Eva, maman expatriée au Japon

Merci à Charlotte de m’avoir proposé de me donner la parole sur son blog maternité ou je parle de mon expérience de maman au Japon. Je vous invite donc à aller lire mon témoignage sur son blog.

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Eva, maman expatriée au Japon

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Témoignage : Bilinguisme chez l’enfant, les débuts de mon fils franco-japonais

Voici un article que je prépare depuis plusieurs mois. Beaucoup de parents se posent des questions sur le bilinguisme de leurs enfants, je m’en pose toujours d’ailleurs, et je me suis dis que ce serait intéressant de vous parler de l’évolution de l’apprentissage du français et du japonais de mon fils. Par étape 1, j’entends de la naissance jusqu’aux 3 ans de l’enfant, c’est-à-dire jusqu’à son entrée en maternelle. Au Japon la rentrée est en avril, ce qui fait que mon petit bonhomme y fera ses premiers pas à l’age 3 ans et 8 mois. Ainsi le prochain article à ce sujet, sera publié après sa première année de maternelle japonaise afin de voir ou il en sera dans les deux langues.

Pendant ma grossesse je m’étais déjà un peu renseignée sur le bilinguisme des enfants, comment faire etc. J’avais lu que les enfants bilingues ont tendance à dire leur premiers mots plus tard, qu’ils peuvent bégayer au début de l’apprentissage des deux langues, que commencer l’apprentissage d’une langue étrangère avant 11 ans permettait d’éviter d’avoir un accent dans celle-ci, qu’il est important que chaque parent parle sa propre langue pour ne pas embrouiller l’enfant et que celui-ci prenne un réflexe.

Certains parents n’utilisent que la langue de leur pays d’accueil (ce qui est courageux je trouve), d’autres les deux langues et d’autres encore choisissent de n’utiliser que leur langue maternelle. Pour moi il était évident de parler en français à mon fils. Certes je parle couramment japonais, mais ma maîtrise de la langue n’est pas encore parfaite. De ce fait, je me voyais mal parler, éduquer mon fils dans une langue qui n’est pas la mienne, que je ne maîtrise pas dans les moindres recoins au risque de lui transmettre mes erreurs, mon accent, mes tics de langage. Je laisse le japonais aux Japonais, c’est pour cette raison aussi que mon fils va à la garderie deux fois par semaine depuis qu’il a 1 ans et demi. Sachant qu’à partir de la maternelle il sera en immersion total du japonais, je veux l’inonder de français, lui donner des bases solides avant que la langue nippone ne prenne le dessus. Plusieurs parents d’enfants bilingues m’ont dit que des la maternelle, même parfois avant, leur enfant avait « choisi » sa langue et n’en parlait qu’une, que bien qu’il comprenait plus ou moins l’autre langue maternelle de son deuxième parent, qu’il s’évertuait à répondre, à communiquer dans la langue qu’il avait choisi. C’est une chose qui me fait peur, je ne veux pas que mon fils oublie le français, voir renie ses origines gauloises, ainsi je ferai tout ce qu’il faut pour éviter cela.

Introduction du français

A 7 mois je lui faisais écouter des comptines françaises en bruit de fond. 

Depuis qu’il a 1 an je lui fais la lecture tous les soirs, que se soit en japonais, en français ou en anglais. Je suis d’ailleurs ravie de constater que comme moi il adore les livres. Maintenant il essaye de lire par lui-même en répétant les mots que je dis à telle ou telle page, il aime aussi « lire » ses imagiers tout seul, c’est juste adorable.

A 1 an et demi j’ai introduit les dessins-animés. Pingu, Oui-oui, Thomas, T’choupi, Trotro, Petit ours brun et Sam-sam. Il regarde sur la tablette, je lui mets un temps limite quand il demande à regarder. Je suis consciente des polémiques concernant l’exposition des enfants de moins de 3 ans aux écrans, mais je tiens à préciser certaines choses avant de me prendre des remarques. De un, je ne me sers pas des écrans comme nounou, de deux, je modère son temps de visionnage, et de trois, il ne regarde pas tous les jours.  

