Kobe Winery, du vin made in Japon

Ce mois-ci, lors d’une excursion avec les Kobe PR Ambassador, j’ai découvert un nouvel endroit à Kobe, l’exploitation viticole de Kobe Winery qui se situe à 30min de route depuis le centre de Sannomiya. Cependant cet endroit n’est pas que pour les amateurs de vin, en effet il y a aussi un espace barbecue et jeux pour les enfants. Etant Française, les Japonais pensent que je bois du vin à chaque repas et que je m’y connais, alors que ce n’est pas du tout le cas. Je ne m’y connais pas du tout et je n’en consomme que pour des occasions. Cependant j’avoue préférer le vin blanc au rouge et venant d’Alsace, j’aime particulièrement le Riesling, le Pinot Gris et le Gewurztraminer. Les villages alsaciens sont connus pour les vignes et voir celles-ci m’a rendu un peu nostalgique.

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Kobe Winery a vu le jour en 1983 et possède actuellement des vignes éparpillées dans divers endroits de Kobe. Ils produisent principalement cinq sortes de raisin afin de faire du Merlot et du Cabernet Sauvignon en vin rouge et du Chardonnay, du Riesling et du
Shinano Riesling en vin blanc. Le Shinano Riesling fut créé uniquement par Kobe Winery, il s’agit d’un hybride de Chardonnay et de Riesling. En 2007 il gagné le prix Gold au Japan Women’s Wine Awards qui est la première compétition internationale de vins au Japon dont les juges sont uniquement des femmes.

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Vendangeurs du jour, on nous a d’abord expliqué comment bien choisir les grappes de raisin. Puis munis de gants et d’un sécateur nous nous sommes exécuté dans les vignes d’un futur Chardonnay. Observant de près ce précieux cépage, c’est avec la plus grande délicatesse qu’il fallait les déposer dans le cageot. Les grappes abîmées ou d’une mauvaise couleur, elles, rejoindront le composte. 

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Ensuite, suivant la destinée de ce goutu nectar, direction la distillerie. L’entrepôt doit être maintenu au frais et les cuves de fermentation sont constamment arrosées d’eau froide. Dans les tonneaux, le vin prend doucement vie. Les bulles que nous voyons dans la fiole indique que la fermentation est en plein travail.

Puis vient la phase finale, le moment de la dégustation. Nous avons eu droit à un jus de Cabernet Sauvignon, un jus de fermentation de Chardonnay, le shinano riesling et le vin rouge nommé Select red. Comme je m’en douté, j’ai préféré le vin blanc au rouge et à ma grande surprise, le jus de fermentation était meilleur que je ne l’aurait pensé.

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C’était une chouette expérience, c’était vraiment intéressant d’apprendre des choses et du goûter du vin japonais pour la première fois. Je sais que je n’y serai jamais allée de moi-même donc je suis contente que nous y soyons aller. Ainsi si vous aimez le vin ou être curieux, je vous recommande fortement d’y faire un saut.

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Plaques d’égouts japonaises, l’art au bout des pieds à Kobe

Il y a trois ans j’avais déjà rédigé un article sur les plaques d’égouts japonaises (ici) en y présentant quelques unes que j’avais vu à travers l’archipel et en y pointant les symboles de chaque ville que nous pouvions y voir dessus. Dans le même registre, j’ai voulu cette fois-ci me concentrer sur les plaques d’égouts de Kobe qui sont toutes très jolies et originales. Parfois, c’est aussi bien de regarder parterre car on peut y trouver de petites perles, puis concernant Kobe, si on fait attention aux détails, on peut aussi constater que la ville éparpille des miettes de son histoire un petit peu partout.

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La première plaque d’égout décorative de Kobe apparut en 1988 et se trouvait dans la ville thermale Arima-onsen représentant la rivière qui la traverse, les érables et le téléphérique qui mène au Mont Rokko. Ce n’est que par la suite que des plaques d’égouts décoratives représentant la ville de Kobe apparurent dans la ville portuaire et actuellement il en existe une dizaine. 

