Kyoto, 智積院 le temple Chishakuin et ses hortensias

Chishakuin est un temple appartenant au mouvement bouddhiste Shingon-shū Chizan-hase qui se trouve à Kyoto dans le quartier de Higashiyama et qui est facile d’accès via le métro et en bus. C’est un beau et grand complexe de temples, non seulement son bâtiment principal, qui fut brûlé et reconstruit, est immense et impressionnant, mais ses jardins sont aussi magnifiques !

J'y été allée en décembre dernier pour une sortie kimono sous les momiji, mais ayant trop 
froid je n'avais pas pris le temps de visiter le temple. Ainsi je suis revenue ce mois-ci pour 
enfin lui faire honneur et je ne regrette pas. Ce matin-là, des moines étaient en train de
 réciter des prières dans le bâtiment principal, leurs voix résonnaient, c’était si beau.

Le jardin inspiré du Mont Lushan en Chine permet de faire un arrêt dans le temps ou tout n’est que contemplation. Assis sur les tatami, le silence règne, le regard est captivé par le paysage, un sentiment d’apaisement prend place. Parfois il faut prendre le temps de prendre le temps.

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Face au jardin, la pièce de tatami Daishoin expose de superbes peintures murales. Le bâtiment en contient bien d’autres et c’est en déambulant en chaussettes dans ses longs couloirs en bois semblables à un labyrinthe qu’elles surgissent à chaque tournant.

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Pour les amoureux de la nature, c’est également l’endroit idéal pour apprécier les saisons tout au long de l’année. Pruniers en hiver, cerisiers et azalées au printemps, hortensias en été et érables rouges en automne !

Mi-juin, son jardin d’hortensias était à son apogée. Ces pompons colorés habillaient ce jardin de mille couleurs. Tant de nuances de bleu, de rose et de violet qui émerveillaient ses visiteurs.

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Chishakuin dispose également d’une annexe y exposant des peintures de Tohaku Hasegawa et ses disciples qui sont considérées comme des Trésors Nationaux et qui représentent les quatre saisons. Cependant à l’interieur les photos sont interdites, je vous invite donc, si vous en avez la possibilité, à aller les contempler de vos propres yeux.  

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Kobe : Sumadera, temple entre guerre et secrets

Fondé en 886, Sumadera est un temple bouddhiste qui se situe à Kobe dans l’arrondissement de Suma. Très ancien et de part son histoire dans la religion, c’est un lieu important pour les locaux.
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L’enceinte du temple est grande et ses paysages sont aussi appréciables au printemps sous les cerisiers, qu’en automne sous les érables rouges. Peu touristique, c’est l’endroit idéal si vous voulez éviter la foule et visiter au calme.

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Fin avril, il est d’ailleurs possible de venir participer à deux cérémonies du thé, on peut également profiter d’un concert de Koto, il s’agit d’un instrument de musique à cordes pincées utilisé en musique japonaise traditionnelle, notamment dans le théâtre kabuki et le bunraku. D’ailleurs j’ai eu un gros coup de cœur pour les moulures du bâtiment dans lequel on pratique justement la cérémonie thé matcha. Les détails, le travail du bois et surtour les yeux, c’est superbe !

 

On y trouve aussi cette superbe pagode de trois étages. Malheureusement celle-ci n’est pas d’origine, en effet l’original fut détruite 800 ans plus tôt lors du grand tremblement de terre de 1596 puis elle fut reconstruite en 1984.

 

De nos jours, il sert aussi de mémorial de la guerre de Gempei qui opposait les deux clans les plus influant de l’époque, les clans de Taira et Minamoto. En effet dans la « salle du trésor » on peut y voir quelques reliques et des représentations historiques de ce qui s’est passé durant cette guerre.

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La raison principalement de ma venue ici était de continuer ma collection de goshuin, notamment celui des Sept Dieux du Bonheur, et pour voir les cerisiers qui l’habitent et bordent le petit étang qu’il y à coté.

