Nunobiki Herbs Gardens, le jardin des plantes de Kobe

Voici le plus grand jardin des plantes du Japon, le Kobe Nunobiki Herbs Gardens qui est très connu dans la préfecture de Hyogo. Il se trouve sur le mont Maya donc pour y accéder il faut prendre le téléphérique qui se situe à coté de la gare Shin-Kobe.

Durant la montée, nous avons droit à une magnifique vue sur la ville de Kobe, la forêt recouvrant le mont Maya et sur la cascade Nunobiki. Une fois arrivée en haut, c’est une immense terrasse qui nous accueille avec une grande maison qui me rappelle les maisons alsaciennes de chez moi. Il y a un café et une petite boutique où on peut acheter divers produits, principalement à base de lavande, de rose et de miel ou de toutes autres sortes de senteurs florales. Tout sent si bon ! 

En descente de la terrasse c’est un beau et vaste jardin qui s’étend en présentant une grande diversité de fleurs ainsi qu’une multitude de couleurs. Puis ce qui est intéressant avec les herbes que l’on peut y voir, c’est que les Japonais ne les utilise pas de la même façon que nous en Europe ! Un petit peu à l’écart du jardin, il y a également un espace « repos » où l’on peut contempler la vue sur la ville de Kobe et la mer tout en se trempant les pieds dans un ashi-yu (petit onsen chaud pour les pieds), celui-ci est à base de plantes. C’est vraiment un agréable endroit à voir pour s’éloigner du béton de la ville, et ce peu importe la saison.

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Dans les serres, il est possible de créer son propres sachet de fleurs et d’herbes séchés. D’abord on choisi le pochon, puis trois herbes, on les mélange et les dispose sur du coton qu’ensuite il faudra mettre dans le sachet. Comme décoration entre le coton et le sachet, on peut y mettre une feuille de laurier et quelques pétales de rose séchées. Tout cela ne prend que 10 minutes.

La spécialité du jardin est la glace à la lavande. La maisonnette qui en vend se trouve à coté de la gare du téléphérique qui permet de regagner la ville. Alors surtout n’hésitez pas à y goûter, c’est un régale !

 

Site du jardin des plantes ici

Kyoto, 智積院 le temple Chishakuin et ses hortensias

Chishakuin est un temple appartenant au mouvement bouddhiste Shingon-shū Chizan-hase qui se trouve à Kyoto dans le quartier de Higashiyama et qui est facile d’accès via le métro et en bus. C’est un beau et grand complexe de temples, non seulement son bâtiment principal, qui fut brûlé et reconstruit, est immense et impressionnant, mais ses jardins sont aussi magnifiques !

J'y été allée en décembre dernier pour une sortie kimono sous les momiji, mais ayant trop 
froid je n'avais pas pris le temps de visiter le temple. Ainsi je suis revenue ce mois-ci pour 
enfin lui faire honneur et je ne regrette pas. Ce matin-là, des moines étaient en train de
 réciter des prières dans le bâtiment principal, leurs voix résonnaient, c’était si beau.

Le jardin inspiré du Mont Lushan en Chine permet de faire un arrêt dans le temps ou tout n’est que contemplation. Assis sur les tatami, le silence règne, le regard est captivé par le paysage, un sentiment d’apaisement prend place. Parfois il faut prendre le temps de prendre le temps.

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Face au jardin, la pièce de tatami Daishoin expose de superbes peintures murales. Le bâtiment en contient bien d’autres et c’est en déambulant en chaussettes dans ses longs couloirs en bois semblables à un labyrinthe qu’elles surgissent à chaque tournant.

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Pour les amoureux de la nature, c’est également l’endroit idéal pour apprécier les saisons tout au long de l’année. Pruniers en hiver, cerisiers et azalées au printemps, hortensias en été et érables rouges en automne !

Mi-juin, son jardin d’hortensias était à son apogée. Ces pompons colorés habillaient ce jardin de mille couleurs. Tant de nuances de bleu, de rose et de violet qui émerveillaient ses visiteurs.

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Chishakuin dispose également d’une annexe y exposant des peintures de Tohaku Hasegawa et ses disciples qui sont considérées comme des Trésors Nationaux et qui représentent les quatre saisons. Cependant à l’interieur les photos sont interdites, je vous invite donc, si vous en avez la possibilité, à aller les contempler de vos propres yeux.  

#Histoires Expatriées : Le Japon et la nature

Mère nature,
Aimante, elle nous porte, nous nourri et nous enlace lorsque nous devenons poussière. Belle et généreuse, nous sommes heureux sous ses beaux jours et de ce qu’elle nous offre. Parfois dure, elle nous enflamme ou nous noie jusqu’à que nous implorions sa clémence. Mais une fois déchaînée, elle ne répond plus de rien. Elle nous gronde, elle nous secoue au point de voir rouge et de se laisser emporter négligeant ainsi les dégâts qu’elle cause.
Cependant, enfant ingrat que nous sommes, notre reconnaissance ne dure qu’un temps car nous ne l’apprécions pas tous à sa juste valeur. On l’ampute, on l’étouffe, on la tue à petit feu, ce même feu qui finira par nous consumer. Certes, elle renaît toujours de ses cendres, mais en continuant ainsi, nous courons à sa perte.
La nature est bonne et bien faite, c’est l’essence même de la vie. Puis en fait, elle se suffit à elle seule car elle n’a pas besoin de nous. C’est nous qui avons besoin d’elle. Alors c’est à nous de nous en occuper en faisant davantage d’efforts pour la préserver.

