Grand Tremblement de terre de Kobe de 1995, les témoignages

Aujourd’hui, le 17 janvier 2020 marque les 25 ans du grand tremblement de terre qui frappa Kobe au petit matin, à 5h46. Un événement encore ancré dans la mémoire des survivants et dans la ville elle-même. Kobe a toujours été très attachée à son histoire et en sème constamment quelques bribes dans ses rues afin de ne pas oublier. Ainsi chaque année à cette date charnière, les cœurs se rassemblent pour partager ce douloureux souvenir et honorer les disparus. Comme chaque année la cérémonie de commémoration se passe dans le parc Higashi Yuenchi qui regorge de symboles et de souvenirs liés à ce jour.

Cette année, à l’approche de cette date commémorative et lourde de souvenirs, plusieurs connaissances japonaises m’ont raconté ce qu’elles ont vécu ce jour-là. Leurs récits m’ont beaucoup touché et j’aurai pu les écouter pendant des heures. En suivant cette idée de ne pas oublier, je me suis dis que j’allais en partager quelques uns avec vous.

 

                                           5h46                                                         17 janvier 

I
« Ma maison fut entièrement détruite. J’étais coincée sous les décombres. Ma fille était enceinte et devait accoucher dans les prochains jours, mais par chance la catastrophe n’a pas précipité l’accouchement. Par contre, en plus du séisme, on nous avait aussi volé les affaires que nous avions dans notre voiture… »

N
« J’avais la vingtaine et j’étais chez moi, dans l’arrondissement de Tarumi. En entendant le bruit j’avais pensé à un orage, puis ça a tremblé. J’ai eu l’impression que la terre se fendait en deux. Ma maison a tenu le choc, mais nous n’avons pas eu d’eau avant 3 semaines. Les gens faisaient la queue pour aller dans les sento (bains publics), il y avait parfois jusqu’à 3h d’attente. J’y suis allée 2 jours après le séisme. L’eau était tiède et sale. Je n’ai plus voulu y retourner, ce n’était pas agréable de se baigner la-dedans. Par chance, une voisine m’a proposé de me doucher chez elle le temps que ce soit réparer chez moi. Certains quartiers ont été entièrement rasé, il n’y avaient plus rien. Je me suis dis que ça devait ressembler à ça après les bombardements de la guerre… »

N
« J’avais la quarantaine. Ce matin-là je devais prendre l’avion pour aller en Europe. Je me préparais car le taxi devait venir me chercher à 6h. En y repensant que je me dis que j’ai eu de la chance car si le séisme aurait eu lieu quelques minutes plus tard, j’aurai probablement perdu la vie sur l’autoroute qui s’était écroulée. Quand ça a tremblé à la maison, l’armoire qui était derrière moi est tombée. A nouveau par chance, ma valise qui était entre elle et moi l’a retenue pour ne pas qu’elle m’écrase. Quand j’ai réussi à m’extirper de ce qui restait de ma maison, j’avais le visage noir, j’étais toute sale, je n’avais qu’une envie, me laver. Je suis restée 3 mois dans la primaire de mon quartier qui servait de refuge, il y avait du chauffage, on y était bien, tous le monde s’entraidait… »

S
« J’avais la quarantaine et j’habitais dans un appartement dans l’arrondissement de Nada. Bien que l’immeuble avait 6 ans, il a été très endommagé. Pendant les réparations, qui ont coûté très chère, je suis restée deux mois dans un refuge dans la ville de Akashi. A l’époque les téléphones portables n’existaient pas, on n’avait aucun moyens de communication pour contacter nos proches et savoir comment ils allaient. On devait alors laisser des mots avec leurs noms dans des refuges… »

S
« Ce quartier de Nagata est celui qui a été le plus touché par la catastrophe. Ce jour-là c’était le jour de fermeture de notre sento (bain public). Suite au tremblement de terre de nombreuses nagaya, les vieilles maisons japonaises accolées, étaient en feu. Cependant, nous n’avions plus d’eau pour les éteindre et les secours mettaient du temps à venir. Nous sommes alors allés à notre sento, la bâtisse ayant tenue le coup, nous avons décidé d’utiliser l’eau des bains pour aider à éteindre les incendies en utilisant les bassines. Puis trois semaines plus tard nous avons pu rouvrir le sento pour la plus grande joie de nos habitués… »

***

La ville de Kobe et ses habitants tiennent à leur histoire, cette catastrophe fait partie
d'eux et ils ne veulent pas que les générations suivantes l'ignorent, bien au contraire. 
Ils souhaitent continuer d'en parler, de commémorer ce jour et ses victimes, même si
avec le temps il y aura de moins en moins de survivants pour raconter ce qu'ils ont vécu. 
Ils ne veulent ni qu'on oublie ce 17 janvier 1995, ni tomber eux aussi tomber dans l'oubli.

