieu de naissance / élevage et ce café. J’ai demandé s’ils leur arrivaient de sortir les chouettes pour qu’elles puissent prendre l’air et se dégourdir les ailes, on m’a répondu que oui (véridique?), mais pas en hiver car les chouettes peuvent attraper la grippe. 

Dans l’espace des chouettes, une personne du staff est toujours présente et il est possible de prendre une chouette sur son bras (cette photo sera probablement la seule ou vous verrez mon visage^^)

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Cette chouette n’a que 10 mois, elle était en période d’adaptation car elle est arrivée il y a 2 mois, du coup on ne devait ni la caresser ni trop s’approcher afin d’éviter de la stresser.

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Pour les jeunes enfants, le personnel proposent de leur faire caresser cette petit chouette de 3 ans qui est de nature tres calme. Ils l’ont mis sur la tête de mon fils et il a pu la caresser pour son plus grand plaisir. Il adore les animaux et veut toujours les caresser des qu’il en voit. 

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Pour conclure, j’ai trouvé que c’était sympa comme expérience de pouvoir les approcher et les toucher, mais triste de les voir attachées. Ce n’est pas une expérience que je renouvellerai, ne cautionnant pas ce genre de lieux ça ne m’intéressait pas, j’y suis surtout allée pour mon frère de 16 ans qui voulait voir le cote insolite du Japon. Cette expérience lui a beaucoup plu.

Plaques d’égouts japonaises, art de rue

Saviez-vous qu’au Japon, chaque ville a ses plaques d’égouts et d’incendie personnalisées qui représentent les symboles de la ville. Jolies, originales, parfois colorées, se sont de vraies œuvres d’art ! On pourrait presque les collectionner, encore faut-il penser à les photographier, voire tout simplement à les remarquer, lorsqu’on visite telle ou telle ville.

En voici quelques exemples que j’ai photographié dans les villes aux alentours de chez moi.

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Osaka, on trouve la première qui représente le magnifique château d’Osaka sous les cerisiers et la deuxième qui montre le château surplomba un bateau qui navigue sur la rivière Ogawa.10521218_10152554097718685_1706229132_n

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A Nishinomiya, on trouve celle-ci qui représente le célèbre stade de Baseball Koshien et une distillerie de Sake car la ville est aussi connue pour en avoir plusieurs nombreuses.20140403_113354

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A Himeji nous trouvons celle-ci représentant tout simplement son château de Himeji.

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A Kobe, sur cette plaque d’incendie, il y a beaucoup de symboles de la ville qui y sont représentés : la tour de Kobe au port, le Mont Rokko et sa cascade survolées par le téléphérique, un verre de vin et une grappe de raisin pour le petit vignoble qu’il y a la montagne, le pont Akashi sous un feu d’artifice, la tour de la maison Kazamidori mascotte du quartier « européen » et deux moutons faisant référence à la petite ferme qu’il y a aussi à la montagne. Rien que ça pour vous donner une idée de tout ce qu’il est possible de visiter à Kobe ! N’hésitez pas à tourner la tête ou la photo pour mieux distinguer les dessins.20140424_143300

Sur cette plaque d’égout, nous pouvons distinguer la tour de Kobe avec à coté dans le fond la maison Kazamidori qui représente au quartier Ijikan des maisons étrangères, un avion faisant référence à son aéroport, la grande roue et les bateaux pour son port et la montagne dans le fond avec le symbole de la ville et l’ancre pour son port à nouveau.

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A Okayama, on peut croiser Momotaro, petit héro d’une légende populaire de la région. Pour en savoir plus sur ce conte, je vous invite à lire cet article où j’en parle lors de mon passage sur les lieux où se passe l’histoire.CIMG2441

A Takarazuka, nous trouvons celle-ci représentant des clochettes et des sumire, des violettes, qui sont les symboles de la musique et de la culture de la ville. En effet, cette ville est connue pour sa compagnie de théâtre Takarazuka Revue composée uniquement de femmes non mariées et pour le musee Osamu, mangaka de Astro boy. 

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