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Bienvenue pour ce nouveau rendez-vous #Histoires Expatriées organisé par Lucie depuis l’Italie qui tient le blog L’Occhio di Lucie. Le thème du mois est Mon pays et la nature et c’est Aurore du blog On my tree qui en est la marraine.

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Je suis née et j’ai grandi en France. Ce décor était mon quotidien. Je n’y prêtais pas attention. Puis je me suis installée au pays du soleil levant. J’y ai mûri, j’y suis devenue une adulte, puis maman. J’ai visité et découvert les multiples et magnifiques paysages de l’archipel. Comme les Japonais, j’attendais impatiemment chaque saison, chaque mois qui serait accompagné d’une nouvelle beauté éphémère. J’aime chercher de nouveaux endroits à explorer et je n’hésite pas à faire des heures de trains pour voir telle ou telle fleur, chose que je n’aurai jamais fait en France. Les temples, les parcs, la montagne regorgent de pépites d’or. Fleurs de pruniers ou de cerisiers, camélia, azalées, glycines, roses, iris, hortensias, érables rouges. Ce sont ces fleurs qui m’accompagnent chaque année et que je ne me lasse pas de photographier. La nature est si riche et ne s’ennuie jamais. Le Japon c’est beau et fait rêver, ses paysages ont inspirés nombre de plumes et de pinceaux.

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Le Japon m'a appris à admirer la nature.

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La raison pour laquelle le Japon entretient une relation si étroite avec la nature vient de sa religion. En effet, le Shintoïsme, à la fois polythéiste et animiste, est basé sur le culte des dieux, les kami. Selon ces croyances, les animaux et tous les éléments de la nature (vent, eau, arbres, etc) sont des manifestations de divinités, aussi nombreuses soient-elles. Cette croyance pris forme il y a bien longtemps. Je suppose que le Japon d’autrefois justifiait les catastrophes naturelles dont il était victime par la manifestation de quelqu’un ou de quelque chose de plus grand, de plus puissant qu’eux, et donc des dieux. Par conséquent, ces kami étant omniprésent dans le quotidien des Japonais, il était important de les respecter et de les honorer, via des sanctuaires ou des matsuri, afin d’éviter de nouveaux courroux. Ainsi, ces pratiques sont ancrées dans la culture japonaise et traversent le temps, même si de nos jours, nombre d’événements sont explicable scientifiquement. La nature, sacrée et mystifiée, fascine depuis toujours. On retrouve également cet aspect dans certains animés, comme dans princesse Mononoke où la nature occupe une place importante. Cependant je trouve cela dommage et paradoxal que le Japon, ayant un tel culte de la nature à travers le Shintoïsme, ne soit pas plus écolo. En effet, même si le Japon fait du tri sélectif avec ses poubelles de toutes les couleurs, il est surtout le roi du suremballage !

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Kyoto, le Misedashi des Geisha

Récemment, grâce à une amie, j’ai pu assister au Misedashi de deux nouvelles Maiko, Asako-san et Masako-san de l’okiya Nishimura. Mais avant de commencer, posons les bases. Tout le monde connait les Geisha, ou du moins savent à quoi elles ressemblent. Les Geisha, contrairement à ce que certains continuent de penser, sont des artistes, des danseuses, des musiciennes, qui divertissent les clients, leur font passer un bon moment tout en leur faisant la conversation. Cependant le mot Geisha reste vaste, car en effet nous avons d’abord les Maiko qui sont les apprenties, puis les Geiko qui sont les pro. Dans chaque quartier de Geisha il y a des maisons de Geisha que l’on nomme des Okiya, ce qui devient la deuxième famille des jeunes filles qui y entrent. A l’entrée de chaque Okiya, il y a le nom des Geisha qui y habitent, ainsi à chaque nouvelle maiko, son nom y est ajouté le jour de son misedashi.

Voici Asako-san 亜佐子さん

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Passons à présent au Misedashi. Quand une jeune fille devient maiko, elles ont en général 15-16 ans. Elle doit se présenter à tous les commerces où elle sera susceptible de travailler. Habillée par le otokotoshi, c’est à ses cotés, qu’elle fera le tour du quartier auquel elle appartient. C’est un événement important et officiel qui marque le début de sa carrière. La cérémonie est privée, mais c’est aux yeux de tous qu’elle fait son tour de présentation et par conséquent cela devient un événement public. Ainsi pendant 2h photographes habitués et badauds peuvent la suivre et la prendre librement en photo tout en gardant une certaine distance et en étant surtout respectueux. 