Kobe, pèlerinage des Sept Dieux du Bonheur 七福神

Je vous en avais déjà parlé précédemment ici, je collectionne les goshuin, les sceaux des temples et sanctuaires. A force de déambuler dans ces lieux, j’ai découvert qu’il existe divers pèlerinages à travers tous le Japon dont chacun à sa spécificité. De part ma situation géographique j’avais décidé de privilégier ceux de ma région, ainsi après avoir fait le pèlerinage des 8 sanctuaires de Kobe, je me suis lancée dans celui des sanctuaires des Sept Dieux du Bonheur de la ville portuaire !

Mais d’abord, qui sont donc ces Sept divinités de la mythologie japonaise ? Petite présentation rapide. 

Sans titre

Bishamonten, protecteur des richesses, c’est un dieu guerrier représenté en armure avec une lance et une pagode dans chaque main. Il est également le chef des quatre gardiens de Bouddha ce qui fait qu’il occupe une place importante dans la religion bouddhiste.

Benzaiten, ou Benten, est la seule femme du groupe. Déesse des arts, de la beauté, de la musique, des sciences, du savoir, de l’éloquence, mais aussi de la vertus, de la sagesse et de la longévité. Elle est souvent représenté accompagnée d’un serpent blanc, surtout avec un biwa dans les mains qui est un instrument de musique à cordes traditionnel japonais.

Fukurokuju, dieu de la sagesse, du bonheur, de la longévité, de la virilité et la prospérité. Il est décrit comme étant un vieillard chauve au crane allongé, ainsi qu’une canne et un parchemin à la main.

Hotei est le dieu de l’abondance, du contentement, de la bonne sante et du commerce. Il apparaît sous les traits d’un moine obèse, chauve aux grandes oreilles et souriant, ce qui lui vaut le surnom de « bouddha rieur ».

Juroji est le dieu de la longévité et de l’harmonie avec la nature, c’est pourquoi il est accompagné d’un cerf. Ayant aussi le physique d’un vieillard à longue barbe et tenant un parchemin à la main, il est aussi parfois représenté tenant une pèche, qui est un autre symbole de longévité.

Daikokuten est le dieu de la richesse, du commerce et des échanges, il est aussi souvent apparenté à Ebisu. Représenté comme un homme corpulent et souriant, on le voit à se tenir à coté d’un sac de riz et en porter un autre sur son dos contenant la patience et la sagesse

Ebisu est le dieu des pêcheurs, des marchands, de la prospérité et du travail honnête. On le représente souvent en kimono avec une canne à pêche et une dorade dans chaque main.

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Normalement lorsque l’on tient un goshuin-cho, un carnet de pèlerin, on ne récolte que le sceau du temple en question, mais ici c’est celui du dieu qu’il faut demander ! Concernant le pèlerinage de Kobe, il existe également un goshuin-cho spécial qui contient un dessin de chaque dieu à coté de son goshuin. Extérieurement il parait très simple, mais lorsque je le feuillette, je le trouve magnifique et vraiment classe.

Sanctuaire Minatogawa jinja  –  Sanctuaire Nagata jinja  –  Sanctuaire Ikuta jinja
Temple Tairyu ji – Temple Nenbutsudera – Temple Tenjouji – Temple Sumadera

Ce pèlerinage passe par les sanctuaires et temples les plus importants de Kobe. Suivre cette carte des dieux permet aussi de découvrir autrement la ville maritime en passant près de la mer, se promenant en plein centre-ville ou dans des quartiers populaires et même en s’aventurant en montagne ! Par contre, comme il est nécessaire de récolter trois goshuin en montagne, il n’est pas possible de le faire en un jour, à moins de vraiment se dépêcher sans s’imprégner des lieux et profiter des découvertes qu’il est possible de faire ce qui serait vraiment dommage. 

