Kobe : Sumadera, temple entre guerre et secrets

Fondé en 886, Sumadera est un temple bouddhiste qui se situe à Kobe dans l’arrondissement de Suma. Très ancien et de part son histoire dans la religion, c’est un lieu important pour les locaux.
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L’enceinte du temple est grande et ses paysages sont aussi appréciables au printemps sous les cerisiers, qu’en automne sous les érables rouges. Peu touristique, c’est l’endroit idéal si vous voulez éviter la foule et visiter au calme.

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Fin avril, il est d’ailleurs possible de venir participer à deux cérémonies du thé, on peut également profiter d’un concert de Koto, il s’agit d’un instrument de musique à cordes pincées utilisé en musique japonaise traditionnelle, notamment dans le théâtre kabuki et le bunraku. D’ailleurs j’ai eu un gros coup de cœur pour les moulures du bâtiment dans lequel on pratique justement la cérémonie thé matcha. Les détails, le travail du bois et surtour les yeux, c’est superbe !

 

On y trouve aussi cette superbe pagode de trois étages. Malheureusement celle-ci n’est pas d’origine, en effet l’original fut détruite 800 ans plus tôt lors du grand tremblement de terre de 1596 puis elle fut reconstruite en 1984.

 

De nos jours, il sert aussi de mémorial de la guerre de Gempei qui opposait les deux clans les plus influant de l’époque, les clans de Taira et Minamoto. En effet dans la « salle du trésor » on peut y voir quelques reliques et des représentations historiques de ce qui s’est passé durant cette guerre.

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La raison principalement de ma venue ici était de continuer ma collection de goshuin, notamment celui des Sept Dieux du Bonheur, et pour voir les cerisiers qui l’habitent et bordent le petit étang qu’il y à coté.

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Mais finalement Sumadera fut une belle surprise, un bel endroit, et contre tout attente, très interactif ! En effet, l’enceinte est rempli de statues en tout genre, dieux, ou animaux, chacune a son petit secret. Un ours qui chante, des singes qui répondent à une caresse sur la tête, des pierres qui bougent, une grenouille qui perd la boule, une tortue qui porte chance, une horloge magique et bien d’autres encore ! A présent, c’est à vous de jouer, venez et partez à une chasse aux trésors pas comme les autres. Une activité qui devraient d’ailleurs ravir les enfants ! 

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Kobe PR Ambassador

J’ai le plaisir et l’honneur de vous annoncer que j’ai été sélectionnée pour être ambassadrice de la ville de Kobe pendant une année !

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Kobe PR Ambassador est un organisme qui a vu le jour en 2017. Chaque année, il recrute 25 étrangers passionnés par leur ville d’accueil qui y habitent, y étudient ou y travaillent afin que ceux-ci la promeuvent via les réseaux sociaux. Leur but étant d’attirer plus de touristes étrangers, l’anglais prime ! Tout au long de l’année, Kobe PR organise des sorties et fait participer ses représentants à divers événements dans la ville maritime, que ce soient des lieux connus ou non, le tout est de faire davantage découvrir Kobe, notamment ce qui se fait au niveau local et d’en parler sur les réseaux sociaux.

Je l’ai déjà dit, mais j’aime Kobe. C’est une ville que j’aime énormément et qui m’a beaucoup apporté. Il y a une grande richesse et diversité culturelle qui fait qu’on se sent chez soi. Depuis plusieurs années maintenant, j’arpente ses rues pour découvrir et mieux connaitre la ville. Au bout de 7 ans je la connais quasi comme ma poche et via mon blog et instagram j’essaye aussi de montrer que Kobe ne se limite pas à son centre Sannomiya, le sanctuaire Ikuta, son quartier chinois et à son port. Au contraire, il y a beaucoup de choses à y faire et à voir, il faut juste savoir où aller. Quand j’ai découvert Kobe PR Ambassador, je me suis dit que c’était quelque chose pour moi car nous avions le même but et que devenir ambassadrice me permettrait également d’en apprendre davantage, que ce soit sur son histoire, sur la culture ou sur ses endroits à visiter.