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Mais finalement Sumadera fut une belle surprise, un bel endroit, et contre tout attente, très interactif ! En effet, l’enceinte est rempli de statues en tout genre, dieux, ou animaux, chacune a son petit secret. Un ours qui chante, des singes qui répondent à une caresse sur la tête, des pierres qui bougent, une grenouille qui perd la boule, une tortue qui porte chance, une horloge magique et bien d’autres encore ! A présent, c’est à vous de jouer, venez et partez à une chasse aux trésors pas comme les autres. Une activité qui devraient d’ailleurs ravir les enfants ! 

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Sakura, les fleurs de cerisiers crue 2019

Le printemps est arrivé. Les fleurs de cerisiers fleurissent petit à petit sur l’archipel. Les villes et les parcs se parent de touches de couleurs blanches et rosées. Comme chaque année, c’est avec impatience que les Japonais guettent la pleine floraison de ce symbole national afin de venir les contempler.

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Ainsi c’est au moment de leur apogée, qu’armés de leur appareil photo ses adorateurs viennent immortaliser leur beauté. Les Japonais ont une grande affection pour les sakura. Un symbole de renouveau, mais aussi et surtout de beauté éphémère, rappelant notre vie de mortel dont le destin est de tomber pour retourner à la terre.

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Dans les parcs, en pleine rue, pres des rivières ou en montagnes, tant de possibilités et de paysages à observer. Quand les cerisiers sont en fleur, tout est sublimé, leur présence suffit à nous émerveillés.

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Sakura, petites fleurs, aux pétales délicates et fragiles dont la vie ne tient qu’à un fil. L’union fait la force, ensemble elles nous en mettent plein les yeux et semblent invincibles. Cependant, un coup de vent suffit à les faire tomber en disgrâce. Elles s’envolent, tourbillonnent, dansent au gré du vent avant de connaitre une chute fatale. Quand leur heure est venue, elles tapissent nos rues, ou voguent sur les cours d’eau pour un dernier voyage.

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Ainsi, de part cet attachement aux fleurs de cerisiers, il existe de nombreuses chansons à leur sujet. En voici quelques-unes, probablement les plus connues. Est-ce que les connaissiez deja ou en connaissez-vous d’autres ?

SakuraIkimonogakari  🌸 さくら・いきもの がかり

Sakura – Naotaro Moriyama 🌸 桜・森山直太朗

Sakura – Kobukuro 🌸 桜・コブクロ

Kyoto, kimono sous les pruniers du sanctuaire Kitano Tenmangu

C’est la saison des pruniers, ces jolies petites fleurs qui ne craignent pas le froid et qui annoncent l’arrivée du printemps. C’est sous un beau ciel bleu que je suis allée  contempler les fleurs star du moment du sanctuaire Kitano Tenmangu de Kyoto qui offre une grande variété de pruniers. C’est d’ailleurs là-bas que j’ai découvert de magnifiques pruniers pleureurs ! 

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C’était la première fois que je venais dans ce sanctuaire shinto. Grand, connu et surtout tres ancien, il y avait foule pour admirer et immortaliser les fleurs de pruniers de son jardin. Des arbres rouges, roses et blancs accueillaient les visiteurs et laissaient émaner ce parfum si agréable qui envahissait les lieux. J’adore l’odeur des pruniers, une seule inspiration suffisait à me faire sourire. Grâce au ticket d’entrée, il était possible de recevoir deux senbei sucrés accompagnés d’une tasse de thé à l’ume konbu, du thé à la prune et à l’algue konbu. Un thé salé et légèrement acidulée, mais délicieux. 

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En fin d’après-midi, le jardin change d’ambiance pour un light up. De nombreux boules de verres étaient suspendues aux arbres pour accueillir des bougies. Je me suis amusée à jouer avec les fleurs de prunier et ces boules de verres. Le soir ça devait aussi être joli à voir.

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Mes amies et moi avions revêtu nos kimono pour l’occasion. J’en ai profité pour remettre mon kimono violet, qui vu les motifs, se fondait presque dans le paysage. Je l’avais trouvé l’année dernière à la brocante de Tennoji d’Osaka, il en est de même pour le obi, la ceinture qui l’habille. J’avais craqué sur ce beau violet et ses motifs, des fleurs de pruniers blanches accompagnées de petits mejiro, des Zostérops du Japon. Vifs et rapides, ceux-ci aiment se poser sur les pruniers et narguer ses observateurs. 

