Kobe PR Ambassador

J’ai le plaisir et l’honneur de vous annoncer que j’ai été sélectionnée pour être ambassadrice de la ville de Kobe pendant une année !

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Kobe PR Ambassador est un organisme qui a vu le jour en 2017. Chaque année, il recrute 25 étrangers passionnés par leur ville d’accueil qui y habitent, y étudient ou y travaillent afin que ceux-ci la promeuvent via les réseaux sociaux. Leur but étant d’attirer plus de touristes étrangers, l’anglais prime ! Tout au long de l’année, Kobe PR organise des sorties et fait participer ses représentants à divers événements dans la ville maritime, que ce soient des lieux connus ou non, le tout est de faire davantage découvrir Kobe, notamment ce qui se fait au niveau local et d’en parler sur les réseaux sociaux.

Je l’ai déjà dit, mais j’aime Kobe. C’est une ville que j’aime énormément et qui m’a beaucoup apporté. Il y a une grande richesse et diversité culturelle qui fait qu’on se sent chez soi. Depuis plusieurs années maintenant, j’arpente ses rues pour découvrir et mieux connaitre la ville. Au bout de 7 ans je la connais quasi comme ma poche et via mon blog et instagram j’essaye aussi de montrer que Kobe ne se limite pas à son centre Sannomiya, le sanctuaire Ikuta, son quartier chinois et à son port. Au contraire, il y a beaucoup de choses à y faire et à voir, il faut juste savoir où aller. Quand j’ai découvert Kobe PR Ambassador, je me suis dit que c’était quelque chose pour moi car nous avions le même but et que devenir ambassadrice me permettrait également d’en apprendre davantage, que ce soit sur son histoire, sur la culture ou sur ses endroits à visiter.

L’année dernière je n’avais pas osé postuler parce que j’étais gênée par mon accent anglais très franchouillard. Puis 2019 arriva et j’ai finalement sauté le pas. J’ai envoyé ma candidature, passé l’entretien en anglais et aujourd’hui j’ai eu la cérémonie officielle à la mairie de Kobe en présence du maire et des autres ambassadeurs et ambassadrices. Après avoir fait connaissance, nous avons eu la cérémonie où le maire nous a remis en main propre notre certification d’ambassadeur, ensuite nous avons dû faire un petit speech chacun notre tour. Il en va de soi que devoir parler dans une langue étrangère devant une trentaine de personnes tout en étant filmés et avec une bonne dose de stress, ce ne fut pas une tâche facile. J’aurai été plus à l’aise de parler en japonais ! Cette année nous sommes 33 amoureux de Kobe venant de 16 pays différents et je peux dire en parlant au nom de tous, que nous ferons de notre mieux pour promouvoir Kobe en montrant que c’est une ville extra et riche culturellement qui mérite vraiment d’être visitée au moins une fois ! 

 

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Kobe : le sanctuaire Tsunashiki Tenmangu

Tsunashiki Tenmangu est un sanctuaire shinto qui se situe à Kobe, plus précisément dans un quartier résidentiel de Suma. Comme tous les sanctuaires tenmangu, celui-ci est dédié au Tenjin-san, dieu japonais des lettres, de la culture et de l’éducation qui fut autrefois Sugawara no Michizane, un simple poète dit érudit. Il y a longtemps lors de son voyage pour l’île de Kyushuu, Sugawara no Michizane fit une halte à Suma, ainsi 76 ans plus tard après son décès, ce sanctuaire fut érigé en son honneur, car comme il y était venu, cet endroit lui était familier.

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Ici nous retrouvons bien sur toutes les caractéristiques d’un sanctuaire tenmangu, c’est-à-dire le bœuf et les pruniers ! Le bœuf était l’animal symbolique de Sugawara no Michizane et les fleurs de prunier étaient ses fleurs préférées. Donc si par hasard vous tombez sur un sanctuaire contenant des pruniers et une statue d’un bœuf, vous saurez qu’il s’agit d’un tenmangu. Vu la spécialité de Tenjin-san, de nombreux étudiants viennent le prier et caresser son bœuf afin de mettre la chance de leur coté pour réussir leurs études et/ou leurs examens.

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Tsunashiki Tenmangu a une particularité. Vous l’avez peut-être remarqué sur la photo principale de l’article… mais oui il y a bien une aubergine dans l’enceinte du sanctuaire ! Étrange, non ?

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Il s’agit d’un banc à souhaits. Mais alors, pourquoi une aubergine ?
C’est en fait un jeu de mots sur la prononciation de « nasu » car en japonais non seulement « aubergine » se dit « 茄子nasu », mais le kanji 成す se prononce aussi ainsi. Il y a deux raisons pour laquelle les Japonais ont choisi d’associer ces deux mots. D’abord parce qu’apparemment les fleurs d’aubergine ne font pas de gaspillage et que chaque fleur qui aura fleuri donnera systématiquement un fruit. Ensuite, parce que le kanji 成す signifie « accomplir », ici en l’occurrence « accomplir un souhait ». Ainsi, à l’image des fleurs d’aubergine qui donne toujours des fruits, il est dit que ceux qui s’assoient sur cette aubergine verront forcément leur vœux se réaliser !

A la saison des fleurs de prunier, le sanctuaire est tres beau à voir et propose une dizaine de prunier, allant du rose au rouge au blanc. De plus, chaque mois le dessin qui accompagne le goshuin, le sceau du temple, change. Comme j’y suis allée en février pour les pruniers, c’est le tampon d’une fleur de prunier qui accompagne sa belle calligraphie. En mars, ça sera le dessin des poupées de la fête du Hina Matsuri, etc. Ainsi pour les collectionneurs de goshuin, ce sanctuaire peut-être un passage intéressant. Selon la saison, il peut servir de point de départ pour marcher jusqu’au jardin botanique de Suma qui se situe à 15min à pied du sanctuaire et qui est aussi connu pour ses pruniers. Comme nombre de jardin botanique on peut aussi y voir des cerisiers, des iris, des hortensias et des roses.

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