Nunobiki Herbs Gardens, le jardin des plantes de Kobe

Voici le plus grand jardin des plantes du Japon, le Kobe Nunobiki Herbs Gardens qui est très connu dans la préfecture de Hyogo. Il se trouve sur le mont Maya donc pour y accéder il faut prendre le téléphérique qui se situe à coté de la gare Shin-Kobe.

Durant la montée, nous avons droit à une magnifique vue sur la ville de Kobe, la forêt recouvrant le mont Maya et sur la cascade Nunobiki. Une fois arrivée en haut, c’est une immense terrasse qui nous accueille avec une grande maison qui me rappelle les maisons alsaciennes de chez moi. Il y a un café et une petite boutique où on peut acheter divers produits, principalement à base de lavande, de rose et de miel ou de toutes autres sortes de senteurs florales. Tout sent si bon ! 

En descente de la terrasse c’est un beau et vaste jardin qui s’étend en présentant une grande diversité de fleurs ainsi qu’une multitude de couleurs. Puis ce qui est intéressant avec les herbes que l’on peut y voir, c’est que les Japonais ne les utilise pas de la même façon que nous en Europe ! Un petit peu à l’écart du jardin, il y a également un espace « repos » où l’on peut contempler la vue sur la ville de Kobe et la mer tout en se trempant les pieds dans un ashi-yu (petit onsen chaud pour les pieds), celui-ci est à base de plantes. C’est vraiment un agréable endroit à voir pour s’éloigner du béton de la ville, et ce peu importe la saison.

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Dans les serres, il est possible de créer son propres sachet de fleurs et d’herbes séchés. D’abord on choisi le pochon, puis trois herbes, on les mélange et les dispose sur du coton qu’ensuite il faudra mettre dans le sachet. Comme décoration entre le coton et le sachet, on peut y mettre une feuille de laurier et quelques pétales de rose séchées. Tout cela ne prend que 10 minutes.

La spécialité du jardin est la glace à la lavande. La maisonnette qui en vend se trouve à coté de la gare du téléphérique qui permet de regagner la ville. Alors surtout n’hésitez pas à y goûter, c’est un régale !

 

Site du jardin des plantes ici

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Kyoto, 智積院 le temple Chishakuin et ses hortensias

Chishakuin est un temple appartenant au mouvement bouddhiste Shingon-shū Chizan-hase qui se trouve à Kyoto dans le quartier de Higashiyama et qui est facile d’accès via le métro et en bus. C’est un beau et grand complexe de temples, non seulement son bâtiment principal, qui fut brûlé et reconstruit, est immense et impressionnant, mais ses jardins sont aussi magnifiques !

J'y été allée en décembre dernier pour une sortie kimono sous les momiji, mais ayant trop 
froid je n'avais pas pris le temps de visiter le temple. Ainsi je suis revenue ce mois-ci pour 
enfin lui faire honneur et je ne regrette pas. Ce matin-là, des moines étaient en train de
 réciter des prières dans le bâtiment principal, leurs voix résonnaient, c’était si beau.

Le jardin inspiré du Mont Lushan en Chine permet de faire un arrêt dans le temps ou tout n’est que contemplation. Assis sur les tatami, le silence règne, le regard est captivé par le paysage, un sentiment d’apaisement prend place. Parfois il faut prendre le temps de prendre le temps.

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Face au jardin, la pièce de tatami Daishoin expose de superbes peintures murales. Le bâtiment en contient bien d’autres et c’est en déambulant en chaussettes dans ses longs couloirs en bois semblables à un labyrinthe qu’elles surgissent à chaque tournant.

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Pour les amoureux de la nature, c’est également l’endroit idéal pour apprécier les saisons tout au long de l’année. Pruniers en hiver, cerisiers et azalées au printemps, hortensias en été et érables rouges en automne !

Mi-juin, son jardin d’hortensias était à son apogée. Ces pompons colorés habillaient ce jardin de mille couleurs. Tant de nuances de bleu, de rose et de violet qui émerveillaient ses visiteurs.