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On peut en trouver de très élaborées, mais aussi des « informatives » comme celle-ci qui indique la distance qu’il y a de son emplacement jusqu’au port et jusqu’au quartier Kitano qui se trouve coté montagne avec ses maisons étrangères, les ijinkan.

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En 2016 avait eu lieu le premier concours de design de plaques d’égouts dont le thème était « le port de Kobe« . Parmi les 159 propositions des habitants, voici les deux designs retenus qui ont eu l’honneur d’inaugurer ce premier concours. On constate que, bien que les styles soient très différents, ils correspondent parfaitement au thème.

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Le thème du deuxième concours de design de plaques d’égouts était « ce que j’aime à Kobe« , parmi les 85 propositions soumises, voici l’une des deux qui fut retenue. Mer et montagne, la tour de Kobe, son port rouvert depuis 150 ans, un panda pour le zoo Oji et un dauphin qui, je suppose doit faire référence à l’aquarium de Suma. Kobe est vraiment aimée de ses habitants, ils en sont fiers et on le voit partout ! 

 

Cette plaque fait référence au Luminarie, le festival de lumières qui a lieu en décembre en mémoire des victimes du grand tremblement de terre de 1995.

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On trouve aussi des plaques dites « touristiques » comme celles-ci. La première a été réalisée sous forme de médaille.

D’autres plaques sont reliées à des quartiers en particuliers. La première est rattachée au quartier de Motomachi, les lanternes font référence à celles que l’on trouve dans la longue galerie marchande et qui changent de style à chaque section. La deuxième est celle de la rue Sannomiya Center South street, qui après le séisme de 1995, fut réaménagée dans un style urbain plus moderne. La rue fut pavée tout en étant agrémentée de réverbères puis des magasins et des restaurants de style occidentaux s’y sont installés. La troisième toute mignonne représente la spatule que l’on utilise pour faire le Sobameshi, un mélange de yakisoba et de riz, qui est la spécialité du quartier de Nagata. La quatrième représente le zoo de Kobe, Oji qui permet effectivement d’y voir un panda.

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Cependant les plaques d’incendie ne sont pas des laissées-pour-compte, en effet on en trouve aussi à l’image de la ville maritime et rassemblant plein de ses symboles.

Si vous êtes des collectionneurs, sachez qu’il y existe même une collection de cartes à l’effigie des plaques d’égouts du Japon. Une autre façon de visiter sous forme de chasse au trésor !

 

Takenaka museum, le musée d’outils de charpenterie de Kobe

Le musée Takenaka fut ouvert en 1984 à Kobe. C’est le seul musée d’outils de charpenterie du Japon. Son but est de collecter et de conserver ces outils comme héritage culturel et de les présenter aux prochaines générations à travers des recherches et des expositions. Le musée en rassemble actuellement environ 1000, certains sont d’origines, d’autres des répliques.

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Les salles d’exposition se divisent en trois thèmes : l’histoire, la création et la transmission du savoir autour du travail du bois. On y découvre l’évolution des outils allant de l’age préhistorique à notre époque moderne, les techniques de charpente traditionnelle et l’évolution du travail du bois. Le Japon favorise l’utilisation de bois tendres alors qu’à l’étranger on a plutôt tendance à utiliser du bois dur, c’est pourquoi la forme et l’usage des outils divergent selon les pays ! Ainsi la charpenterie japonaise possède plus de 72 outils alors que côté français et allemand il n’y en a qu’une dizaine. La charpenterie japonaise traditionnelle se reflète dans la mentalité japonaise, la finesse et la beauté des outils ainsi que dans l’harmonie des constructions.

Le musée en lui-même est une oeuvre d’art. Les poutres du toit dans le hall, les escaliers qui mènent à l’étage inférieur, les murs fait en torchis, le sol du jardin intérieur qui est fait avec des tuiles de l’île d’Awaji, mais qui ont été refaçonnées sous forme de carrelage.