 

 

Kobe et son jardin japonais Sorakuen 相楽園

Direction Sorakuen, la petite oasis au milieu du béton de la ville. Autrefois ce jardin appartenait à un des ancêtres de l’ancien maire de la ville de Kobe.  En 1941 il devint la propriété de la ville et fut ainsi ouvert au public. De plus, en 2006 il obtint le titre de site pittoresque au patrimoine commémoratif national. Il est a l’apogée de sa beauté en automne sous les érables rouges et au printemps avec les touches de rose et de violet des azalées.

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La structure en bois de la première photo de l’article est un funayakata. A l’époque Edo il servait de bateau de plaisance au seigneur du fief de Himeji quand celui-ci voulait faire des croisières sur les rivières. Nul doute qu’il ait été conçut pour s’aventurer en mer. Cependant, ce n’est pas l’original, en effet il fut reconstruit dans le jardin en 1980 pour sa conservation et a été classé comme bien culturel. Actuellement il est unique au Japon.

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Malheureusement cette maison de thé est toujours fermée. Qu’il doit être agréable de se désaltérer assis sur ses tatami en ayant vue sur l’étang et le jardin. Elle est tres populaire auprès des peintres qui aiment l’immortaliser de leur pinceaux.

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Quand le Sorakuen revêt ses couleurs automnales et n’en est que plus beau. Les touches de rouge, orange et jaune sont mises en valeurs par la verdure encore très présente tout autour. Les érables se concentrent autour de l’étang ce qui donne l’impression que celui-ci est encerclé par les flammes. D’ailleurs quelques peintres étaient présents pour immortaliser ce paysage d’automne. Cette fois-ci je m’y suis rendue en compagnie d’amies et de nos enfants. Ainsi, pendant que nous, adultes, déambulions dans le jardin pour admirer la beauté du lieu et son patchwork de couleurs, les enfants en profitaient pour s’amuser et jouer les aventuriers, traverser les ponts, longer les petites cascades, passer sous un tunnel, sauter de pierres en pierres, trouver de petits chemins dérobés suffisaient à leur bonheur. A la sortie de cet havre de paix, une place avec de quoi s’asseoir pour déguster quelques pâtisseries japonaises accompagnées d’une tasse de thé attend ses visiteurs. Une pause au calme, un peu plus près de la nature. 

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INFOS PRATIQUES

Jardin Sorakuen

Adresse5-3-1 Nakayamatedori, Chuo-kuKobe 650-0004, Préfecture de Hyogo

Entrée : 300 yens

Fermé les jeudis

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Kobe : Le temple Sanshinzan Taisan-ji

Cette année je voulais éviter la foule qui m’avait traumatisé l’automne dernier au temple Eikando de Kyoto, ainsi j’ai choisi d’aller faire tour dans les montagnes de Kobe au temple Sanshinzan Taisan-ji et je ne regrette pas car il devait y avoir une dizaine de personnes. Qui plus est, il faisait beau et  la lumière était superbe !

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Taisan-ji est un temple bouddhiste de la secte Tendai et il se situe dans les montagnes de Kobe. Il présente un intéressant mélange d’architecture japonaise et chinoise, détail que l’on remarque de suite à son bâtiment principal. Celui-ci achevé en 1293 est d’ailleurs reconnu comme « Trésor National » du Japon. Ce lieu occupe une place importante dans le bouddhisme car il est considéré comme un des premiers temples a avoir aidé à populariser le bouddhisme au Japon en adoptant une nouvelle forme de statue de Bouddha. Il fait d’ailleurs parti du pèlerinage des 6 sanctuaires Jizo de Kobe, de celui des 26 temples bouddhistes de Akashi et aussi du pèlerinage des 25 temples Kannon du Kansai.