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Voici Masako-san 槇沙子さん 

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On dit que si on croise une Geisha, qu’il est préférable de ne pas l’importuner car si elle est dehors pendant la journée cela signifie qu’elle va à ses cours ou qu’elle rentre chez elle et si c’est le soir, cela veut dire qu’elle va travailler. Il m’est déjà arrivé d’en croiser quand je me baladais dans le quartier traditionnel de Gion. Certes je les suivais du regard, mais par respect, je ne me permettais pas de les suivre ou de les prendre en photos comme beaucoup de touristes le font. L’inconnu attire et fascine donc je comprends que ce n’est pas mal intentionné. Cependant, quand j’en vois qui sont seule marchant la tête baissée et étant prise en sandwich par des touristes qui la filment ou la photographient en marchant derrière elle et/ou devant elle, ça me fait mal au cœur. Je suis curieuse du ressenti qu’elles peuvent avoir à ce sujet.

Cependant j’avoue qu’une fois, lorsque ma mère était venue, nous avions croisé une Geiko dans les ruelles. Il n’y avait personne, elle n’était pas poursuivie par une horde d’objectifs et sur demande de ma mère et en voyant son excitation, j’ai fais entorse à la règle en lui demandant si je pouvais la prendre en photo avec ma mère, chose qu’elle a gentiment accepté. Bien sûr, en voulant devenir Geisha, elles savent à quoi s’attendre, mais je pense qu’à la longue cela doit être fatiguant pour elles.

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Voila, j’espère que ce petit point culture vous aura intéressé. C’était une bonne expérience pour moi, j’étais contente de pouvoir y assister et d’en apprendre davantage sur ce monde grâce à mon amie. Les maiko étaient vraiment magnifiques, leur coiffure était parfaite, leur kimono et leur obi étaient superbes, j’en ai pris plein les yeux !

Kobe : Akashi Kaikyo Obashi, le plus long pont suspendu du monde

Akashi Kaikyo Obashi, une impressionnante et magnifique oeuvre architecturale qui s’élance au dessus de la mer. D’une longueur de 4km, il est connu comme étant le pont ayant la plus longue portée centrale suspendue au monde. Il relie la ville de Kobe et l’île d’Awaji dont les habitants devaient, autrefois, prendre le ferry pour circuler entre les deux îles, chose qui est toujours possible d’ailleurs, mais de nos jours la traversée se fait en bus et en voiture. 

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Pour entrer dans les détails, voici quelques chiffres à l’arrondi (je me permets d’arrondir car les techniciens et le guide le faisaient eux-mêmes). Ce géant d’acier a ainsi une portée centrale de 2km et deux portées latérales de 1 km, pour une longueur totale de 4km. La partie centrale a du être étirée d’un mètre à la suite du tremblement de terre de Kobe de 1995 dont l’épicentre était situé juste entre les deux pylônes du pont. Ainsi, prenant en compte les séismes qui secouent régulièrement le pays et les typhons qui traversent le Japon, des mesures ont été prises pour que sa structure lui permette de résister à des vents de 80 m/s (près de 290 km/h), à des séismes d’une magnitude de 8,5 sur l’échelle de Richter ainsi qu’à des courants marins de 4,5 m/sSa construction commença en mai 1988 et il fut ouvert à la circulation le 5 avril 1998. Il aura donc fallu 10 ans pour construire cette oeuvre d’art. Cependant les véhicules ne sont pas les seuls à circuler sur le pont, en effet, celui-ci transporte également l’électricité et l’eau potable sur l’île d’Awaji. 

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Il y a deux façons de visiter le pont. La première se limite au musée et à l’exploration du tout début de la partie suspendue latérale. Le musée retrace l’histoire de sa construction et détaille bon nombre d’éléments qui le compose. La deuxième consiste tout d’abord à participer à une réunion d’informations avec des techniciens qui expliqueront comment se passera la visite et surtout qui donneront des consignes de sécurité. Le port du gilet et du casque sont obligatoire.

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Ensuite c’est dans les entrailles du colosse que cela se passe. De l’interieur, son squelette est tout aussi impressionnant. Sa colonne vertébrale offre un tunnel sans fin. Accompagné d’un guide et de ses explications, l’excursion commence ! La mer sous nos pieds et les bateaux qui y voguent nous rappelle notre privilège. Il faudra parcourir le kilomètre de la première partie suspendue avant de pouvoir atteindre notre objectif, le premier pylônes. En effet du haut de ses 300m celui-ci offre une vue imprenable sur Kobe et l’île d’Awaji.

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A la fin de la visite, les aventuriers du jours reçoivent un diplôme avec la photo de groupe prise au sommet du pont. 