L’année dernière je n’avais pas osé postuler parce que j’étais gênée par mon accent anglais très franchouillard. Puis 2019 arriva et j’ai finalement sauté le pas. J’ai envoyé ma candidature, passé l’entretien en anglais et aujourd’hui j’ai eu la cérémonie officielle à la mairie de Kobe en présence du maire et des autres ambassadeurs et ambassadrices. Après avoir fait connaissance, nous avons eu la cérémonie où le maire nous a remis en main propre notre certification d’ambassadeur, ensuite nous avons dû faire un petit speech chacun notre tour. Il en va de soi que devoir parler dans une langue étrangère devant une trentaine de personnes tout en étant filmés et avec une bonne dose de stress, ce ne fut pas une tâche facile. J’aurai été plus à l’aise de parler en japonais ! Cette année nous sommes 33 amoureux de Kobe venant de 16 pays différents et je peux dire en parlant au nom de tous, que nous ferons de notre mieux pour promouvoir Kobe en montrant que c’est une ville extra et riche culturellement qui mérite vraiment d’être visitée au moins une fois ! 

 

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Sakura, les fleurs de cerisiers crue 2019

Le printemps est arrivé. Les fleurs de cerisiers fleurissent petit à petit sur l’archipel. Les villes et les parcs se parent de touches de couleurs blanches et rosées. Comme chaque année, c’est avec impatience que les Japonais guettent la pleine floraison de ce symbole national afin de venir les contempler.

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Ainsi c’est au moment de leur apogée, qu’armés de leur appareil photo ses adorateurs viennent immortaliser leur beauté. Les Japonais ont une grande affection pour les sakura. Un symbole de renouveau, mais aussi et surtout de beauté éphémère, rappelant notre vie de mortel dont le destin est de tomber pour retourner à la terre.

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Dans les parcs, en pleine rue, pres des rivières ou en montagnes, tant de possibilités et de paysages à observer. Quand les cerisiers sont en fleur, tout est sublimé, leur présence suffit à nous émerveillés.

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Sakura, petites fleurs, aux pétales délicates et fragiles dont la vie ne tient qu’à un fil. L’union fait la force, ensemble elles nous en mettent plein les yeux et semblent invincibles. Cependant, un coup de vent suffit à les faire tomber en disgrâce. Elles s’envolent, tourbillonnent, dansent au gré du vent avant de connaitre une chute fatale. Quand leur heure est venue, elles tapissent nos rues, ou voguent sur les cours d’eau pour un dernier voyage.

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Ainsi, de part cet attachement aux fleurs de cerisiers, il existe de nombreuses chansons à leur sujet. En voici quelques-unes, probablement les plus connues. Est-ce que les connaissiez deja ou en connaissez-vous d’autres ?

SakuraIkimonogakari  🌸 さくら・いきもの がかり

Sakura – Naotaro Moriyama 🌸 桜・森山直太朗

Sakura – Kobukuro 🌸 桜・コブクロ

Témoignage : La maternelle au Japon, ses différences avec la France

Ça y est, l’année scolaire a pris fin au Japon. Déjà un an est passé et c’est l’occasion de faire le point sur nos premiers pas, pour mon fils et moi, dans le système scolaire japonais. Ainsi dans cet article je vais vous parler des différences que j’ai pu noter avec la maternelle française. Cependant, je précise que je vais me baser sur mon expérience, c’est-à-dire l’école de mon fils car je sais que certains détails varient selon les établissements scolaires. Puis pour comparer avec le système français, je vais me baser sur mes souvenirs et sur ce que m’a dit mon entourage français, même si là aussi je suppose que certains détails varient selon les maternelles. En commentaires, je serai ravie que vous partagiez vos expériences pour savoir comment cela se passe ailleurs.

***

 

Le rythme scolaire

Je l’ai déjà dis dans mes précédents articles sur la maternelle, mais contrairement à chez nous ou l’année scolaire démarre en septembre pour se terminer en juin, au Japon elle commence en avril et finit en mars. Ainsi mon fils, qui est né en août 2014, a fait sa rentrée en avril 2018 alors qu’en France il l’aurait faite en septembre 2017.