Pour commencer 2020 je voulais vous présenter ce pèlerinage en particulier car, bien qu’il puisse se faire n’importe quand, il est recommandé de le faire en début d’année afin que la collecte complète de celui qui la réalise lui porte chance et lui apporte une bonne année. Alors, si vous êtes au Japon en janvier / février, faites comme les Japonais et peut être que votre année sera sous une bonne étoile !

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J’en profite pour vous souhaite une très bonne et heureuse année de la souris ! 

Kobe safari, une nouvelle aventure au Japon

Depuis maintenant 7 ans, je partage sur mon blog non seulement mon quotidien, mais également mon amour pour la ville de Kobe en présentant divers endroits à visiter. J’aime déambuler dans ses rues, découvrir de nouveaux coins et immortaliser mes trouvailles pour les partager ici et sur instagram. Cependant j’ai toujours eu l’impression que cela restait assez théorique si je puis dire, ce blog en est un parmi tant d’autres, il a peu de vues et je doute que des personnes se soient rendues sur les lieux dont je parle, pour ça instagram a probablement plus d’impact. Bref, tout ça pour dire que maintenant je passe à la pratique !

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J’ai le plaisir de vous annoncer que les Kobe Safari ont récemment vu le jour ! Il y a un an, Angelo des Osaka Safari, dont je vous avez déjà parlé ici, m’a proposé de rejoindre l’équipe des Japon Safari et de tenter l’aventure pour Kobe ! Une proposition que je n’ai pas pu refuser. Ainsi pendant des mois j’ai exploré davantage afin de trouver de nouveaux endroits tout en ayant suffisamment de diversité à présenter et qui s’adapterait aux différents profils de ceux qui me feraient assez confiance pour les guider.

 

Entre mer et montagnes, Kobe est principalement connu pour le grand tremblement de terre qui l’a frappa et pour son bœuf. Son port fait partie des premiers qui se soient ouvert à l’étranger permettant ainsi la venue de nombreux marchands de tout horizons qui participèrent à ce mélange des cultures et qui façonna la ville maritime que nous connaissons aujourd’hui. De ce fait, la ville arbore une apparence européenne renvoyées par ses grandes rues aérées sans câbles électriques et ses maisons d’influence coloniale, ce qui malheureusement attire peu de touristes. Cependant, bien que sous-estimée, cette ville portuaire a beaucoup à offrir et possède de nombreuses cartes dans sa manche, il suffit de sortir du centre ville pour faire de jolies découvertes. Pour dénicher ces trésors oubliés, rien de mieux que d’être accompagné par des locaux, ceux qui y vivent et connaissent les moindres recoins de leur terre d’accueil. Alors laissez-moi vous raconter son histoire, vous montrer ce qui fait son charme, vous présenter ses habitants chaleureux qui sont habitués aux étrangers, bref laissez-moi vous guider dans le quotidien de ma ville de cœur.

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Alors si vous êtes de passage dans la région du Kansai, n’hésitez à venir dans cette ville multiculturelle, je serai ravie de vous rencontrer et de vous faire découvrir cette ville à qui je tiens beaucoup. Le site est encore en construction, mais en attendant il est possible de réserver une balade par ici > Kobe Safari 

Kobe Winery, du vin made in Japon

Ce mois-ci, lors d’une excursion avec les Kobe PR Ambassador, j’ai découvert un nouvel endroit à Kobe, l’exploitation viticole de Kobe Winery qui se situe à 30min de route depuis le centre de Sannomiya. Cependant cet endroit n’est pas que pour les amateurs de vin, en effet il y a aussi un espace barbecue et jeux pour les enfants. Etant Française, les Japonais pensent que je bois du vin à chaque repas et que je m’y connais, alors que ce n’est pas du tout le cas. Je ne m’y connais pas du tout et je n’en consomme que pour des occasions. Cependant j’avoue préférer le vin blanc au rouge et venant d’Alsace, j’aime particulièrement le Riesling, le Pinot Gris et le Gewurztraminer. Les villages alsaciens sont connus pour les vignes et voir celles-ci m’a rendu un peu nostalgique.