Cote France, il y est déjà allé à trois reprise pendant à chaque fois un mois, d’abord à 7 mois, puis à 1 an et 4 mois et enfin à 3 ans. C’est pendant ses deux derniers voyages, surtout le dernier, où il a élargi son vocabulaire. Il en va s’en dire que pour entretenir une langue à laquelle on est peu exposé, qu’il est préférable de voyager pour pouvoir la pratiquer et être en immersion, ainsi j’essaye de rentrer en France avec lui une fois par an ou tous les 18 mois. 

Son français

Il a dit ses premiers mots à 13 mois par quelques petits mots. Il comprend mieux quand on lui parle dans cette langue qu’en japonais. A 1 an et 10 mois, même s’il ne parle pas encore, mais il a beaucoup de vocabulaire quand on lui demande de designer tel ou tel objet. C’est à 2 ans qu’il a vraiment commencé à s’exprimer oralement, à essayer de communiquer en parlant par syllabes, ainsi « to » signifiait « tomate », « yaourt » ou « le train Thomas » et « pa » signifiait « papa », « panda » ou « anpanman » (oui il n’y a pas échappé, merci la garderie^^’). A 2 ans et demi il sait compter de 1 à 10 en français, répète beaucoup ce qu’on lui dit et ce qu’il entend dans ses comptines. A 2 ans et 10 mois il connait l’alphabet français et commence à faire des phrases de deux, trois mots. A 3 ans c’est un vrai moulin à parole, il parle français sans problème, en faisant des phrases complètes. 

Son japonais

Ses premiers mots ont fait leur apparition à un peu plus 1 an et demi. Il a appris et pratique son japonais avec son père, ma belle-famille qui habite dans le même quartier que nous et à la garderie où il va deux fois par semaine. Quand son japonais a commencé à se développer j’étais toujours surprise d’entendre les dames de la garderie me rapporter ce qu’il avait dit durant la journée. Vers 2 ans et demi il a eu une période où il utilisait pas mal de japonais à la maison, mais ce ne fut qu’une courte phase. Chaque fois elles me disaient qu’il progressait et communiquait de mieux en mieux, que je n’avais pas à m’inquiéter pour son intégration en maternelle. A présent je constate qu’elles ont totalement raison. Actuellement il le comprend mieux qu’il ne le parle, mais sait se faire comprendre, ma belle-famille est d’ailleurs ravie de pouvoir « enfin » mieux échanger avec lui.

Bilan à 3 ans et demi

Je peux clairement dire que la langue maternelle de mon fils est celle de Molière. Il sait s’exprimer dans les deux langues meme s’il comprend et communique mieux en français qu’en japonais et en raison de l’écart de vocabulaire qu’il a entre elles. Depuis sa naissance je lui parle en français, bien que parfois lorsque nous sommes dehors en compagnie de Japonais, il m’arrive d’alterner. A la maison, mon mari étant bilingue, nous parlons principalement français. Pour le moment il ne mélange pas les deux langues et sait avec qui parler français et avec qui parler japonais, c’est naturel pour lui. D’ailleurs quand il joue avec ses trains il parle en japonais alors que quand il joue avec ses voitures il parle en français. La raison est simple, quand nous prenons le train les annonces sont en japonais et ses petites voitures (des tut tut bolides pour les connaisseurs^^) chantent et parlent en français. Voyant le résultat actuel, je suis contente de la façon dont j’ai procédé, même si je suis consciente que je suis chanceuse puisque qu’il est tout le temps avec moi, s’il avait été à la crèche tous les jours, le résultat aurait peu être été différent. En tout cas, il a acquis de bonnes bases en français et je suis sure qu’il rattrapera son retard de vocabulaire en japonais en quelques semaines car comme on dit, les enfants sont de vraies éponges et apprennent extrêmement vite. J’espère aussi ainsi qu’il ne se braquera pas et ne choisira pas la facilité en privilégiant la langue nippone parce qu’il peut communiquer avec plus de monde avec, on verra d’ici un an.