Du coté des journées, les enfants ont classe de 9h à 14h, sauf le mercredi car ils finissent à midi, mais il est possible, via réservation, de mettre son enfant en garderie jusqu’à maximum 18h. On peut aussi leur mettre des cours extra-scolaire comme football, piscine, anglais ou piano, il s’agit de professeurs de clubs ou d’autres écoles qui viennent à la maternelle.
Concernant mon fils, il restait deux jours par semaine jusqu’à 17h et une fois par semaine il avait aussi piscine en fin d’après-midi.

 

Les affaires de classe

Une des choses qui m’a beaucoup étonnée c’est les affaires de classe. Tout d’abord, sachez que dans la maternelle de mon fils il n’y a pas d’uniformes, mais ils ont un sac à dos et un chapeau à l’effigie de l’école et pour le cours de sport ils sont une tenue spéciale qu’ils portent également lors des sorties scolaires.
Pour ce qui est des affaires du quotidien à mettre dans leur sac le matin, nous avons une tasse, une serviette pour s’essuyer les mains, une serviette de table pour le déjeuner, leurs couverts, leur thermos, un paquet de mouchoir, leur badge avec leur nom et un grand sac en tissu pour ramener livres et travaux.
Pour ce qui est des affaires de classe, elles sont fournies par l’école et payées par les parents. Alors nous avons, des crayons pastels, une paire de ciseaux, une boite de pâte à modeler, un sous-main, un cahier de dessin, un sac avec des affaires de rechange, une blouse, un chapeau pour jouer dans la cours et une paire de chaussons. Puis ils ont aussi un zabuton (coussin pour s’asseoir parterre) qui en fait sert aussi de « chapeau » que les enfants mettent sur leur tête pour se protéger en cas d’incendie ou de séisme.  
Qu’en est-t-il des affaires de classe en France ? Doit-on en apporter autant ?

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Puis le fameux zabuton, ce coussin qui s’ouvre exprès pour protéger la tête des enfants en cas de besoin. Il y a aussi l’emplacement pour écrire les coordonnées de l’enfant et des parents. Pour ceux qui ont vu Le tombeau des lucioles, c’est ce que porte la petite Setsuko. (merci au model !)

 

La cantine

Vous savez que le Japon a cette culture du bento et il en va de soit dans les établissements scolaires. Personnellement, je n’aime pas devoir en préparer et j’avoue que je n’avez pas envie de devoir en faire tous les jours, c’est pourquoi j’ai choisi la seule maternelle de mon quartier qui a une cantine. Les enfants mangent à la cantine, trois fois par semaine, car le mercredi ils n’ont classe que le matin et le vendredi est le « bento no hi », le jour du bento. Certes je n’y aurai quand même pas échappé, mais une fois par semaine, ça ne me dérange pas. Si le mercredi on désire que notre enfant reste à l’école l’après-midi il faudra cependant apporter son bento. De plus ici pas de bâtiments dédiés à la restauration, les enfants déjeunent dans leur salle de classe. Les plateaux-repas sont livrés tous les jours en fin de matinée. En début d’année, les mamans avaient été invitées à une réunion ou le fournisseur des plats de la cantine était présent et nous avions pu goûter un bento type que les enfants mangent.
J’ai trouvé que c’était une bonne initiative, il nous a parlé de comment il se procure les aliments, leur technique de les cuire pour que cela plaise au palais des jeunes enfants et on aussi pu le questionner. En tant que parent j’ai trouvé ça rassurant d’en avoir un aperçu. 