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Kobe Winery a vu le jour en 1983 et possède actuellement des vignes éparpillées dans divers endroits de Kobe. Ils produisent principalement cinq sortes de raisin afin de faire du Merlot et du Cabernet Sauvignon en vin rouge et du Chardonnay, du Riesling et du
Shinano Riesling en vin blanc. Le Shinano Riesling fut créé uniquement par Kobe Winery, il s’agit d’un hybride de Chardonnay et de Riesling. En 2007 il gagné le prix Gold au Japan Women’s Wine Awards qui est la première compétition internationale de vins au Japon dont les juges sont uniquement des femmes.

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Vendangeurs du jour, on nous a d’abord expliqué comment bien choisir les grappes de raisin. Puis munis de gants et d’un sécateur nous nous sommes exécuté dans les vignes d’un futur Chardonnay. Observant de près ce précieux cépage, c’est avec la plus grande délicatesse qu’il fallait les déposer dans le cageot. Les grappes abîmées ou d’une mauvaise couleur, elles, rejoindront le composte. 

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Ensuite, suivant la destinée de ce goutu nectar, direction la distillerie. L’entrepôt doit être maintenu au frais et les cuves de fermentation sont constamment arrosées d’eau froide. Dans les tonneaux, le vin prend doucement vie. Les bulles que nous voyons dans la fiole indique que la fermentation est en plein travail.

Puis vient la phase finale, le moment de la dégustation. Nous avons eu droit à un jus de Cabernet Sauvignon, un jus de fermentation de Chardonnay, le shinano riesling et le vin rouge nommé Select red. Comme je m’en douté, j’ai préféré le vin blanc au rouge et à ma grande surprise, le jus de fermentation était meilleur que je ne l’aurait pensé.

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C’était une chouette expérience, c’était vraiment intéressant d’apprendre des choses et du goûter du vin japonais pour la première fois. Je sais que je n’y serai jamais allée de moi-même donc je suis contente que nous y soyons aller. Ainsi si vous aimez le vin ou être curieux, je vous recommande fortement d’y faire un saut.

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Plaques d’égouts japonaises, l’art au bout des pieds à Kobe

Il y a trois ans j’avais déjà rédigé un article sur les plaques d’égouts japonaises (ici) en y présentant quelques unes que j’avais vu à travers l’archipel et en y pointant les symboles de chaque ville que nous pouvions y voir dessus. Dans le même registre, j’ai voulu cette fois-ci me concentrer sur les plaques d’égouts de Kobe qui sont toutes très jolies et originales. Parfois, c’est aussi bien de regarder parterre car on peut y trouver de petites perles, puis concernant Kobe, si on fait attention aux détails, on peut aussi constater que la ville éparpille des miettes de son histoire un petit peu partout.

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La première plaque d’égout décorative de Kobe apparut en 1988 et se trouvait dans la ville thermale Arima-onsen représentant la rivière qui la traverse, les érables et le téléphérique qui mène au Mont Rokko. Ce n’est que par la suite que des plaques d’égouts décoratives représentant la ville de Kobe apparurent dans la ville portuaire et actuellement il en existe une dizaine. 

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On peut en trouver de très élaborées, mais aussi des « informatives » comme celle-ci qui indique la distance qu’il y a de son emplacement jusqu’au port et jusqu’au quartier Kitano qui se trouve coté montagne avec ses maisons étrangères, les ijinkan.

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En 2016 avait eu lieu le premier concours de design de plaques d’égouts dont le thème était « le port de Kobe« . Parmi les 159 propositions des habitants, voici les deux designs retenus qui ont eu l’honneur d’inaugurer ce premier concours. On constate que, bien que les styles soient très différents, ils correspondent parfaitement au thème.

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Le thème du deuxième concours de design de plaques d’égouts était « ce que j’aime à Kobe« , parmi les 85 propositions soumises, voici l’une des deux qui fut retenue. Mer et montagne, la tour de Kobe, son port rouvert depuis 150 ans, un panda pour le zoo Oji et un dauphin qui, je suppose doit faire référence à l’aquarium de Suma. Kobe est vraiment aimée de ses habitants, ils en sont fiers et on le voit partout ! 

 

Cette plaque fait référence au Luminarie, le festival de lumières qui a lieu en décembre en mémoire des victimes du grand tremblement de terre de 1995.

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On trouve aussi des plaques dites « touristiques » comme celles-ci. La première a été réalisée sous forme de médaille.