A l’intérieur on peut aussi y voir une maquette de la structure d’une salle de thé et une autre du bâtiment principal du temple Toshodaiji, situé à Nara, de plus de 7 mètres de haut ce qui permet de voir de près l’excellence des techniques de construction en bois du Japon. En effet, ici pas de vis, la technique traditionnelle japonaise réside dans le fait de créer des pièces au millimètre près afin que tout s’emboîte et s’assemble parfaitement. Une technique intelligente et impressionnante qui permet également de remplacer facilement des pièces abîmées ou usées par le temps.

A la fin de la visite, vient le moment de la pratique ! Un espace atelier permet à ses visiteurs de réaliser des jouets en bois ou sa propre paire de baguette. Accompagnés de professionnels, ils aident et guident afin de bien utiliser les outils nécessaires et pour réaliser au mieux cette pièce qui sera unique.

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Nunobiki Herbs Gardens, le jardin des plantes de Kobe

Voici le plus grand jardin des plantes du Japon, le Kobe Nunobiki Herbs Gardens qui est très connu dans la préfecture de Hyogo. Il se trouve sur le mont Maya donc pour y accéder il faut prendre le téléphérique qui se situe à coté de la gare Shin-Kobe.

Durant la montée, nous avons droit à une magnifique vue sur la ville de Kobe, la forêt recouvrant le mont Maya et sur la cascade Nunobiki. Une fois arrivée en haut, c’est une immense terrasse qui nous accueille avec une grande maison qui me rappelle les maisons alsaciennes de chez moi. Il y a un café et une petite boutique où on peut acheter divers produits, principalement à base de lavande, de rose et de miel ou de toutes autres sortes de senteurs florales. Tout sent si bon ! 

En descente de la terrasse c’est un beau et vaste jardin qui s’étend en présentant une grande diversité de fleurs ainsi qu’une multitude de couleurs. Puis ce qui est intéressant avec les herbes que l’on peut y voir, c’est que les Japonais ne les utilise pas de la même façon que nous en Europe ! Un petit peu à l’écart du jardin, il y a également un espace « repos » où l’on peut contempler la vue sur la ville de Kobe et la mer tout en se trempant les pieds dans un ashi-yu (petit onsen chaud pour les pieds), celui-ci est à base de plantes. C’est vraiment un agréable endroit à voir pour s’éloigner du béton de la ville, et ce peu importe la saison.

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Dans les serres, il est possible de créer son propres sachet de fleurs et d’herbes séchés. D’abord on choisi le pochon, puis trois herbes, on les mélange et les dispose sur du coton qu’ensuite il faudra mettre dans le sachet. Comme décoration entre le coton et le sachet, on peut y mettre une feuille de laurier et quelques pétales de rose séchées. Tout cela ne prend que 10 minutes.

La spécialité du jardin est la glace à la lavande. La maisonnette qui en vend se trouve à coté de la gare du téléphérique qui permet de regagner la ville. Alors surtout n’hésitez pas à y goûter, c’est un régale !

 

Site du jardin des plantes ici

Kobe : Akashi Kaikyo Obashi, le plus long pont suspendu du monde

Akashi Kaikyo Obashi, une impressionnante et magnifique oeuvre architecturale qui s’élance au dessus de la mer. D’une longueur de 4km, il est connu comme étant le pont ayant la plus longue portée centrale suspendue au monde. Il relie la ville de Kobe et l’île d’Awaji dont les habitants devaient, autrefois, prendre le ferry pour circuler entre les deux îles, chose qui est toujours possible d’ailleurs, mais de nos jours la traversée se fait en bus et en voiture. 

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Pour entrer dans les détails, voici quelques chiffres à l’arrondi (je me permets d’arrondir car les techniciens et le guide le faisaient eux-mêmes). Ce géant d’acier a ainsi une portée centrale de 2km et deux portées latérales de 1 km, pour une longueur totale de 4km. La partie centrale a du être étirée d’un mètre à la suite du tremblement de terre de Kobe de 1995 dont l’épicentre était situé juste entre les deux pylônes du pont. Ainsi, prenant en compte les séismes qui secouent régulièrement le pays et les typhons qui traversent le Japon, des mesures ont été prises pour que sa structure lui permette de résister à des vents de 80 m/s (près de 290 km/h), à des séismes d’une magnitude de 8,5 sur l’échelle de Richter ainsi qu’à des courants marins de 4,5 m/sSa construction commença en mai 1988 et il fut ouvert à la circulation le 5 avril 1998. Il aura donc fallu 10 ans pour construire cette oeuvre d’art. Cependant les véhicules ne sont pas les seuls à circuler sur le pont, en effet, celui-ci transporte également l’électricité et l’eau potable sur l’île d’Awaji. 

