Arashiyama, les dessous de l’automne au Japon

Le Japon revêt sa robe de saison. Jaune, rouge et orange parent villes et montagnes. C’est une période ou tous le monde se déplacent pour se délecter de la beauté des paysages que l’automne offre. Cependant, victime de leur succès, certains endroits connus propices à ces contemplations sont pris d’assaut par les Japonais et les touristes, au point que cela puisse devenir invivable…

Cette année, nous sommes allés en famille à Arashiyama, un tres bel endroit dont j’avais déjà parlé ici, et où je suis déjà allée plusieurs fois. La première fois remonte à novembre 2011 pour les momiji et j’en avais gardé un bon souvenir. Malheureusement en 8 ans, les choses ont changé, le Japon est devenu une destination phare et celui-ci a connu un énorme boom touristique, un bien pour un mal qui ne reste pas sans répercussions.

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Le train au départ d’Osaka fut vite rempli, exceptionnellement, il y avait un direct qui évitait de devoir prendre une correspondance à la gare de Katsura. A la descente à la  gare de Arashiyama, les quais étaient littéralement noir de monde, les gens avançaient au pas pour atteindre les portillons. Une fois sorti, nous nous sommes laissés porter par cette marée humaine qui menait à la partie touristique et au parc jouxtant le célèbre pont Togetsukyo. Les gens faisaient déjà la queue devant les restaurants et les stands de nourriture. Puis pour traverser le pont, nous avons du attendre 5min ! Des gardiens étaient présents pour gérer et alterner le passage des gens et des voitures.  

La rivière, les montages, les touches de couleur qui ponctuaient le panorama, c’était si beau. En ce superbe jour ensoleillé, à la demande de notre fils, nous avons fait de la barque (500yens pour 3 personnes pour 1h). C’était la première fois que j’en faisais et c’était vraiment chouette ! Dérivant aux pieds des montagnes à contempler le paysage au son d’une mystérieuse flûtiste, nous profitions d’un moment de répit loin de la foule et du brouhaha.

IMG_6087De retour sur la terre ferme, nous nous sommes dirigés vers Tenryu-ji, mais voyant les longues files d’attente, nous décidâmes de rebrousser chemin pour longer la rivière et prendre de la hauteur. Un magnifique plafond d’érables rouge nous accueilli. Comme il y avait moins de monde, nous avons poursuivi notre chemin en pleine nature qui pris fin à la bambouseraie, où, nous eûmes l’effet d’un électrochoc. Celle-ci d’habitude pleine de charme, ressemblait à une cage, elle nous entassait les uns sur les autres dans son étroit sentier entouré de ses immenses barreaux vert défraîchi. Nous traversâmes tant bien que mal cette allée entre les corps, un peu plus et nous aurions eu l’impression d’étouffer. 

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Une fois sorti de cette interminable étreinte, nous voici prêts à affronter l’artère principale qui déborde autant de personnes que de déchets qui jonchent le sol, mais qui mènera au pont en mettant fin à notre calvaire. Ainsi nous avancions au pas sous le soleil qui commençait lentement à décliner. Fatigués de notre expédition, nous étions contents de rentrer chez nous au calme. 

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Je savais qu’il y aurait du monde, mais pas à ce point. La dernière fois que j’en ai autant vu, c’était en 2017 au sanctuaire Eikando de Kyoto. J’avais d’ailleurs raconté mon périple ici. Je suis bien contente qu’à Kobe ce ne soit pas encore le cas. L’année dernière j’avais pu profiter des momiji dans un temple de montagne, il n’y avait quasiment personne, quelle quiétude il y régnait ! Bien sur les gens voyagent où ils veulent et quand ils le veulent, mais quand on voit ça, ça donne envie de faire demi-tour, même en essayant de faire abstraction du monde et des manières de certains, cela gâche un peu la beauté et l’atmosphère des lieux.

Cette nouvelle expérience me motive davantage pour essayer de trouver de nouveaux endroits qui soient à l’abris des regards. Ce qui m’a aussi choqué, c’est le nombre de personnes qui passe son temps à tout filmer et à poser partout, même s’ils bloquent des gens, l’air des réseaux sociaux… La nature est belle et éphémère, c’est normal de vouloir l’immortaliser parmi nos souvenirs, mais c’est aussi important de profiter et d’apprécier le moment présent, l’instant T.