D’autres plaques sont reliées à des quartiers en particuliers. La première est rattachée au quartier de Motomachi, les lanternes font référence à celles que l’on trouve dans la longue galerie marchande et qui changent de style à chaque section. La deuxième est celle de la rue Sannomiya Center South street, qui après le séisme de 1995, fut réaménagée dans un style urbain plus moderne. La rue fut pavée tout en étant agrémentée de réverbères puis des magasins et des restaurants de style occidentaux s’y sont installés. La troisième toute mignonne représente la spatule que l’on utilise pour faire le Sobameshi, un mélange de yakisoba et de riz, qui est la spécialité du quartier de Nagata. La quatrième représente le zoo de Kobe, Oji qui permet effectivement d’y voir un panda.

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Cependant les plaques d’incendie ne sont pas des laissées-pour-compte, en effet on en trouve aussi à l’image de la ville maritime et rassemblant plein de ses symboles.

Si vous êtes des collectionneurs, sachez qu’il y existe même une collection de cartes à l’effigie des plaques d’égouts du Japon. Une autre façon de visiter sous forme de chasse au trésor !

 

Nunobiki Herbs Gardens, le jardin des plantes de Kobe

Voici le plus grand jardin des plantes du Japon, le Kobe Nunobiki Herbs Gardens qui est très connu dans la préfecture de Hyogo. Il se trouve sur le mont Maya donc pour y accéder il faut prendre le téléphérique qui se situe à coté de la gare Shin-Kobe.

Durant la montée, nous avons droit à une magnifique vue sur la ville de Kobe, la forêt recouvrant le mont Maya et sur la cascade Nunobiki. Une fois arrivée en haut, c’est une immense terrasse qui nous accueille avec une grande maison qui me rappelle les maisons alsaciennes de chez moi. Il y a un café et une petite boutique où on peut acheter divers produits, principalement à base de lavande, de rose et de miel ou de toutes autres sortes de senteurs florales. Tout sent si bon ! 

En descente de la terrasse c’est un beau et vaste jardin qui s’étend en présentant une grande diversité de fleurs ainsi qu’une multitude de couleurs. Puis ce qui est intéressant avec les herbes que l’on peut y voir, c’est que les Japonais ne les utilise pas de la même façon que nous en Europe ! Un petit peu à l’écart du jardin, il y a également un espace « repos » où l’on peut contempler la vue sur la ville de Kobe et la mer tout en se trempant les pieds dans un ashi-yu (petit onsen chaud pour les pieds), celui-ci est à base de plantes. C’est vraiment un agréable endroit à voir pour s’éloigner du béton de la ville, et ce peu importe la saison.

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Dans les serres, il est possible de créer son propres sachet de fleurs et d’herbes séchés. D’abord on choisi le pochon, puis trois herbes, on les mélange et les dispose sur du coton qu’ensuite il faudra mettre dans le sachet. Comme décoration entre le coton et le sachet, on peut y mettre une feuille de laurier et quelques pétales de rose séchées. Tout cela ne prend que 10 minutes.

La spécialité du jardin est la glace à la lavande. La maisonnette qui en vend se trouve à coté de la gare du téléphérique qui permet de regagner la ville. Alors surtout n’hésitez pas à y goûter, c’est un régale !

 

Site du jardin des plantes ici

Kobe : Akashi Kaikyo Obashi, le plus long pont suspendu du monde

Akashi Kaikyo Obashi, une impressionnante et magnifique oeuvre architecturale qui s’élance au dessus de la mer. D’une longueur de 4km, il est connu comme étant le pont ayant la plus longue portée centrale suspendue au monde. Il relie la ville de Kobe et l’île d’Awaji dont les habitants devaient, autrefois, prendre le ferry pour circuler entre les deux îles, chose qui est toujours possible d’ailleurs, mais de nos jours la traversée se fait en bus et en voiture. 

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Pour entrer dans les détails, voici quelques chiffres à l’arrondi (je me permets d’arrondir car les techniciens et le guide le faisaient eux-mêmes). Ce géant d’acier a ainsi une portée centrale de 2km et deux portées latérales de 1 km, pour une longueur totale de 4km. La partie centrale a du être étirée d’un mètre à la suite du tremblement de terre de Kobe de 1995 dont l’épicentre était situé juste entre les deux pylônes du pont. Ainsi, prenant en compte les séismes qui secouent régulièrement le pays et les typhons qui traversent le Japon, des mesures ont été prises pour que sa structure lui permette de résister à des vents de 80 m/s (près de 290 km/h), à des séismes d’une magnitude de 8,5 sur l’échelle de Richter ainsi qu’à des courants marins de 4,5 m/sSa construction commença en mai 1988 et il fut ouvert à la circulation le 5 avril 1998. Il aura donc fallu 10 ans pour construire cette oeuvre d’art. Cependant les véhicules ne sont pas les seuls à circuler sur le pont, en effet, celui-ci transporte également l’électricité et l’eau potable sur l’île d’Awaji. 