Le site Akashi KAikyo Bridge 

Histoires Expatriées : Voyager à l’étranger quand on habite au Japon

Nouveau rendez-vous #Histoires Expatriées organisé par Lucie depuis l’Italie qui tient le blog L’Occhio di Lucie. Le thème du mois est Le tourisme dans les pays voisins et c’est Kenza du blog Cups of English Tea qui en est la marraine.

En comparant avec la France, depuis l’Hexagone j’ai plus voyagé à l’étranger, que ce soit en voiture, en train ou en avion, faut l’avouer la France est très bien située. Par contre au Japon, compte tenu de sa situation géographique, si je quitte le sol japonais c’est surtout pour rentrer en France alors que j’adorerai voir d’autres pays, retourner en Angleterre et en Espagne, découvrir la Grèce ainsi que certains coins des Etats-Unis et de l’Amérique latine, mais du coup je voyage plus à l’interieur du Japon, voiture, avion, train tout y passe aussi et niveau train, le Japon est très bien desservi ! De ce fait, je connais mieux le Japon que mon propre pays… Bref, sans généraliser et en me basant sur mon entourage, voyons voir ce qu’il en est du tourisme à l’étranger quand on réside au pays du soleil levant. 

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Les congés 

Tout d’abord, au Japon, il n’y a pas les fameuses cinq semaines de congés payés que nous avons en France, mais il y a officiellement seize jours fériés répartis tout au long de l’année. Ces jours-là, les écoles et les bureaux de l’administration sont fermés et un grand nombre d’entreprises accordent un congé à leurs employés. Ensuite, il y a trois principales périodes de vacances au Japon : le Nouvel An, la mi-août aux environs de la fête O-bon, qui est l’équivalent de la Toussaint, et pendant la Golden Week de la fin avril à début mai. En moyenne, les Japonais ont droit à 18 jours de congés par an, cependant la majorité des salariés ne prennent que la moitié. De plus, s’ils prennent quelques jours de vacances cela se limitera à 2 d’affilées, mais pas plus, car selon certaines entreprises il est assez mal vu de se la couler douce pendant que ses collègues travaillent. J’ai la chance de ne pas travailler dans une entreprise japonaise, mais mon mari si. Parfois quand il prend deux jours couplés avec le weekend, il me rappelle toujours que ça ne se fait pas trop, qu’il a du prendre de l’avance sur son boulot pour ne pas déranger ses collègues avec ses clients et qu’en retour il devra apporter un omiyage, un souvenir pour eux, en général des gâteaux de la région. 

D’ailleurs, coté actualité, on peut parler de la Golden Week qui cumule 4 jours fériés, le 29 avril, puis les 3-4-5 mai, elle permet à de nombreux Japonais de partir en vacances hors du Japon. Par contre ceux qui décident de voyager dans l’archipel, eux, se retrouvent à voir les prix flamber entre les avions et les hôtels, et ont droit aux lieux touristiques bondés. De ce fait, beaucoup choisissent aussi de rester chez eux. Cependant, cette année, en raison du changement d’empereur et d’ère, cette Golden Week dura 10 jours, ce qui, apparemment, déplu à certains Japonais, qui sans leur travail, disaient ne pas savoir quoi faire de leurs journées. Un peu triste non ? En tout cas, dans mon entourage, ils étaient plutôt contents de ces longues vacances.

Voyager à l’étranger

Le Japon est une île, ce qui signifie qu’il faille obligatoirement prendre l’avion pour aller à l’étranger et malheureusement l’avion, ça coûte cher. Voyager dans les pays proches tels que la Corée ou la Thaïlande, cela reste encore abordable, on peut prendre un aller-retour pour 400 euros par personnes, par contre dès qu’il s’agit des Etats-Unis ou de l’Europe cela devient vite bien plus cher et avoisine, voire dépasse les 1000 euros. Après bien sur, tout dépend des compagnies aériennes et du trajet, avec ou sans escales. Ceux qui réussissent à partir maximum une semaine en Europe sont principalement des étudiants ou des retraités, voyageant plus en groupe que seul, le but premier étant de voir le plus de choses en peu de temps. Une ville par jour, en bus, arrivé sur le lieu touristique en question, le voir, le prendre en photo, y passer moins quelques minutes et remonter dans le bus. Le tout étant de pouvoir dire « j’y étais, je l’ai vu de mes propres yeux ». J’ai noté qu’en France les Japonais visitent surtout Paris et le Mont St Michel.

Destinations phares ?

Compte tenu du peu de congés qu’on les Japonais, ils privilégient les pays voisins. Une des destinations préférées serait apparemment Hawaï. Je n’y suis encore jamais allée, mais dans mon entourage plusieurs y ont déjà séjourné plusieurs fois. En couple, entre ami/es, avec des enfants, amateurs de tourisme ou de farniente, ou même juste pour se marier, tant de possibilités qui attirent. Cette île du Pacifique est pratique d’accès de part sa distance, elle permet aussi d’avoir un avant goût de l’Occident et surtout elle serait très Japan-friendly. En effet, apparemment, il y auraient tellement de Japonais qu’on aurait l’impression de ne pas avoir quitter le pays. Beaucoup de touristes nippons, de personnels japonais ou d’Hawaïens parlant japonais, mais aussi pas mal de restaurants japonais. Hawaï, c’est de beaux paysages entre volcans, nature, sable blanc, mer bleue, ainsi que du shopping et surtout le confort de la langue, la tranquillité de voyager à l’étranger sans avoir peur de ne pas réussir à communiquer avec les locaux.