Petit tableau pour vous donner une idée de l’écart de vocabulaire qu’il a dans les deux langues.

  Français Japonais
animaux  
couleurs  
véhicules
nourriture  
corps humain  
vêtements  
alphabet  
compter de 1- 10
salutations

 

 

Akachan fude, une coutume japonaise

Il y a quelques mois j’ai découvert une jolie coutume japonaise, le akachan fude, soit pinceau de bébé. Il s’agit de prendre les premiers cheveux de bébé de son enfant pour en faire un pinceau de calligraphie avec son nom et sa date de naissance gravés sur le manche. On dit que les premiers cheveux de bébé, ceux qu’il avait déjà dans le ventre de sa mère ou qui ont poussé juste après la naissance sont plus souples et portent bonheur. Ainsi faire un akachan fude est censé protéger la santé et la croissance de l’enfant. 

(J’ai flouté le nom et prénoms de mon fils ainsi que sa date de naissance)

Mon fils avait peu de cheveux à la naissance. Dès qu’ils ont commencé à pousser, il a bouclé, comme moi à son age. Je les lui ai laissé pousser en me disant que je les lui couperai avant son entrer en maternelle. Puis il y a environ un an j’ai découvert via une amie cette coutume et je me suis dis que je le ferai également. En janvier, à 2 ans et 5 mois je me suis dit qu’il serait temps de faire sa première coupe à son fils, ses cheveux étaient bien longs et bouclés et ils s’emmêlaient facilement. Du coup direction le coiffeur, 15 cm ont été coupé ! Je garda précieusement cette longue mèche. 

En février, j’ai cherché une boutique qui faisait ce genre de pinceau souvenir. Je la trouva via le site japonais Rakuten. Les prix peuvent varier en 80 et 200 euros. On peut choisir d’écrire le nom en kanji ou en alphabet et ajouter éventuellement un petit détail en plus du nom et de la date de naissance. Il est aussi précisé qu’il faut que se soit vraiment les premiers cheveux de bébé, que la mèche fasse minimum 8 cm et que l’on peut aussi choisir de raidir la pointe du pinceau avec de la colle ou de laisser la courbe naturelle de la mèche. Je choisi de garder sa jolie bouclette. Après avoir passé commande, j’ai reçu un e-mail de confirmation m’informant de l’adresse à laquelle il fallait envoyer la mèche de cheveux. Ce que je fis la semaine suivante. Puis un mois et demi plus tard, je reçu ce magnifique pinceau, un souvenir précieux et unique. 

Kobe, parc zoologique du royaume des animaux

Le parc Kobe Animal Kingdom se situe à Kobe sur l’île de Rokko qui est accessible en voiture et via le monorail depuis la gare Sannomiya à Kobe. J’y suis allée via le monorail et à la gare de celui-ci il y avait une offre, pour l’achat du billet d’entrée du parc, le  ticket du monorail est gratuit. Le billet d’entrée coûte 1500 yens, ce qui est bien plus cher que celui du Zoo Oji de Kobe  (ici)   