 

Responsabilité

Je me souviens du hamster de ma maternelle qui changeait de classe chaque semaine pour qu’on s’en occupe, ici ils ont un cochon d’inde et chaque semaine ils changent aussi de classe. En dehors de ça, je trouve qu’ils essayent de pas mal responsabiliser les enfants et ce des la petite section. Par exemple au premier trimestre chaque élève avait son pot avec sa plante à faire pousser, ils les ont ramené à la maison au moment des grandes vacances. Chaque classe a aussi son potager et quand vient le moment de la récolte c’est ensemble qu’ils mangent le fruit de leur labeur, jusqu’à présent ils ont cultivé des tomates-cerises, des patates douces et des radis. Je trouve ça super qu’ils apprennent aux enfant à jardiner et de les intéresser à d’ou proviennent certains aliments de leur assiette. Chaque jour la maîtresse désigne les deux responsables de classe du jour, un garçon et une fille. Leur rôle est de l’aider à faire certaines taches comme en distribuer les affaires de leurs camarades, leurs travaux ou leur plateau repas etc, ils doivent aussi arroser la plante de la classe etc. Quand c’est le tour de mon fils, celui-ci est toujours tres content et fier de me l’annoncer !
Je trouve ça super de responsabiliser les enfants des le plus jeune age, après ils sont si fiers d’eux. A la maison mon fils participe déjà pas mal à la maison et il est toujours content et le premier à vouloir donner un coup de main. Je ne me souviens pas qu’enfant on avait autant de responsabilités à la maternelle. Qu’en est-il d’aujourd’hui ?

 

Photographes

La maternelle de mon fils, qui est catholique, fait beaucoup d’activités et de célébrations. Par exemple, chaque fin de mois ils font une birthday party pour les enfants qui sont nés durant le mois. Toute l’école se rassemble dans l’église du campus pour une petite messe, les stars du jour reçoivent leur cadeau personnalisé et après ils retournent tous dans leur classe respective pour déguster une petite part de gâteau. Cote fêtes, ils célèbrent aussi le kodomo no hi (le jour des enfants), le festival tanabata, la fête du sport, le Hina Matsuri , (la fête des petites filles), mais aussi Halloween et Noël. De ce fait pour chaque occasion il y a des photographes professionnels qui sont présent pour immortaliser ces moments auxquels les parents ne peuvent pas assister car ils ont lieu pendant les heures de classe  et pendant les sorties scolaires (sauf pour la fête du sport et le spectacle de noël ou les parents sont conviés). Ensuite les photos sont postées sur un site, chaque famille dispose d’un code, et on peut chercher les photos de classe ou juste de notre enfant pour les mettre en favori et éventuellement en commander.
Bien sur c’est un service payant, personnellement je commande toujours une ou deux photos par événement afin de lui composer un album photo spécial maternelle. Vu tout ce qu’ils font et à défaut de pouvoir voir tout ça ou d’être une petite sourie pour se faufiler, je trouve ça super qu’il y ait ce procédé et qu’on puisse avoir un aperçu. Cette façon de procéder semble être propre a notre maternelle, car comme je le disais en introduction ,toutes ne le font pas et c’est le cas de celles de certain/es ami/es de mon fils. 

 

Implication des parents

Autre grande surprise en découvrant le planning de l’année scolaire, c’est le nombre de fois ou les parents sont sollicités (je dis parent, mais en fait je parle surtout des mères hein). En effet, en plus des entretiens trimestriels avec la maîtresse et des réunions de parents trimestrielles, nous devions aussi venir aider pour certaines taches et nous avions beaucoup de Sankanbi, classes d’observation afin de voir comment les leçons se déroulent.

Tout d’abord par tache j’entends venir aider pour préparer la fête du sport ou pour désherber la pelouse de la cours ou faire un peu de ménage ou aider le jour de « cuisine » des enfants etc. C’est quand même particulier d’impliquer autant les mères dans la vie scolaire non ? Ça se voit qu’au Japon c’est normal et courant que beaucoup soient mère au foyer et que par conséquent, elles ont le temps de faire tout ça. Puis pour décider qui fait quoi, ça se fait via un tirage au sort. La responsable de classe est aussi choisie ainsi et apparemment c’est du boulot et fait par conséquent passer énormément de temps à l’école.
Pour ma part je suis tombée sur « aider à préparer l’undokai (la fête du sport) » donc le jour précédent les mamans qui avaient aussi tirer ça sont venues à la maternelle, puis par groupe nous avons du mettre en place les bancs, les affiches, les tentes dans la cours, etc, et vue qu’on était beaucoup ça n’a pris qu’une heure. Pour la fête de Tanabata en été nous avions aussi du nous réunir par classe pour préparer les cartes qui serviront aux enfants de faire le tour des stand de jeux en découpant, collant, coloriant etc.