Taisan-ji est ancien et a du potentiel, cependant il ne dévoile ses beautés qu’à des périodes précises, ainsi il est facile de se retrouver face à de nombreuses portes closes. Derrière celles-ci ce cache un Bouddha de l’ère Kamakura qui fait parti du pèlerinage des 13 bouddha de Kobe !

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Celles-ci, qui date de l’ère Edo, abritent un superbe plafond de fleurs peintes qui n’est visible du public que pendant le festival des fleurs qui a lieu le 8 mai.

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Au milieu des montagnes vertes, cet ancien temple offre un joli dégradé de couleurs. Des tons chauds, jaune, rouge, orangé en automne et des tons plus doux au printemps avec les cerisiers. Sa grande pagode à trois étages émerge de ces arbres en feu et surplombe son territoire, sa vue n’étant bloquée que par les montagnes qui l’entourent.

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A coté du temple et à l’abri des regards, se cache le petit jardin An’yo-in, mais attention celui-ci est particulier. En effet, il s’agit d’un jardin de pierres qui date de l’ère Azuchi-Momoyama. Des pierres de toutes formes et de toutes les tailles dont la position a été méticuleusement choisie. Assis dans l’engawa* sur des zabuton* de pailles tressées, c’est dans le silence qu’il se contemple. Une ambiance zen ou l’odeur de l’encens nous caresse les narines et ou les rayons du soleil nous réchauffe le visage. Cependant, l’accès à ce jardin est payant et il n’est ouvert aux visiteurs qu’à deux périodes dans l’année, en novembre du 15 au 30 et au printemps du 27 avril au 5 mai

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*zabuton : coussins pour s’asseoir parterre.

engawa : sorte d’étroit couloir extérieur d’une maison japonaise, si on enlève les portes coulissantes coté jardin, celui-ci peu se transformer en véranda. 

Adresse : 224 Zenkai Ikawadani-cho Nishi-ku Kobe

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J’ai fais quelques escapades entre parcs et montagnes pour aller admirer les momiji et j’ai posté plusieurs photos sur la page Facebook du blog, alors n’hésitez pas à y faire un tour pour les voir. 

Osaka : les hortensias du temple Kyuanji 久安寺

Kyuanji se situe dans la banlieue d’Osaka à Ikeda. Entre ville et montagne ce temple bouddhiste est une belle découverte. Très visité pendant la saison des pluies pour ses superbes hortensias il est aussi très populaire en automne pour son festival de momiji. Il y a aussi des azalées et quelques cerisiers. Choisissez votre saison !

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Après avoir traversé la grande porte et la première allée d’hortensias, un bassin fleuri de pompons multicolores capte le regard des visiteurs et les accapare pendant quelques minutes. Malheureusement, loin de leurs racines, les heureuses élues de cette baignade estivale sont les première à tirer leur révérence. 

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Je déambule dans l’enceinte du temple. Je profite du calme et prend mon temps. Je longe l’allée de lanternes, j’aime bien leur fenêtre en demi lune. Je passe à coté d’un étang, j’irai le voir de plus près plus tard. 

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Je finis par voir cet immense dôme, je me demande ce qu’il peut bien abriter. Après avoir parcouru les quelques mètres qui me séparqit de l’entrée, les portes automatiques s’ouvrent et là, je reste sans voix. 

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Je découvre un grand bouddha couché qui fait face à l’entrée, le seul mot qui me vient sur le moment fut « waouh ». Certes il n’est pas aussi impressionnant que celui de Todaiji, mais je ne m’attendais pas à me retrouver nez à nez avec ce géant de pierre. Des bancs font face au bouddha endormi. Je prends place, l’observe et prend plaisir à respirer cette douce odeur d’encens si caractéristique des temples japonais, je la trouve si apaisante. Je ne suis pas seule, mais tout est calme, je ferme les yeux et profite de l’instant.