Le parc Animal Kingdom est un zoo couvert ou certains animaux se baladent en « liberté », on peut marcher à leur cote et les caresser. Le parc se divise en quatre grandes serres et d’une partie en extérieure, en plus des animaux il y a une boutique souvenirs et un espace restauration. Cote animaux, on peut y croiser des pandas roux, des lamas, des tortues, des daims, des lapins, des kangourous, des pingouins, et toutes sortes de volatiles allant du canard au pélican en passant par le cygne et bien d’autres ! Ce qui m’a surtout étonné c’est qu’il y a aussi des chiens et des chats ! Dans un zoo ce n’est pas le genre d’animaux qu’on s’attend à voir ^^ Mon fils a pu caresser un lapin, le premier qu’il voyait en vrai, il était tout content, d’autant plus qu’il était super doux! Il était aussi tres intéressé par tous les oiseaux qu’il y avaient autour de lui dans la serre des oiseaux. Dans la serre des nénuphars, il y a aussi un bassin avec des Doctor Fish, vous savez ces poissons qui mangent les peaux mortes des pieds^^ Il faut payer 300 yens pour faire trempette, j’aurai volontiers tester, mais avec mon fils qui ne tenait pas en place cela aurait été difficile. C’est un endroit sympa qui plait beaucoup aux enfants donc n’hésitez pas a y aller si vous en avez l’occasion!

 

 

 

Aquarium de Suma

L’aquarium de Suma existe depuis 1957 et se situe à Kobe en bord de plage. Contrairement à l’Aquarium d’Osaka, le Kaiyukan, où la visite se fait en intérieur, celui-ci est en extérieur, un parc aquatique. On peut y voir des dauphins, des pingouins, des otaries, des lions de mer, des tortues, des méduses, des crocodiles, des requins, des raies et toutes sortes de petits poissons. On peut assister au show des dauphins dans leur bassin, mais en été leur spectacle a lieu en mer. On a la possibilité de toucher de toutes petites raies et  aussi nourrir les lions de mer et les pingouins à l’heure de leur repas, en payant 300 yens (2.45€). Il y a également un petit coin avec des attractions pour les enfants. Je crois que ce n’est qu’au Japon qu’il y a des manèges dans les zoo et aquariums. Sinon l’aquarium est vieux et petit, mais ça reste une agréable sortie avec les enfants.

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Baby food, la diversification alimentaire au Japon

Les débuts de la diversification alimentaire

La diversification alimentaire débute aussi différemment. En France, on commence en général par les carottes, le potiron, les haricots, alors qu’au Japon on commence par le riz qu’on appelle « okayu ». Au tout début, on le fait cuire avec beaucoup d’eau puis le passe au mixeur pour en faire un sorte de porridge, ça ressemble à de la colle blanche liquide. J’ai commencé la diversification alimentaire (version française) de mon fils quand il avait 5 mois et demi et après lui avoir fait goûter les légumes de base auxquels il avait droit pour son age, j’ai essayé quelques plats préparés japonais pour voir comment c’était et pour qu’il goûte aux saveurs japonaises (bien sur c’est mieux d’en faire soi-même, mais je préfère toujours avoir un petit stock en cas de manque de temps ou de sorties). Certains repas préparés sont soit sans riz soit déjà avec le riz incorporé sous forme de risotto. Avant mon retour en France, j’avais trouvé dans le supermarché près de chez moi cinq petits pots français de 130g qui sont à partir de 4 mois et qui coûtent environ 4 Euros l’unité ! Importation oblige, ça fait cher le pot ! En comparant avec ma belle-sœur les informations que je trouvais sur les sites français concernant la diversification alimentaire, j’ai pu constater que l’on ne donnait pas certains légumes/fruits au même age (par exemple, le radis se donne plus tôt alors qu’apparemment en France c’est vers un an, mais bon beaucoup de sites se contredisent également). 

 

Les petits pots

Vous le savez déjà, le Japon et la France n’ont pas la même alimentation, cela se constate jusque dans les petits pots pour bébés. Ici pas de petits pots de 200g, mais plutôt de 60, 70 ou 80g! Avant la naissance de mon fils, j’avais déjà un peu regardé ce qui était proposé en rayon, et je ne comprenais pas que les quantités soient si inférieures à celles de chez nous. La raison de ces quantités s’explique par l’alimentation japonaise elle-même. En effet, les Japonais aiment manger plusieurs petits plats lors d’un même repas, en plus du traditionnel bol de riz ça peut aller de quatre à six accompagnements différents. Pour les bébés, c’est la même choses, c’est pour cela que les plats préparés sont vendus par deux, pour diversifier, il suffit juste de rajouter le riz comme tout le monde. La mesure des quantité n’est pas la même également, en France on mesure avec une balance alors qu’au Japon on mesure en bol de riz.