Ensuite pour ce qui est des sankanbi, normalement il n’y en a qu’un dans l’année, mais chez nous nous en avons eu six ! L’anglais, le sport, la musique et le cours normal avec leur  maîtresse (un par trimestre pour celui-ci on voit l’évolution de l’enfant).
J’aimais bien les sankanbi car ça permettait de voir ce que les enfants faisaient et bien sur ils étaient toujours contents de nous voir, d’ailleurs ces jours-là aussi il y a avaient les photographes.

***

Enfin voila, un petit aperçu de notre année. Je constate aussi que l’esprit de groupe est tres présent entre les mamans de chaque classe. En tout cas, mon fils allait à l’école avec le sourire et adorait sa maîtresse, c’est le plus important pour moi. Ce fut une bonne première expérience pour tous les deux et j’espère que cette deuxième année se passera tout aussi bien. 

Littérature jeunesse japonaise : en maternelle

Dans mon précédent article sur le sujet (ici), je vous avez parlé de livres pour les tout petits. A présent que mon fils a grandi, nous sommes passés aux histoires plus longues et ayant plus de contenu. Voici donc une nouvelle sélection pour les 3-5 ans. L’amoureuse des livres pour enfants que je suis adore flâner dans les librairie et acheter de nouvelles trouvailles. De plus, je suis ravie de voir que mon fils partage cet intérêt, il ne peut pas passer une journée sans avoir ouvert un livre !

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Kon to Aki  こんとあき
Voici un beau livre aux dessins doux et réalistes à la fois. On y découvre l’histoire d’une petite fille, Aki et de sa peluche, le renard Kon. Aki a grandi aux cotés de Kon, qui avec le temps vieilli, s’abîme, se découd. Ils entament alors un petit voyage pour retourner chez celle qui donna vie à Kon. A deux ils n’ont peur de rien. Arriveront-ils sain et saufs ?

 Le petit garçon et les 10 fantômes 10ぴきのおばけとおとこのこ
C’est l’histoire d’un petit-garçon qui va chez son grand-père pour quelques jours. Celui-ci habite dans la forêt avec dix petits fantômes. Comment va donc se passer cette cohabitation plus qu’originale ?

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Le chat qui vécu 100 000 vies 100万回生きたねこ
Le héro de cette histoire est un beau chat tigré. On dit que les chats ont sept vies, eh bien celui-là en a vécu 100 000 ! On en apprend un peu sur ses vies passées, ses maîtres et ses bien trop nombreuses morts. Finalement, malgré toutes ces expériences, sa dernière vie fut la plus belle, mais pourquoi ?

Cache-cache dans la forêt  もりのかくれんぼう
Dans ce livre aux traits fins et réalistes, nous suivons la petite Keiko. Elle aimerait jouer à cache-cache avec son grand-frère, mais celui-ci préfère jouer au ballon avec ses copains. Puis, sur le chemin du retour, elle se retrouve dans une forêt secrète ou un drôle de personnage l’attend. Keiko a-t-elle enfin trouver un compagnon de jeu ?

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Le rouleau compresseur のろまなローラ
Nous y suivons un rouleau compresseur, qui, à cause de sa lenteur, se fait moquer par les autres véhicules, la voiture,  le camion, la moto, etc. Or un jour, quand ceux-ci se retrouvent en difficulté à cause des routes en mauvais état, ils sont finalement bien contents que ce gentil rouleau compresseur soit la afin de les réparer pour qu’ils puissent continuer leur chemin. 

Prenons le train   でんしゃでいこう
Si comme le mien, votre enfant aime les trains ce livre devrait lui plaire. Il peut se lire dans les deux sens. Nous suivons le trajet du train en observant les paysages changeant et ses passagers durant le voyage. A vous de choisir votre destination ! 

 

Connaissez-vous des livres japonais pour les enfants ?
Avez-vous des recommandations ?