Alternatives

Cependant le Japon offre bon nombre de paysages variés. Pour un climat tempéré, et surtout de la neige, direction Hokkaido l’île la plus au nord de l’archipel. Là-bas les températures passent facilement en dessous de zéro en hiver et niveau neige on est bien servi aussi. Je n’y suis pas encore allée, mais j’aimerai beaucoup notamment pour le festival de la neige et pour les champs de lavande.

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Wakayama – plage de Shirarahama

Une préférence pour la mer ? Direction Wakayama avec sa plage de sable blanc voire Okinawa si en plus vous voulez un air de pays chaud et une impression de sortir du pays. En effet, Okinawa ne ressemble pas à Honshu l’île principale du Japon, les gens, le dialecte, l’architecture, la nourriture, tout est très différent, pour les Japonais, Okinawa ce n’est pas le Japon. J’aime beaucoup Okinawa qui est aussi un ensemble d’îles, la-bas je me suis sentie dépaysée et je n’ai qu’une hâte, y retourner.

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Okinawa – île de Taketomi

Envie de montages ou de volcans, ce n’est pas ça qui manque au Japon ! Volcan inactif comme le Mont Fuji ou actif comme le Sakurajima à Kyushu, faites votre choix ! Quant aux montages, à Aomori, dans le Kansai ou à Tottori, le choix est large dans le Japon, rien que dans ma région il y a de quoi faire.

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Kawaguchiko – Mont Fuji

Envie de se croire dans le Sahara, direction les dunes de sables de Tottori !

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Les dunes de Tottori

Pour se relaxer dans des sources thermales, Hakone, Arima, Wakayama, Kinosaki ou Beppu sauront répondre à vos attentes !
Bref à défaut de voyager à l’étranger, les Japonais savent se divertir en restant sur le sol de leur mère patrie.

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Les autres participants 

Thibault en Amérique du nordFerdy au CanadaBarbara au Costa RicaCatherine en AllemagneAngélique au Sénégal –  Emeline à Amsterdam

Kobe : Sumadera, temple entre guerre et secrets

Fondé en 886, Sumadera est un temple bouddhiste qui se situe à Kobe dans l’arrondissement de Suma. Très ancien et de part son histoire dans la religion, c’est un lieu important pour les locaux.
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L’enceinte du temple est grande et ses paysages sont aussi appréciables au printemps sous les cerisiers, qu’en automne sous les érables rouges. Peu touristique, c’est l’endroit idéal si vous voulez éviter la foule et visiter au calme.

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Fin avril, il est d’ailleurs possible de venir participer à deux cérémonies du thé, on peut également profiter d’un concert de Koto, il s’agit d’un instrument de musique à cordes pincées utilisé en musique japonaise traditionnelle, notamment dans le théâtre kabuki et le bunraku. D’ailleurs j’ai eu un gros coup de cœur pour les moulures du bâtiment dans lequel on pratique justement la cérémonie thé matcha. Les détails, le travail du bois et surtour les yeux, c’est superbe !

 

On y trouve aussi cette superbe pagode de trois étages. Malheureusement celle-ci n’est pas d’origine, en effet l’original fut détruite 800 ans plus tôt lors du grand tremblement de terre de 1596 puis elle fut reconstruite en 1984.

 

De nos jours, il sert aussi de mémorial de la guerre de Gempei qui opposait les deux clans les plus influant de l’époque, les clans de Taira et Minamoto. En effet dans la « salle du trésor » on peut y voir quelques reliques et des représentations historiques de ce qui s’est passé durant cette guerre.

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La raison principalement de ma venue ici était de continuer ma collection de goshuin, notamment celui des Sept Dieux du Bonheur, et pour voir les cerisiers qui l’habitent et bordent le petit étang qu’il y à coté.

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Mais finalement Sumadera fut une belle surprise, un bel endroit, et contre tout attente, très interactif ! En effet, l’enceinte est rempli de statues en tout genre, dieux, ou animaux, chacune a son petit secret. Un ours qui chante, des singes qui répondent à une caresse sur la tête, des pierres qui bougent, une grenouille qui perd la boule, une tortue qui porte chance, une horloge magique et bien d’autres encore ! A présent, c’est à vous de jouer, venez et partez à une chasse aux trésors pas comme les autres. Une activité qui devraient d’ailleurs ravir les enfants ! 

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Kobe PR Ambassador

J’ai le plaisir et l’honneur de vous annoncer que j’ai été sélectionnée pour être ambassadrice de la ville de Kobe pendant une année !