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La notion de morceaux

Quand je suis rentrée en France, mon fils a pu découvrir ses premières saveurs françaises et avant de retourner au Japon, je m’étais envoyé un colis d’une dizaine de petits pots pour avoir un stock de « goût français » à la maison. J’ai l’impression que la notion de morceaux n’est pas la même, ici les plats de 9 mois comportent de plus « gros » morceaux que ceux de 12 mois que j’ai acheté en France, ce qui fait que je les donne déjà  à mon fils. Par contre, ici il n’y a que tres peu de compotes, voire pas du tout. 

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Les desserts pour bébé

Culturellement le Japon n’a pas pour habitudes de finir son repas par une touche sucrée, on le constate également pour les bébés. Ici ils ont peu de choix niveau yaourt, il est vraiment minuscule comparé à l’énorme rayon qu’on peut trouver chez nous. Ainsi les yaourts bébés de 6 à 24 mois se limitent à seulement quatre goûts, fraises, carottes, fruits et légumes verts et fruits et légumes jaunes, puis ceux pour les enfants de 1 à 3 ans ne proposent que les couleurs pomme/abricot et pèche, rien à voir avec ce qu’on trouve en France. Concernant les autres types de desserts pour bébé que j’ai trouvé, pas de compotes, mais de la gelée ! Par contre pour ce qui est biscuits et crackers à base de riz pour grignotter, ce n’est pas le choix qui manque !

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Chères lectrices expatriées, avez-vous également noter une différence au niveau de l’alimentation des bébés ?

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Setsubun 節分

 

Le 3 février, c’est le jour du Setsubun dans tout l’archipel nippon. Comme beaucoup, cette fête est aussi d’origine chinoise et est célébrée au Japon depuis le VIIIème siècle. On pourrait comparer cette tradition au carnaval. En effet, afin que le printemps puisse arriver sereinement en nous apportant de la chance, il faut chasser les démons de l’hiver ! Setsubun, 節分, signifie 季節の分かれ目 soit « le changement de saison ». Normalement cette fête devrait avoir lieu pour chaque saison, mais comme au Japon le printemps représente le renouveau, marque la nouvelle année (la rentrée scolaire par exemple), il est plus symbolique que ses consœurs.

De nos jours, il est de coutume de jeter par la fenêtre des mame, des graines de haricot, en disant « Oni wa soto, fuku wa uchi » (Les démons dehors, la chance à la maison), et que chaque personne mange autant de graines de soja que son age, mais je ne pense pas que les personnes ayant plus de 50 ans le fassent… 

L’origine de lancer des 豆まき (mame maki) sur les démons remonte à l’époque Muromachi (1336-1573) et vient de la contraction de 魔を滅す (MA wo MEssu) soit « détruire le démon » que l’on disait autrefois et qui a été remplacée par 鬼は外、福は内 (le démon dehors, la chance à la maison).

Parfois, on peut également voir des gens déguisés en démons se balader dans les rues (des grandes villes en général), certains enfants en profitent pour leur lancer des mame-maki alors que d’autres, surtout les petits, pleurent en les apercevant. Certains temples font le setsubun matsuri où des oni (démons) envahissent ces lieux sacrés et la foule leur lance des mame.

Le soir les Japonais mangent de longs sushi roulés, les ehoumaki composés de sept ingrédients, car le chiffre sept porte bonheur. Ils sont fourrés de beaucoup de choses comme du poisson, des œufs, du mitsuba, du concombre etc, ce qui fait que c’est simple mais chiant à préparer (je cite ma belle-mère^^). Il est préférable de les manger selon l’ehô qui désigne la direction annuelle de l’eto, le signe du zodiaque chinois, afin d’être heureux.

 

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