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Il y a deux façons de visiter le pont. La première se limite au musée et à l’exploration du tout début de la partie suspendue latérale. Le musée retrace l’histoire de sa construction et détaille bon nombre d’éléments qui le compose. La deuxième consiste tout d’abord à participer à une réunion d’informations avec des techniciens qui expliqueront comment se passera la visite et surtout qui donneront des consignes de sécurité. Le port du gilet et du casque sont obligatoire.

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Ensuite c’est dans les entrailles du colosse que cela se passe. De l’interieur, son squelette est tout aussi impressionnant. Sa colonne vertébrale offre un tunnel sans fin. Accompagné d’un guide et de ses explications, l’excursion commence ! La mer sous nos pieds et les bateaux qui y voguent nous rappelle notre privilège. Il faudra parcourir le kilomètre de la première partie suspendue avant de pouvoir atteindre notre objectif, le premier pylônes. En effet du haut de ses 300m celui-ci offre une vue imprenable sur Kobe et l’île d’Awaji.

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A la fin de la visite, les aventuriers du jours reçoivent un diplôme avec la photo de groupe prise au sommet du pont. 

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Kobe : Sumadera, temple entre guerre et secrets

Fondé en 886, Sumadera est un temple bouddhiste qui se situe à Kobe dans l’arrondissement de Suma. Très ancien et de part son histoire dans la religion, c’est un lieu important pour les locaux.
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L’enceinte du temple est grande et ses paysages sont aussi appréciables au printemps sous les cerisiers, qu’en automne sous les érables rouges. Peu touristique, c’est l’endroit idéal si vous voulez éviter la foule et visiter au calme.

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Fin avril, il est d’ailleurs possible de venir participer à deux cérémonies du thé, on peut également profiter d’un concert de Koto, il s’agit d’un instrument de musique à cordes pincées utilisé en musique japonaise traditionnelle, notamment dans le théâtre kabuki et le bunraku. D’ailleurs j’ai eu un gros coup de cœur pour les moulures du bâtiment dans lequel on pratique justement la cérémonie thé matcha. Les détails, le travail du bois et surtour les yeux, c’est superbe !

 

On y trouve aussi cette superbe pagode de trois étages. Malheureusement celle-ci n’est pas d’origine, en effet l’original fut détruite 800 ans plus tôt lors du grand tremblement de terre de 1596 puis elle fut reconstruite en 1984.

 

De nos jours, il sert aussi de mémorial de la guerre de Gempei qui opposait les deux clans les plus influant de l’époque, les clans de Taira et Minamoto. En effet dans la « salle du trésor » on peut y voir quelques reliques et des représentations historiques de ce qui s’est passé durant cette guerre.

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La raison principalement de ma venue ici était de continuer ma collection de goshuin, notamment celui des Sept Dieux du Bonheur, et pour voir les cerisiers qui l’habitent et bordent le petit étang qu’il y à coté.

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Mais finalement Sumadera fut une belle surprise, un bel endroit, et contre tout attente, très interactif ! En effet, l’enceinte est rempli de statues en tout genre, dieux, ou animaux, chacune a son petit secret. Un ours qui chante, des singes qui répondent à une caresse sur la tête, des pierres qui bougent, une grenouille qui perd la boule, une tortue qui porte chance, une horloge magique et bien d’autres encore ! A présent, c’est à vous de jouer, venez et partez à une chasse aux trésors pas comme les autres. Une activité qui devraient d’ailleurs ravir les enfants ! 

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Kobe PR Ambassador

J’ai le plaisir et l’honneur de vous annoncer que j’ai été sélectionnée pour être ambassadrice de la ville de Kobe pendant une année !