Kobe : le sanctuaire Tsunashiki Tenmangu

Tsunashiki Tenmangu est un sanctuaire shinto qui se situe à Kobe, plus précisément dans un quartier résidentiel de Suma. Comme tous les sanctuaires tenmangu, celui-ci est dédié au Tenjin-san, dieu japonais des lettres, de la culture et de l’éducation qui fut autrefois Sugawara no Michizane, un simple poète dit érudit. Il y a longtemps lors de son voyage pour l’île de Kyushuu, Sugawara no Michizane fit une halte à Suma, ainsi 76 ans plus tard après son décès, ce sanctuaire fut érigé en son honneur, car comme il y était venu, cet endroit lui était familier.

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Ici nous retrouvons bien sur toutes les caractéristiques d’un sanctuaire tenmangu, c’est-à-dire le bœuf et les pruniers ! Le bœuf était l’animal symbolique de Sugawara no Michizane et les fleurs de prunier étaient ses fleurs préférées. Donc si par hasard vous tombez sur un sanctuaire contenant des pruniers et une statue d’un bœuf, vous saurez qu’il s’agit d’un tenmangu. Vu la spécialité de Tenjin-san, de nombreux étudiants viennent le prier et caresser son bœuf afin de mettre la chance de leur coté pour réussir leurs études et/ou leurs examens.

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Tsunashiki Tenmangu a une particularité. Vous l’avez peut-être remarqué sur la photo principale de l’article… mais oui il y a bien une aubergine dans l’enceinte du sanctuaire ! Étrange, non ?

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Il s’agit d’un banc à souhaits. Mais alors, pourquoi une aubergine ?
C’est en fait un jeu de mots sur la prononciation de « nasu » car en japonais non seulement « aubergine » se dit « 茄子nasu », mais le kanji 成す se prononce aussi ainsi. Il y a deux raisons pour laquelle les Japonais ont choisi d’associer ces deux mots. D’abord parce qu’apparemment les fleurs d’aubergine ne font pas de gaspillage et que chaque fleur qui aura fleuri donnera systématiquement un fruit. Ensuite, parce que le kanji 成す signifie « accomplir », ici en l’occurrence « accomplir un souhait ». Ainsi, à l’image des fleurs d’aubergine qui donne toujours des fruits, il est dit que ceux qui s’assoient sur cette aubergine verront forcément leur vœux se réaliser !

A la saison des fleurs de prunier, le sanctuaire est tres beau à voir et propose une dizaine de prunier, allant du rose au rouge au blanc. De plus, chaque mois le dessin qui accompagne le goshuin, le sceau du temple, change. Comme j’y suis allée en février pour les pruniers, c’est le tampon d’une fleur de prunier qui accompagne sa belle calligraphie. En mars, ça sera le dessin des poupées de la fête du Hina Matsuri, etc. Ainsi pour les collectionneurs de goshuin, ce sanctuaire peut-être un passage intéressant. Selon la saison, il peut servir de point de départ pour marcher jusqu’au jardin botanique de Suma qui se situe à 15min à pied du sanctuaire et qui est aussi connu pour ses pruniers. Comme nombre de jardin botanique on peut aussi y voir des cerisiers, des iris, des hortensias et des roses.

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Kyoto, kimono sous les pruniers du sanctuaire Kitano Tenmangu

C’est la saison des pruniers, ces jolies petites fleurs qui ne craignent pas le froid et qui annoncent l’arrivée du printemps. C’est sous un beau ciel bleu que je suis allée  contempler les fleurs star du moment du sanctuaire Kitano Tenmangu de Kyoto qui offre une grande variété de pruniers. C’est d’ailleurs là-bas que j’ai découvert de magnifiques pruniers pleureurs ! 

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C’était la première fois que je venais dans ce sanctuaire shinto. Grand, connu et surtout tres ancien, il y avait foule pour admirer et immortaliser les fleurs de pruniers de son jardin. Des arbres rouges, roses et blancs accueillaient les visiteurs et laissaient émaner ce parfum si agréable qui envahissait les lieux. J’adore l’odeur des pruniers, une seule inspiration suffisait à me faire sourire. Grâce au ticket d’entrée, il était possible de recevoir deux senbei sucrés accompagnés d’une tasse de thé à l’ume konbu, du thé à la prune et à l’algue konbu. Un thé salé et légèrement acidulée, mais délicieux. 