Kobe et son jardin japonais Sorakuen 相楽園

Direction Sorakuen, la petite oasis au milieu du béton de la ville. Autrefois ce jardin appartenait à un des ancêtres de l’ancien maire de la ville de Kobe.  En 1941 il devint la propriété de la ville et fut ainsi ouvert au public. De plus, en 2006 il obtint le titre de site pittoresque au patrimoine commémoratif national. Il est a l’apogée de sa beauté en automne sous les érables rouges et au printemps avec les touches de rose et de violet des azalées.

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La structure en bois de la première photo de l’article est un funayakata. A l’époque Edo il servait de bateau de plaisance au seigneur du fief de Himeji quand celui-ci voulait faire des croisières sur les rivières. Nul doute qu’il ait été conçut pour s’aventurer en mer. Cependant, ce n’est pas l’original, en effet il fut reconstruit dans le jardin en 1980 pour sa conservation et a été classé comme bien culturel. Actuellement il est unique au Japon.

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Malheureusement cette maison de thé est toujours fermée. Qu’il doit être agréable de se désaltérer assis sur ses tatami en ayant vue sur l’étang et le jardin. Elle est tres populaire auprès des peintres qui aiment l’immortaliser de leur pinceaux.

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Quand le Sorakuen revêt ses couleurs automnales et n’en est que plus beau. Les touches de rouge, orange et jaune sont mises en valeurs par la verdure encore très présente tout autour. Les érables se concentrent autour de l’étang ce qui donne l’impression que celui-ci est encerclé par les flammes. D’ailleurs quelques peintres étaient présents pour immortaliser ce paysage d’automne. Cette fois-ci je m’y suis rendue en compagnie d’amies et de nos enfants. Ainsi, pendant que nous, adultes, déambulions dans le jardin pour admirer la beauté du lieu et son patchwork de couleurs, les enfants en profitaient pour s’amuser et jouer les aventuriers, traverser les ponts, longer les petites cascades, passer sous un tunnel, sauter de pierres en pierres, trouver de petits chemins dérobés suffisaient à leur bonheur. A la sortie de cet havre de paix, une place avec de quoi s’asseoir pour déguster quelques pâtisseries japonaises accompagnées d’une tasse de thé attend ses visiteurs. Une pause au calme, un peu plus près de la nature. 

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INFOS PRATIQUES

Jardin Sorakuen

Adresse5-3-1 Nakayamatedori, Chuo-kuKobe 650-0004, Préfecture de Hyogo

Entrée : 300 yens

Fermé les jeudis

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Momiji à Miyajima

12207843_10207828857863281_2087963108_nCette année nous sommes allés admirer les momiji à Miyajima. Malheureusement le beau temps n’était pas au rendez-vous et malgré la pluie, les érables étaient tout de même très beaux ! L’automne japonais est vraiment magnifique ! C’est pour ses couleurs flamboyantes que j’adore l’automne et que c’est ma saison préférée. Nous nous sommes promenés dans le parc Momiji dani kouen qui s’étend à travers la montagne et vous mène jusqu’au Ropeway qui vous emmènera encore plus haut, toujours plus haut, en vous faisant découvrir de très beaux paysages entre forêt et mer. Je vous conseille fortement de venir à Miyajima pour voir les momiji surtout si vous aimez la randonnée^^

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Comme à Nara, nous avons croisés des daims, par contre, je trouve ceux de Miyajima moins « agressifs » (du moins ceux que j’ai approché). Ils n’ont pas donné de coup de tête ou pincé les vêtements et les sacs pour avoir à manger. 

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Momiji 2014

Momiji 2013 au Chateau d’Osaka

Momiji 2011 à Arashiyama 

Le chateau d’Osaka aux couleurs de l’automne

Aujourd’hui, après-midi au parc du château d’Osaka pour contempler les momiji, ces magnifiques érables rouges que j’aime tant. Jour de semaine, il y a peu de monde comparé aux foules des weekends. Le ciel est bleu, il fait très beau, c’est un temps idéal pour se promener et prendre des photos. La période des momiji a autant de succès que celle des cerisiers. Les lieux réputés pour les admirer sont submergés de Japonais et de touristes, ce qui fait qu’où qu’on aille il y a un monde fou, notamment les weekends. En général, les temples de Kyoto sont les plus populaires.

Je ne sais pas si c’est parce que j’aime la couleur rouge, mais j’affectionne particulièrement les érables rouges, je les trouve si beaux, si élégants, c’est un vrai plaisir pour les yeux et ça fait de belles photos. Je pourrais les contempler et les photographier sous tout les angles pendant des heures. S’il y a bien une chose que j’ai appris au Japon, c’est prendre le temps d’admirer la nature ! 

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