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Il y a deux façons de visiter le pont. La première se limite au musée et à l’exploration du tout début de la partie suspendue latérale. Le musée retrace l’histoire de sa construction et détaille bon nombre d’éléments qui le compose. La deuxième consiste tout d’abord à participer à une réunion d’informations avec des techniciens qui expliqueront comment se passera la visite et surtout qui donneront des consignes de sécurité. Le port du gilet et du casque sont obligatoire.

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Ensuite c’est dans les entrailles du colosse que cela se passe. De l’interieur, son squelette est tout aussi impressionnant. Sa colonne vertébrale offre un tunnel sans fin. Accompagné d’un guide et de ses explications, l’excursion commence ! La mer sous nos pieds et les bateaux qui y voguent nous rappelle notre privilège. Il faudra parcourir le kilomètre de la première partie suspendue avant de pouvoir atteindre notre objectif, le premier pylônes. En effet du haut de ses 300m celui-ci offre une vue imprenable sur Kobe et l’île d’Awaji.

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A la fin de la visite, les aventuriers du jours reçoivent un diplôme avec la photo de groupe prise au sommet du pont. 

Le site Akashi KAikyo Bridge 

Kobe : Sumadera, temple entre guerre et secrets

Fondé en 886, Sumadera est un temple bouddhiste qui se situe à Kobe dans l’arrondissement de Suma. Très ancien et de part son histoire dans la religion, c’est un lieu important pour les locaux.
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L’enceinte du temple est grande et ses paysages sont aussi appréciables au printemps sous les cerisiers, qu’en automne sous les érables rouges. Peu touristique, c’est l’endroit idéal si vous voulez éviter la foule et visiter au calme.

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Fin avril, il est d’ailleurs possible de venir participer à deux cérémonies du thé, on peut également profiter d’un concert de Koto, il s’agit d’un instrument de musique à cordes pincées utilisé en musique japonaise traditionnelle, notamment dans le théâtre kabuki et le bunraku. D’ailleurs j’ai eu un gros coup de cœur pour les moulures du bâtiment dans lequel on pratique justement la cérémonie thé matcha. Les détails, le travail du bois et surtour les yeux, c’est superbe !

 

On y trouve aussi cette superbe pagode de trois étages. Malheureusement celle-ci n’est pas d’origine, en effet l’original fut détruite 800 ans plus tôt lors du grand tremblement de terre de 1596 puis elle fut reconstruite en 1984.

 

De nos jours, il sert aussi de mémorial de la guerre de Gempei qui opposait les deux clans les plus influant de l’époque, les clans de Taira et Minamoto. En effet dans la « salle du trésor » on peut y voir quelques reliques et des représentations historiques de ce qui s’est passé durant cette guerre.

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La raison principalement de ma venue ici était de continuer ma collection de goshuin, notamment celui des Sept Dieux du Bonheur, et pour voir les cerisiers qui l’habitent et bordent le petit étang qu’il y à coté.

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Mais finalement Sumadera fut une belle surprise, un bel endroit, et contre tout attente, très interactif ! En effet, l’enceinte est rempli de statues en tout genre, dieux, ou animaux, chacune a son petit secret. Un ours qui chante, des singes qui répondent à une caresse sur la tête, des pierres qui bougent, une grenouille qui perd la boule, une tortue qui porte chance, une horloge magique et bien d’autres encore ! A présent, c’est à vous de jouer, venez et partez à une chasse aux trésors pas comme les autres. Une activité qui devraient d’ailleurs ravir les enfants ! 

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Kobe PR Ambassador

J’ai le plaisir et l’honneur de vous annoncer que j’ai été sélectionnée pour être ambassadrice de la ville de Kobe pendant une année !