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Je me dirige vers l’étang, des carpes viennent me saluer. Beaucoup de communes, trois blanches et une toute rouge qui joue à cache-cache et qui évite mon objectif. Les blanches sont beaucoup moins timides. J’aperçois le bâtiment principal du temple, je prends sa direction. Tout à coup, j’entends un bruit de feuillage près de moi, un frisson me parcourt. Je me retourne pour voir d’où vient le bruit et là, mes yeux s’arrêtent sur la queue claire d’un serpent qui se faufilait entre les plantes. Mon cœur s’emballe. J’ai du passer à quelques centimètres de lui et lui faire peur. Je pense à mes chevilles découvertes, si je lui avais marché dessus, il m’aurait peut être mordu. Ma balade paisible prend fin. Je regarde partout autour de moi, je ne suis pas tranquille. Mes yeux scruteront le sol jusqu’à la fin de ma visite.

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J’arrive tout de même au temple principal. La cloche résonne, la prière est faite, je prends le chemin du retour.

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Je récupère mon carnet de goshuin et dit à la dame que j’ai croisé un serpent, car en repensant aux caniches que j’avais croisé à mon arrivée et je me dis que ça peut être dangereux pour eux. Elle dit être désolée que j’ai été surprise par le reptile et finit par dire qu’il y a bien des choses dans ce jardin… Dit comme ça, je préfère ne pas savoir à quoi elle faisait allusion. Néanmoins, le temple mérite le détour, ne serait-se que pour saluer son bouddha et malgré ma rencontre, le jardin est très agréable. 

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Accès : Depuis Osaka, prenez la ligne Takarazuka à la gare Hankyu Umeda, descendez à la gare d’Ikeda puis prenez le bus 138 du terminal de bus ouest. Le bus ne passe qu’une fois par heure et vous déposera à l’entrée du temple en 20 minutes. 

Entrée : 300 yens

Kyoto : Les hortensias du temple Yokokuji – Yanagidani Kannon 陽谷寺・柳谷観音寺

A chaque saison sa fleur de prédilection. Les pruniers en février, les cerisiers en mars/avril, les azalées en mai, puis les hortensias en juin. Ces superbes pompons fleuris s’épanouissent en pleine saison des pluies, plus il pleuvra et plus ils seront au meilleur de leur forme. Ainsi je me suis mise en quête d’un « temple à hortensias » à aller voir, et c’est un tweet de la copine Joranne qui m’a finalement indiqué ma future destination^^

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Découvrez donc le temple bouddhiste Yokokuji. A mi chemin entre Kyoto et Osaka, il se situe à Nagaokakyo qui fut la capitale du Japon pendant 10 ans avant de passer le flambeau à Kyoto. Il est également nommé Yanagidani Kannon en référence à la divinité Kannon pour qui il fut érigé. En effet, il fut fondé en 806 de l’ère Meiji après une vision de la déesse par le fondateur du non moins célèbre temple Kyomizu-dera. Le 17 de chaque mois est un jour de célébration au temple en hommage à la date de décès de son fondateur.

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Caché dans la montagne il se trouve à 15 minutes de route du sanctuaire précédemment visité, Nagaoka Tenmangu. Il est surtout populaire dans la région pour son festival des hortensias car il en regroupe environ 5000 ! Au pique de leur beauté ces superbes fleurs sont délicatement posés sur l’eau. Flottant les unes à cotés des autres, elles offrent à leurs admirateurs un somptueux patchwork de couleurs. L’enceinte du sanctuaire est tout de même grande, on y déambule passant par sa promenade des hortensias à l’interieur de ses deux temples, dont le Kamishoin qui n’est ouvert au public que le 17 de chaque mois. 

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Les collectionneurs de goshuin, des sceaux de temples, seront ravis de savoir qu’ici on peut en récolter jusqu’à cinq en une fois. De plus, il y a des éditions limitées et que le 17 de chaque mois, il est possible de venir participer à un atelier de goshuin où on peut alors le décorer selon ses envies en l’accordant à la saison  du moment. C’est quelques chose que j’adorerais faire si le temple n’était pas aussi difficile d’accès…

Voici deux liens ou vous pourrez voir les magnifiques Goshuin des fameux ateliers de créations. Les éditions limitées / Ateliers créations de 2017

 

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Effectivement le temple n’est pas pratique d’accès. La seule navette qui mène au temple depuis les gares Hankyu Nagaoka Tenjin et JR Nagaokakyo ne circule que le 17 de chaque mois et lors de ses deux festivals, celui des hortensias et celui des momiji ! Ainsi si vous n’avez pas de voiture, il faudra alors prendre un taxi pour y accéder en 15 minutes.