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Kobe PR Ambassador est un organisme qui a vu le jour en 2017. Chaque année, il recrute 25 étrangers passionnés par leur ville d’accueil qui y habitent, y étudient ou y travaillent afin que ceux-ci la promeuvent via les réseaux sociaux. Leur but étant d’attirer plus de touristes étrangers, l’anglais prime ! Tout au long de l’année, Kobe PR organise des sorties et fait participer ses représentants à divers événements dans la ville maritime, que ce soient des lieux connus ou non, le tout est de faire davantage découvrir Kobe, notamment ce qui se fait au niveau local et d’en parler sur les réseaux sociaux.

Je l’ai déjà dit, mais j’aime Kobe. C’est une ville que j’aime énormément et qui m’a beaucoup apporté. Il y a une grande richesse et diversité culturelle qui fait qu’on se sent chez soi. Depuis plusieurs années maintenant, j’arpente ses rues pour découvrir et mieux connaitre la ville. Au bout de 7 ans je la connais quasi comme ma poche et via mon blog et instagram j’essaye aussi de montrer que Kobe ne se limite pas à son centre Sannomiya, le sanctuaire Ikuta, son quartier chinois et à son port. Au contraire, il y a beaucoup de choses à y faire et à voir, il faut juste savoir où aller. Quand j’ai découvert Kobe PR Ambassador, je me suis dit que c’était quelque chose pour moi car nous avions le même but et que devenir ambassadrice me permettrait également d’en apprendre davantage, que ce soit sur son histoire, sur la culture ou sur ses endroits à visiter.

L’année dernière je n’avais pas osé postuler parce que j’étais gênée par mon accent anglais très franchouillard. Puis 2019 arriva et j’ai finalement sauté le pas. J’ai envoyé ma candidature, passé l’entretien en anglais et aujourd’hui j’ai eu la cérémonie officielle à la mairie de Kobe en présence du maire et des autres ambassadeurs et ambassadrices. Après avoir fait connaissance, nous avons eu la cérémonie où le maire nous a remis en main propre notre certification d’ambassadeur, ensuite nous avons dû faire un petit speech chacun notre tour. Il en va de soi que devoir parler dans une langue étrangère devant une trentaine de personnes tout en étant filmés et avec une bonne dose de stress, ce ne fut pas une tâche facile. J’aurai été plus à l’aise de parler en japonais ! Cette année nous sommes 33 amoureux de Kobe venant de 16 pays différents et je peux dire en parlant au nom de tous, que nous ferons de notre mieux pour promouvoir Kobe en montrant que c’est une ville extra et riche culturellement qui mérite vraiment d’être visitée au moins une fois ! 

 

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Kobe : le sanctuaire Tsunashiki Tenmangu

Tsunashiki Tenmangu est un sanctuaire shinto qui se situe à Kobe, plus précisément dans un quartier résidentiel de Suma. Comme tous les sanctuaires tenmangu, celui-ci est dédié au Tenjin-san, dieu japonais des lettres, de la culture et de l’éducation qui fut autrefois Sugawara no Michizane, un simple poète dit érudit. Il y a longtemps lors de son voyage pour l’île de Kyushuu, Sugawara no Michizane fit une halte à Suma, ainsi 76 ans plus tard après son décès, ce sanctuaire fut érigé en son honneur, car comme il y était venu, cet endroit lui était familier.

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Ici nous retrouvons bien sur toutes les caractéristiques d’un sanctuaire tenmangu, c’est-à-dire le bœuf et les pruniers ! Le bœuf était l’animal symbolique de Sugawara no Michizane et les fleurs de prunier étaient ses fleurs préférées. Donc si par hasard vous tombez sur un sanctuaire contenant des pruniers et une statue d’un bœuf, vous saurez qu’il s’agit d’un tenmangu. Vu la spécialité de Tenjin-san, de nombreux étudiants viennent le prier et caresser son bœuf afin de mettre la chance de leur coté pour réussir leurs études et/ou leurs examens.