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Kobe PR Ambassador est un organisme qui a vu le jour en 2017. Chaque année, il recrute 25 étrangers passionnés par leur ville d’accueil qui y habitent, y étudient ou y travaillent afin que ceux-ci la promeuvent via les réseaux sociaux. Leur but étant d’attirer plus de touristes étrangers, l’anglais prime ! Tout au long de l’année, Kobe PR organise des sorties et fait participer ses représentants à divers événements dans la ville maritime, que ce soient des lieux connus ou non, le tout est de faire davantage découvrir Kobe, notamment ce qui se fait au niveau local et d’en parler sur les réseaux sociaux.

Je l’ai déjà dit, mais j’aime Kobe. C’est une ville que j’aime énormément et qui m’a beaucoup apporté. Il y a une grande richesse et diversité culturelle qui fait qu’on se sent chez soi. Depuis plusieurs années maintenant, j’arpente ses rues pour découvrir et mieux connaitre la ville. Au bout de 7 ans je la connais quasi comme ma poche et via mon blog et instagram j’essaye aussi de montrer que Kobe ne se limite pas à son centre Sannomiya, le sanctuaire Ikuta, son quartier chinois et à son port. Au contraire, il y a beaucoup de choses à y faire et à voir, il faut juste savoir où aller. Quand j’ai découvert Kobe PR Ambassador, je me suis dit que c’était quelque chose pour moi car nous avions le même but et que devenir ambassadrice me permettrait également d’en apprendre davantage, que ce soit sur son histoire, sur la culture ou sur ses endroits à visiter.

L’année dernière je n’avais pas osé postuler parce que j’étais gênée par mon accent anglais très franchouillard. Puis 2019 arriva et j’ai finalement sauté le pas. J’ai envoyé ma candidature, passé l’entretien en anglais et aujourd’hui j’ai eu la cérémonie officielle à la mairie de Kobe en présence du maire et des autres ambassadeurs et ambassadrices. Après avoir fait connaissance, nous avons eu la cérémonie où le maire nous a remis en main propre notre certification d’ambassadeur, ensuite nous avons dû faire un petit speech chacun notre tour. Il en va de soi que devoir parler dans une langue étrangère devant une trentaine de personnes tout en étant filmés et avec une bonne dose de stress, ce ne fut pas une tâche facile. J’aurai été plus à l’aise de parler en japonais ! Cette année nous sommes 33 amoureux de Kobe venant de 16 pays différents et je peux dire en parlant au nom de tous, que nous ferons de notre mieux pour promouvoir Kobe en montrant que c’est une ville extra et riche culturellement qui mérite vraiment d’être visitée au moins une fois ! 

 

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Sakura, les fleurs de cerisiers crue 2019

Le printemps est arrivé. Les fleurs de cerisiers fleurissent petit à petit sur l’archipel. Les villes et les parcs se parent de touches de couleurs blanches et rosées. Comme chaque année, c’est avec impatience que les Japonais guettent la pleine floraison de ce symbole national afin de venir les contempler.

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Ainsi c’est au moment de leur apogée, qu’armés de leur appareil photo ses adorateurs viennent immortaliser leur beauté. Les Japonais ont une grande affection pour les sakura. Un symbole de renouveau, mais aussi et surtout de beauté éphémère, rappelant notre vie de mortel dont le destin est de tomber pour retourner à la terre.

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Dans les parcs, en pleine rue, pres des rivières ou en montagnes, tant de possibilités et de paysages à observer. Quand les cerisiers sont en fleur, tout est sublimé, leur présence suffit à nous émerveillés.

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Sakura, petites fleurs, aux pétales délicates et fragiles dont la vie ne tient qu’à un fil. L’union fait la force, ensemble elles nous en mettent plein les yeux et semblent invincibles. Cependant, un coup de vent suffit à les faire tomber en disgrâce. Elles s’envolent, tourbillonnent, dansent au gré du vent avant de connaitre une chute fatale. Quand leur heure est venue, elles tapissent nos rues, ou voguent sur les cours d’eau pour un dernier voyage.

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Ainsi, de part cet attachement aux fleurs de cerisiers, il existe de nombreuses chansons à leur sujet. En voici quelques-unes, probablement les plus connues. Est-ce que les connaissiez deja ou en connaissez-vous d’autres ?

SakuraIkimonogakari  🌸 さくら・いきもの がかり

Sakura – Naotaro Moriyama 🌸 桜・森山直太朗

Sakura – Kobukuro 🌸 桜・コブクロ

Témoignage : La maternelle au Japon, ses différences avec la France

Ça y est, l’année scolaire a pris fin au Japon. Déjà un an est passé et c’est l’occasion de faire le point sur nos premiers pas, pour mon fils et moi, dans le système scolaire japonais. Ainsi dans cet article je vais vous parler des différences que j’ai pu noter avec la maternelle française. Cependant, je précise que je vais me baser sur mon expérience, c’est-à-dire l’école de mon fils car je sais que certains détails varient selon les établissements scolaires. Puis pour comparer avec le système français, je vais me baser sur mes souvenirs et sur ce que m’a dit mon entourage français, même si là aussi je suppose que certains détails varient selon les maternelles. En commentaires, je serai ravie que vous partagiez vos expériences pour savoir comment cela se passe ailleurs.