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Le temple est aussi réputé pour ses érables rouges, une occasion d’y retourner en automne ! 

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Adresse 617-0855 – 2 Donotani, Jododani, Nagaokakyo city, Préfecture de Kyoto

Navette : les 17 de chaque mois  depuis les gares Hankyu Nagaoka Tenjin et JR Nagaokakyo

Kyoto, les azalées du sanctuaire Nagaoka Tenmangu 長岡天満宮

Nagaoka Tenmangu se situe à Nagaokakyo non loin de Kyoto, à 5 minutes à pied de la gare Nagaoka Tenjin. Il est notamment connu pour sa magnifique allée d’azalées rouge vermillon, kirishima tsutsuji. « Kirishima » signifie Rhododendron et « tsutsuji » azalée, c’est la première espèce de rhododendron à fleurir au printemps. La pleine floraison de ces petites fleurs rouges a lieu en général fin avril, mais cette année elles nous ont fait don de leur présence une dizaine de jours plus tôt, comme ce fut le cas pour les cerisiers.

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Le sanctuaire est également nommé Tenjin-san, littéralement « dieu du ciel » et représente le dieu des lettres et des études dans la religion shinto, puis au fil du temps il fut assimilé au grand érudit et poète Sugawara no Michizane. C’est pour cela que beaucoup d’étudiants viennent prier pour réussir leurs études ou examens. Ainsi pour attirer les bonnes grâces du dieu, il faut flatter d’une caresse son animal symbolique, le boeuf, et aussi formuler son souhait par écrit sur un ema. Les ema sont des plaquettes en bois que l’on trouve dans les temples et qui servent à écrire des vœux. Pour en savoir plus sur les ema, je vous conseille de lire la note de Joranne par ici.

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Histoire de profiter des lieux, vous pouvez aussi déjeuner ou prendre un thé dans ces jolies maisonnettes sur pilotis, mais veillez à réserver à l’avance ! A en juger par les cerisiers et les érables occupant l’enceinte du sanctuaire, je suppose que ça doit être aussi très joli sous les sakura en fleur et en automne à la période des momiji. Petite touche en plus, il y a également un jardin de pruniers. Nagaoka Tenjin offre vraiment une large palette de couleurs au gré des saisons, à vous de choisir laquelle vous fera chavirer pour y faire un tour !

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Adresse : 617-0824, 2-15-13 Tenjin, Nagaokakyo City, Préfecture de Kyoto

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Sakura, les fleurs de cerisiers du parc de Shukugawa

Le printemps est là, les fleurs de cerisiers ont fait leur entrée. Hélas, à l’heure actuelle, beaucoup auront déjà tiré leur révérence, s’envolant au gré du vent et tapissant nos rues. Cette année, c’est avec une dizaine de jours d’avance qu’elles nous ont honoré de leur présence, c’est d’ailleurs la deuxième floraison la plus avancée depuis 1953 ! Pour cette fois-ci, j’ai décidé d’aller me délecter de la splendeur des sakura du parc de Shukugawa. Le pique de floraison était juste magnifique, un vrai plaisir pour les yeux malgré le monde. En effet, les adorateurs de ces fleurs emblématiques et si précieuses pour les Japonais étaient comme toujours au rendez-vous pour admirer leur beauté éphémère. Déjeuner à leurs pieds, se promener dans leurs allées fleuries, jouer à leur coté, apprécier le moment présent et les merveilles de la nature, mais surtout, les immortaliser. En raison de leur floraison avancée, qui du coup est en décalage avec la rentrée scolaire, j’ai vu beaucoup de parents prendre en photos leurs enfants vêtus de leur uniforme et portant leur randosel pour avoir LA photo souvenir de cette nouvelle année scolaire qui commence. Bonne rentrée à tous !  

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Les fleurs de cerisiers, symbole de la vie à la fois belle et courte, profitons de chaque instant que la vie nous offre.

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