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Tsunashiki Tenmangu a une particularité. Vous l’avez peut-être remarqué sur la photo principale de l’article… mais oui il y a bien une aubergine dans l’enceinte du sanctuaire ! Étrange, non ?

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Il s’agit d’un banc à souhaits. Mais alors, pourquoi une aubergine ?
C’est en fait un jeu de mots sur la prononciation de « nasu » car en japonais non seulement « aubergine » se dit « 茄子nasu », mais le kanji 成す se prononce aussi ainsi. Il y a deux raisons pour laquelle les Japonais ont choisi d’associer ces deux mots. D’abord parce qu’apparemment les fleurs d’aubergine ne font pas de gaspillage et que chaque fleur qui aura fleuri donnera systématiquement un fruit. Ensuite, parce que le kanji 成す signifie « accomplir », ici en l’occurrence « accomplir un souhait ». Ainsi, à l’image des fleurs d’aubergine qui donne toujours des fruits, il est dit que ceux qui s’assoient sur cette aubergine verront forcément leur vœux se réaliser !

A la saison des fleurs de prunier, le sanctuaire est tres beau à voir et propose une dizaine de prunier, allant du rose au rouge au blanc. De plus, chaque mois le dessin qui accompagne le goshuin, le sceau du temple, change. Comme j’y suis allée en février pour les pruniers, c’est le tampon d’une fleur de prunier qui accompagne sa belle calligraphie. En mars, ça sera le dessin des poupées de la fête du Hina Matsuri, etc. Ainsi pour les collectionneurs de goshuin, ce sanctuaire peut-être un passage intéressant. Selon la saison, il peut servir de point de départ pour marcher jusqu’au jardin botanique de Suma qui se situe à 15min à pied du sanctuaire et qui est aussi connu pour ses pruniers. Comme nombre de jardin botanique on peut aussi y voir des cerisiers, des iris, des hortensias et des roses.

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Pèlerinage des 8 temples de Kobe 神戸八社巡り

En plein cœur de la ville portuaire, aux pieds des buildings ou cachés entre les habitations, de petits temples sont à l’abri des regards. De part leur taille, ceux-ci n’en sont pas pour autant moins importants, bien au contraire ! Ils font partis du pèlerinage des 8 sanctuaires de Kobe. Allant de l’est vers l’ouest, ils se trouvent dans une zone placée sous la protection du grand sanctuaire de la ville, Ikuta Jinja qui a plus de 1000 ans.

Ils se nomment respectivement Ichinomiya, Ninomiya, Sannomiya, Yonomiya, Gonomiya, Rokunomiya, Shichinomiya et Hachinomiya. Leur nom signifie littéralement, le premier sanctuaire, le deuxième sanctuaire, et ainsi de suite jusqu’au huitième. Ceux qui sont déjà venus à Kobe, on peut être fait le lien en lisant la phrase précédente, mais en effet le quartier principal de la ville se nomme Sannomiya en référence au temple lui-même qui s’y trouve !

Ces 8 sanctuaires sont dédiés à 3 déesses et à 5 dieux qui ont vu le jour quand la déesse Amaterasu-omikami et Susanoo-no-mikoto se sont échanges un joyau et une épée qui sont précieusement conservés dans un des huit sanctuaires. Ce sont les dieux protecteurs de Kobe.

Faire ce pèlerinage permet de découvrir une autre facette de Kobe à travers des quartiers assez éloignés du centre et pas touristiques. Il est possible de le faire en une journée en se déplaçant en métro et en bus. Pour recueillir les goshuin, les sceaux des temples, vous avez le choix entre un carnet de pèlerin classique ou un dépliant qui laisse un emplacement spécial pour chaque tampon. Contrairement aux grands sanctuaires ou il y a un comptoir dédié aux goshuin, pour ceux-là, il n’y en a pas. Cela peut être déroutant, mais en fait il faut directement sonner chez le responsable du temple qui se présentera alors à la fenêtre prévue à cet effet. Cependant, comme il s’agit de particuliers, il se peut que certain ne soit pas chez eux lors de votre passage, ce fut mon cas pour le sanctuaire Shichinomiya. Par chance, ils avaient laissé quelques feuilles de goshuin déjà prêts sur un petit plateau, alors je me suis servie en cachant mes 300 yens sous le plateau.