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Le rythme scolaire

Je l’ai déjà dis dans mes précédents articles sur la maternelle, mais contrairement à chez nous ou l’année scolaire démarre en septembre pour se terminer en juin, au Japon elle commence en avril et finit en mars. Ainsi mon fils, qui est né en août 2014, a fait sa rentrée en avril 2018 alors qu’en France il l’aurait faite en septembre 2017.

Du coté des journées, les enfants ont classe de 9h à 14h, sauf le mercredi car ils finissent à midi, mais il est possible, via réservation, de mettre son enfant en garderie jusqu’à maximum 18h. On peut aussi leur mettre des cours extra-scolaire comme football, piscine, anglais ou piano, il s’agit de professeurs de clubs ou d’autres écoles qui viennent à la maternelle.
Concernant mon fils, il restait deux jours par semaine jusqu’à 17h et une fois par semaine il avait aussi piscine en fin d’après-midi.

 

Les affaires de classe

Une des choses qui m’a beaucoup étonnée c’est les affaires de classe. Tout d’abord, sachez que dans la maternelle de mon fils il n’y a pas d’uniformes, mais ils ont un sac à dos et un chapeau à l’effigie de l’école et pour le cours de sport ils sont une tenue spéciale qu’ils portent également lors des sorties scolaires.
Pour ce qui est des affaires du quotidien à mettre dans leur sac le matin, nous avons une tasse, une serviette pour s’essuyer les mains, une serviette de table pour le déjeuner, leurs couverts, leur thermos, un paquet de mouchoir, leur badge avec leur nom et un grand sac en tissu pour ramener livres et travaux.
Pour ce qui est des affaires de classe, elles sont fournies par l’école et payées par les parents. Alors nous avons, des crayons pastels, une paire de ciseaux, une boite de pâte à modeler, un sous-main, un cahier de dessin, un sac avec des affaires de rechange, une blouse, un chapeau pour jouer dans la cours et une paire de chaussons. Puis ils ont aussi un zabuton (coussin pour s’asseoir parterre) qui en fait sert aussi de « chapeau » que les enfants mettent sur leur tête pour se protéger en cas d’incendie ou de séisme.  
Qu’en est-t-il des affaires de classe en France ? Doit-on en apporter autant ?

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Puis le fameux zabuton, ce coussin qui s’ouvre exprès pour protéger la tête des enfants en cas de besoin. Il y a aussi l’emplacement pour écrire les coordonnées de l’enfant et des parents. Pour ceux qui ont vu Le tombeau des lucioles, c’est ce que porte la petite Setsuko. (merci au model !)

 

La cantine

Vous savez que le Japon a cette culture du bento et il en va de soit dans les établissements scolaires. Personnellement, je n’aime pas devoir en préparer et j’avoue que je n’avez pas envie de devoir en faire tous les jours, c’est pourquoi j’ai choisi la seule maternelle de mon quartier qui a une cantine. Les enfants mangent à la cantine, trois fois par semaine, car le mercredi ils n’ont classe que le matin et le vendredi est le « bento no hi », le jour du bento. Certes je n’y aurai quand même pas échappé, mais une fois par semaine, ça ne me dérange pas. Si le mercredi on désire que notre enfant reste à l’école l’après-midi il faudra cependant apporter son bento. De plus ici pas de bâtiments dédiés à la restauration, les enfants déjeunent dans leur salle de classe. Les plateaux-repas sont livrés tous les jours en fin de matinée. En début d’année, les mamans avaient été invitées à une réunion ou le fournisseur des plats de la cantine était présent et nous avions pu goûter un bento type que les enfants mangent.
J’ai trouvé que c’était une bonne initiative, il nous a parlé de comment il se procure les aliments, leur technique de les cuire pour que cela plaise au palais des jeunes enfants et on aussi pu le questionner. En tant que parent j’ai trouvé ça rassurant d’en avoir un aperçu. 