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Kobe PR Ambassador est un organisme qui a vu le jour en 2017. Chaque année, il recrute 25 étrangers passionnés par leur ville d’accueil qui y habitent, y étudient ou y travaillent afin que ceux-ci la promeuvent via les réseaux sociaux. Leur but étant d’attirer plus de touristes étrangers, l’anglais prime ! Tout au long de l’année, Kobe PR organise des sorties et fait participer ses représentants à divers événements dans la ville maritime, que ce soient des lieux connus ou non, le tout est de faire davantage découvrir Kobe, notamment ce qui se fait au niveau local et d’en parler sur les réseaux sociaux.

Je l’ai déjà dit, mais j’aime Kobe. C’est une ville que j’aime énormément et qui m’a beaucoup apporté. Il y a une grande richesse et diversité culturelle qui fait qu’on se sent chez soi. Depuis plusieurs années maintenant, j’arpente ses rues pour découvrir et mieux connaitre la ville. Au bout de 7 ans je la connais quasi comme ma poche et via mon blog et instagram j’essaye aussi de montrer que Kobe ne se limite pas à son centre Sannomiya, le sanctuaire Ikuta, son quartier chinois et à son port. Au contraire, il y a beaucoup de choses à y faire et à voir, il faut juste savoir où aller. Quand j’ai découvert Kobe PR Ambassador, je me suis dit que c’était quelque chose pour moi car nous avions le même but et que devenir ambassadrice me permettrait également d’en apprendre davantage, que ce soit sur son histoire, sur la culture ou sur ses endroits à visiter.

L’année dernière je n’avais pas osé postuler parce que j’étais gênée par mon accent anglais très franchouillard. Puis 2019 arriva et j’ai finalement sauté le pas. J’ai envoyé ma candidature, passé l’entretien en anglais et aujourd’hui j’ai eu la cérémonie officielle à la mairie de Kobe en présence du maire et des autres ambassadeurs et ambassadrices. Après avoir fait connaissance, nous avons eu la cérémonie où le maire nous a remis en main propre notre certification d’ambassadeur, ensuite nous avons dû faire un petit speech chacun notre tour. Il en va de soi que devoir parler dans une langue étrangère devant une trentaine de personnes tout en étant filmés et avec une bonne dose de stress, ce ne fut pas une tâche facile. J’aurai été plus à l’aise de parler en japonais ! Cette année nous sommes 33 amoureux de Kobe venant de 16 pays différents et je peux dire en parlant au nom de tous, que nous ferons de notre mieux pour promouvoir Kobe en montrant que c’est une ville extra et riche culturellement qui mérite vraiment d’être visitée au moins une fois ! 

 

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Sakura, les fleurs de cerisiers crue 2019

Le printemps est arrivé. Les fleurs de cerisiers fleurissent petit à petit sur l’archipel. Les villes et les parcs se parent de touches de couleurs blanches et rosées. Comme chaque année, c’est avec impatience que les Japonais guettent la pleine floraison de ce symbole national afin de venir les contempler.

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Ainsi c’est au moment de leur apogée, qu’armés de leur appareil photo ses adorateurs viennent immortaliser leur beauté. Les Japonais ont une grande affection pour les sakura. Un symbole de renouveau, mais aussi et surtout de beauté éphémère, rappelant notre vie de mortel dont le destin est de tomber pour retourner à la terre.

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Dans les parcs, en pleine rue, pres des rivières ou en montagnes, tant de possibilités et de paysages à observer. Quand les cerisiers sont en fleur, tout est sublimé, leur présence suffit à nous émerveillés.

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Sakura, petites fleurs, aux pétales délicates et fragiles dont la vie ne tient qu’à un fil. L’union fait la force, ensemble elles nous en mettent plein les yeux et semblent invincibles. Cependant, un coup de vent suffit à les faire tomber en disgrâce. Elles s’envolent, tourbillonnent, dansent au gré du vent avant de connaitre une chute fatale. Quand leur heure est venue, elles tapissent nos rues, ou voguent sur les cours d’eau pour un dernier voyage.

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Ainsi, de part cet attachement aux fleurs de cerisiers, il existe de nombreuses chansons à leur sujet. En voici quelques-unes, probablement les plus connues. Est-ce que les connaissiez deja ou en connaissez-vous d’autres ?

SakuraIkimonogakari  🌸 さくら・いきもの がかり

Sakura – Naotaro Moriyama 🌸 桜・森山直太朗

Sakura – Kobukuro 🌸 桜・コブクロ