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Ichinomiya jinja 一宮神社

Apparenté  à une des trois déesses, celui-ci est connu comme le protecteur de la sécurité en mer et du développement de la création, .

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Ninomiya jinja 二宮神社

Lié au dieu de l’effort et de l’agriculture.

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Sannomiya jinja 三宮神社

Dédié à une des trois déesses, il est le protecteur de la sécurité en mer.

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Yonomiya jinja  四宮神社

Affilié à une des trois déesses, il était autrefois connu comme le protecteur des maiko, mais de nos jours il est le protecteur des activités nocturnes, tel que les cabarets ou les bars.

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Gonomiya jinja  五宮神社

Dieu de la fertilité, il fut déplacé sur cette colline à cause de sa rivière voisine qui débordait souvent

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Rokunomiya – Hachimiya jinja  六宮神社 八宮神社

Rokunomiya fut affilié religieusement à Hachinomiya en 1888 lors de la construction du lycée Kusunoki.
Hachinomiya, lui, fut déplacé en 1909 à son emplacement actuellement afin de céder le terrain pour le nouveau siège de police préfectorale de Tachibu.

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Shichinomiya jinja  七宮神社

Lié au dieu de la sécurité en mer, du mariage et de l’aménagement du territoire.

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Lors de vos visites pensez a saluer les maîtres des lieux. Pour savoir comment prier, je vous conseille la note de Joranne qui explique tout ça en dessin.

Kobe et son jardin japonais Sorakuen 相楽園

Direction Sorakuen, la petite oasis au milieu du béton de la ville. Autrefois ce jardin appartenait à un des ancêtres de l’ancien maire de la ville de Kobe.  En 1941 il devint la propriété de la ville et fut ainsi ouvert au public. De plus, en 2006 il obtint le titre de site pittoresque au patrimoine commémoratif national. Il est a l’apogée de sa beauté en automne sous les érables rouges et au printemps avec les touches de rose et de violet des azalées.

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La structure en bois de la première photo de l’article est un funayakata. A l’époque Edo il servait de bateau de plaisance au seigneur du fief de Himeji quand celui-ci voulait faire des croisières sur les rivières. Nul doute qu’il ait été conçut pour s’aventurer en mer. Cependant, ce n’est pas l’original, en effet il fut reconstruit dans le jardin en 1980 pour sa conservation et a été classé comme bien culturel. Actuellement il est unique au Japon.

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Malheureusement cette maison de thé est toujours fermée. Qu’il doit être agréable de se désaltérer assis sur ses tatami en ayant vue sur l’étang et le jardin. Elle est tres populaire auprès des peintres qui aiment l’immortaliser de leur pinceaux.

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Quand le Sorakuen revêt ses couleurs automnales et n’en est que plus beau. Les touches de rouge, orange et jaune sont mises en valeurs par la verdure encore très présente tout autour. Les érables se concentrent autour de l’étang ce qui donne l’impression que celui-ci est encerclé par les flammes. D’ailleurs quelques peintres étaient présents pour immortaliser ce paysage d’automne. Cette fois-ci je m’y suis rendue en compagnie d’amies et de nos enfants. Ainsi, pendant que nous, adultes, déambulions dans le jardin pour admirer la beauté du lieu et son patchwork de couleurs, les enfants en profitaient pour s’amuser et jouer les aventuriers, traverser les ponts, longer les petites cascades, passer sous un tunnel, sauter de pierres en pierres, trouver de petits chemins dérobés suffisaient à leur bonheur. A la sortie de cet havre de paix, une place avec de quoi s’asseoir pour déguster quelques pâtisseries japonaises accompagnées d’une tasse de thé attend ses visiteurs. Une pause au calme, un peu plus près de la nature. 

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INFOS PRATIQUES

Jardin Sorakuen

Adresse5-3-1 Nakayamatedori, Chuo-kuKobe 650-0004, Préfecture de Hyogo

Entrée : 300 yens

Fermé les jeudis

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