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En fin d’après-midi, le jardin change d’ambiance pour un light up. De nombreux boules de verres étaient suspendues aux arbres pour accueillir des bougies. Je me suis amusée à jouer avec les fleurs de prunier et ces boules de verres. Le soir ça devait aussi être joli à voir.

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Mes amies et moi avions revêtu nos kimono pour l’occasion. J’en ai profité pour remettre mon kimono violet, qui vu les motifs, se fondait presque dans le paysage. Je l’avais trouvé l’année dernière à la brocante de Tennoji d’Osaka, il en est de même pour le obi, la ceinture qui l’habille. J’avais craqué sur ce beau violet et ses motifs, des fleurs de pruniers blanches accompagnées de petits mejiro, des Zostérops du Japon. Vifs et rapides, ceux-ci aiment se poser sur les pruniers et narguer ses observateurs. 

 

 

#Histoires Expatriées, le Japon, ou la culture de l’excuse

Nouveau rendez-vous #Histoires Expatriées organisé par Lucie depuis l’Italie qui tient le blog L’Occhio di Lucie. Le thème du mois est Un mot, une expression de votre pays d'adoption et c’est Patrick du blog From Slovenia qui en est le parrain.

Les expressions, un sujet intéressant car chaque pays a les siennes et derrière il se cache tant de choses par rapport à l’Histoire, à la culture, il y a des références que seuls les locaux peuvent comprendre. Bref, on constate une fois de plus que la société se reflète dans sa langue

En voyant ce thème, j’ai tout de suite penser au mot « sumimasen » qui signifie « désolé » en japonais. Dans l’hexagone, on dit que les Français s’excusent peu, alors que sur l’archipel, les Japonais s’excusent trop !

Le Japon, le pays de l’excuse.

Gomenasai, sumimasen, des mots qui ne sont pas inconnus des Japonophiles et qui font partie des premiers mots de politesse que l’on apprend en cours de japonais. Les Japonais s’excusent pour tout et pour rien, qu’ils soient fautifs ou non. Ainsi à force de l’utiliser à tout va, je trouve que le mot perd de sa valeur et que les gens ne s’excusent plus sincèrement. J’ai même l’impression que c’est devenu un tic de langage, un réflexe d’auto-défense. On dit que le Japon est pacifiste et que les Japonais n’aiment pas les conflits. Les éviter pour vivre en communauté et ne pas heurter autrui serait ainsi la meilleure chose à faire selon eux. S’excuser résout tout.

L’art de remercier en s’excusant

Cependant « sumimasen » ne signifie pas que « désolé ». En effet, il est l’équivalent de notre « s’il vous plait / excusez-moi » quand on veut interpeller quelqu’un, mais il peut aussi servir pour dire « merci » !
Dans ce cas-là, les Japonais utiliseraient ce « sumimasen » pour remercier et s’excuser en même temps. Par exemple, si quelqu’un offre un cadeau ou aide un Japonais, il ne sera pas rare d’entendre « sumimasen » en guise de remerciement car pour eux, ils remercient la personne, mais s’excusent également de l’avoir « dérangé » ou que cette personne ait du prendre du temps pour lui (prendre du temps pour lui choisir un cadeau ou pour lui venir en aide).

 

Bref, cette culture de l’excuse est profondément ancrée en eux. A mes débuts au Japon, je ne comprenais pas pourquoi les Japonais s’excusaient au lieu de dire merci. Combien de fois j’ai demandé à mon mari, « mais pourquoi il s’excuse ? il n’a rien fait de mal », mais celui-ci ne se limitait qu’à dire qu’ici ça marchait comme ça. Puis avec le temps, de la réflexion, j’ai compris le système et j’ai pris le plie. Maintenant quand je suis avec les Japonais, je fais comme eux et je sais quand un simple et authentique « merci » suffit et quand un « sumimasen » serait plus approprié, tout est une question de nuances et du contexte.