 

Responsabilité

Je me souviens du hamster de ma maternelle qui changeait de classe chaque semaine pour qu’on s’en occupe, ici ils ont un cochon d’inde et chaque semaine ils changent aussi de classe. En dehors de ça, je trouve qu’ils essayent de pas mal responsabiliser les enfants et ce des la petite section. Par exemple au premier trimestre chaque élève avait son pot avec sa plante à faire pousser, ils les ont ramené à la maison au moment des grandes vacances. Chaque classe a aussi son potager et quand vient le moment de la récolte c’est ensemble qu’ils mangent le fruit de leur labeur, jusqu’à présent ils ont cultivé des tomates-cerises, des patates douces et des radis. Je trouve ça super qu’ils apprennent aux enfant à jardiner et de les intéresser à d’ou proviennent certains aliments de leur assiette. Chaque jour la maîtresse désigne les deux responsables de classe du jour, un garçon et une fille. Leur rôle est de l’aider à faire certaines taches comme en distribuer les affaires de leurs camarades, leurs travaux ou leur plateau repas etc, ils doivent aussi arroser la plante de la classe etc. Quand c’est le tour de mon fils, celui-ci est toujours tres content et fier de me l’annoncer !
Je trouve ça super de responsabiliser les enfants des le plus jeune age, après ils sont si fiers d’eux. A la maison mon fils participe déjà pas mal à la maison et il est toujours content et le premier à vouloir donner un coup de main. Je ne me souviens pas qu’enfant on avait autant de responsabilités à la maternelle. Qu’en est-il d’aujourd’hui ?

 

Photographes

La maternelle de mon fils, qui est catholique, fait beaucoup d’activités et de célébrations. Par exemple, chaque fin de mois ils font une birthday party pour les enfants qui sont nés durant le mois. Toute l’école se rassemble dans l’église du campus pour une petite messe, les stars du jour reçoivent leur cadeau personnalisé et après ils retournent tous dans leur classe respective pour déguster une petite part de gâteau. Cote fêtes, ils célèbrent aussi le kodomo no hi (le jour des enfants), le festival tanabata, la fête du sport, le Hina Matsuri , (la fête des petites filles), mais aussi Halloween et Noël. De ce fait pour chaque occasion il y a des photographes professionnels qui sont présent pour immortaliser ces moments auxquels les parents ne peuvent pas assister car ils ont lieu pendant les heures de classe  et pendant les sorties scolaires (sauf pour la fête du sport et le spectacle de noël ou les parents sont conviés). Ensuite les photos sont postées sur un site, chaque famille dispose d’un code, et on peut chercher les photos de classe ou juste de notre enfant pour les mettre en favori et éventuellement en commander.
Bien sur c’est un service payant, personnellement je commande toujours une ou deux photos par événement afin de lui composer un album photo spécial maternelle. Vu tout ce qu’ils font et à défaut de pouvoir voir tout ça ou d’être une petite sourie pour se faufiler, je trouve ça super qu’il y ait ce procédé et qu’on puisse avoir un aperçu. Cette façon de procéder semble être propre a notre maternelle, car comme je le disais en introduction ,toutes ne le font pas et c’est le cas de celles de certain/es ami/es de mon fils. 

 

Implication des parents

Autre grande surprise en découvrant le planning de l’année scolaire, c’est le nombre de fois ou les parents sont sollicités (je dis parent, mais en fait je parle surtout des mères hein). En effet, en plus des entretiens trimestriels avec la maîtresse et des réunions de parents trimestrielles, nous devions aussi venir aider pour certaines taches et nous avions beaucoup de Sankanbi, classes d’observation afin de voir comment les leçons se déroulent.

Tout d’abord par tache j’entends venir aider pour préparer la fête du sport ou pour désherber la pelouse de la cours ou faire un peu de ménage ou aider le jour de « cuisine » des enfants etc. C’est quand même particulier d’impliquer autant les mères dans la vie scolaire non ? Ça se voit qu’au Japon c’est normal et courant que beaucoup soient mère au foyer et que par conséquent, elles ont le temps de faire tout ça. Puis pour décider qui fait quoi, ça se fait via un tirage au sort. La responsable de classe est aussi choisie ainsi et apparemment c’est du boulot et fait par conséquent passer énormément de temps à l’école.
Pour ma part je suis tombée sur « aider à préparer l’undokai (la fête du sport) » donc le jour précédent les mamans qui avaient aussi tirer ça sont venues à la maternelle, puis par groupe nous avons du mettre en place les bancs, les affiches, les tentes dans la cours, etc, et vue qu’on était beaucoup ça n’a pris qu’une heure. Pour la fête de Tanabata en été nous avions aussi du nous réunir par classe pour préparer les cartes qui serviront aux enfants de faire le tour des stand de jeux en découpant, collant, coloriant etc.

Ensuite pour ce qui est des sankanbi, normalement il n’y en a qu’un dans l’année, mais chez nous nous en avons eu six ! L’anglais, le sport, la musique et le cours normal avec leur  maîtresse (un par trimestre pour celui-ci on voit l’évolution de l’enfant).
J’aimais bien les sankanbi car ça permettait de voir ce que les enfants faisaient et bien sur ils étaient toujours contents de nous voir, d’ailleurs ces jours-là aussi il y a avaient les photographes.

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Enfin voila, un petit aperçu de notre année. Je constate aussi que l’esprit de groupe est tres présent entre les mamans de chaque classe. En tout cas, mon fils allait à l’école avec le sourire et adorait sa maîtresse, c’est le plus important pour moi. Ce fut une bonne première expérience pour tous les deux et j’espère que cette deuxième année se passera tout aussi bien.