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Les autres participant/es :

Kenza au Canada * Alexienne à MadagascarBarbara au Quebec * Lucie en Italie * Camilla au Vitenam * Angélique au Sénégal * Jéromine en Grèce * Patrick en Slovénie * Aude en Argentine * Clarisse en Corée * Clara en Angleterre * Barbara au Costa Rica * Pauline au Quebec *

Pèlerinage des 8 temples de Kobe 神戸八社巡り

En plein cœur de la ville portuaire, aux pieds des buildings ou cachés entre les habitations, de petits temples sont à l’abri des regards. De part leur taille, ceux-ci n’en sont pas pour autant moins importants, bien au contraire ! Ils font partis du pèlerinage des 8 sanctuaires de Kobe. Allant de l’est vers l’ouest, ils se trouvent dans une zone placée sous la protection du grand sanctuaire de la ville, Ikuta Jinja qui a plus de 1000 ans.

Ils se nomment respectivement Ichinomiya, Ninomiya, Sannomiya, Yonomiya, Gonomiya, Rokunomiya, Shichinomiya et Hachinomiya. Leur nom signifie littéralement, le premier sanctuaire, le deuxième sanctuaire, et ainsi de suite jusqu’au huitième. Ceux qui sont déjà venus à Kobe, on peut être fait le lien en lisant la phrase précédente, mais en effet le quartier principal de la ville se nomme Sannomiya en référence au temple lui-même qui s’y trouve !

Ces 8 sanctuaires sont dédiés à 3 déesses et à 5 dieux qui ont vu le jour quand la déesse Amaterasu-omikami et Susanoo-no-mikoto se sont échanges un joyau et une épée qui sont précieusement conservés dans un des huit sanctuaires. Ce sont les dieux protecteurs de Kobe.

Faire ce pèlerinage permet de découvrir une autre facette de Kobe à travers des quartiers assez éloignés du centre et pas touristiques. Il est possible de le faire en une journée en se déplaçant en métro et en bus. Pour recueillir les goshuin, les sceaux des temples, vous avez le choix entre un carnet de pèlerin classique ou un dépliant qui laisse un emplacement spécial pour chaque tampon. Contrairement aux grands sanctuaires ou il y a un comptoir dédié aux goshuin, pour ceux-là, il n’y en a pas. Cela peut être déroutant, mais en fait il faut directement sonner chez le responsable du temple qui se présentera alors à la fenêtre prévue à cet effet. Cependant, comme il s’agit de particuliers, il se peut que certain ne soit pas chez eux lors de votre passage, ce fut mon cas pour le sanctuaire Shichinomiya. Par chance, ils avaient laissé quelques feuilles de goshuin déjà prêts sur un petit plateau, alors je me suis servie en cachant mes 300 yens sous le plateau.

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Ichinomiya jinja 一宮神社

Apparenté  à une des trois déesses, celui-ci est connu comme le protecteur de la sécurité en mer et du développement de la création, .

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Ninomiya jinja 二宮神社

Lié au dieu de l’effort et de l’agriculture.

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Sannomiya jinja 三宮神社

Dédié à une des trois déesses, il est le protecteur de la sécurité en mer.

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Yonomiya jinja  四宮神社

Affilié à une des trois déesses, il était autrefois connu comme le protecteur des maiko, mais de nos jours il est le protecteur des activités nocturnes, tel que les cabarets ou les bars.

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Gonomiya jinja  五宮神社

Dieu de la fertilité, il fut déplacé sur cette colline à cause de sa rivière voisine qui débordait souvent

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Rokunomiya – Hachimiya jinja  六宮神社 八宮神社

Rokunomiya fut affilié religieusement à Hachinomiya en 1888 lors de la construction du lycée Kusunoki.
Hachinomiya, lui, fut déplacé en 1909 à son emplacement actuellement afin de céder le terrain pour le nouveau siège de police préfectorale de Tachibu.

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Shichinomiya jinja  七宮神社

Lié au dieu de la sécurité en mer, du mariage et de l’aménagement du territoire.

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Lors de vos visites pensez a saluer les maîtres des lieux. Pour savoir comment prier, je vous conseille la note de Joranne qui explique tout ça en dessin.