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Chishakuin dispose également d’une annexe y exposant des peintures de Tohaku Hasegawa et ses disciples qui sont considérées comme des Trésors Nationaux et qui représentent les quatre saisons. Cependant à l’interieur les photos sont interdites, je vous invite donc, si vous en avez la possibilité, à aller les contempler de vos propres yeux.  

Kobe : Akashi Kaikyo Obashi, le plus long pont suspendu du monde

Akashi Kaikyo Obashi, une impressionnante et magnifique oeuvre architecturale qui s’élance au dessus de la mer. D’une longueur de 4km, il est connu comme étant le pont ayant la plus longue portée centrale suspendue au monde. Il relie la ville de Kobe et l’île d’Awaji dont les habitants devaient, autrefois, prendre le ferry pour circuler entre les deux îles, chose qui est toujours possible d’ailleurs, mais de nos jours la traversée se fait en bus et en voiture. 

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Pour entrer dans les détails, voici quelques chiffres à l’arrondi (je me permets d’arrondir car les techniciens et le guide le faisaient eux-mêmes). Ce géant d’acier a ainsi une portée centrale de 2km et deux portées latérales de 1 km, pour une longueur totale de 4km. La partie centrale a du être étirée d’un mètre à la suite du tremblement de terre de Kobe de 1995 dont l’épicentre était situé juste entre les deux pylônes du pont. Ainsi, prenant en compte les séismes qui secouent régulièrement le pays et les typhons qui traversent le Japon, des mesures ont été prises pour que sa structure lui permette de résister à des vents de 80 m/s (près de 290 km/h), à des séismes d’une magnitude de 8,5 sur l’échelle de Richter ainsi qu’à des courants marins de 4,5 m/sSa construction commença en mai 1988 et il fut ouvert à la circulation le 5 avril 1998. Il aura donc fallu 10 ans pour construire cette oeuvre d’art. Cependant les véhicules ne sont pas les seuls à circuler sur le pont, en effet, celui-ci transporte également l’électricité et l’eau potable sur l’île d’Awaji. 

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Il y a deux façons de visiter le pont. La première se limite au musée et à l’exploration du tout début de la partie suspendue latérale. Le musée retrace l’histoire de sa construction et détaille bon nombre d’éléments qui le compose. La deuxième consiste tout d’abord à participer à une réunion d’informations avec des techniciens qui expliqueront comment se passera la visite et surtout qui donneront des consignes de sécurité. Le port du gilet et du casque sont obligatoire.

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Ensuite c’est dans les entrailles du colosse que cela se passe. De l’interieur, son squelette est tout aussi impressionnant. Sa colonne vertébrale offre un tunnel sans fin. Accompagné d’un guide et de ses explications, l’excursion commence ! La mer sous nos pieds et les bateaux qui y voguent nous rappelle notre privilège. Il faudra parcourir le kilomètre de la première partie suspendue avant de pouvoir atteindre notre objectif, le premier pylônes. En effet du haut de ses 300m celui-ci offre une vue imprenable sur Kobe et l’île d’Awaji.

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A la fin de la visite, les aventuriers du jours reçoivent un diplôme avec la photo de groupe prise au sommet du pont. 

Le site Akashi KAikyo Bridge 

Histoires Expatriées : Voyager à l’étranger quand on habite au Japon

Nouveau rendez-vous #Histoires Expatriées organisé par Lucie depuis l’Italie qui tient le blog L’Occhio di Lucie. Le thème du mois est Le tourisme dans les pays voisins et c’est Kenza du blog Cups of English Tea qui en est la marraine.

En comparant avec la France, depuis l’Hexagone j’ai plus voyagé à l’étranger, que ce soit en voiture, en train ou en avion, faut l’avouer la France est très bien située. Par contre au Japon, compte tenu de sa situation géographique, si je quitte le sol japonais c’est surtout pour rentrer en France alors que j’adorerai voir d’autres pays, retourner en Angleterre et en Espagne, découvrir la Grèce ainsi que certains coins des Etats-Unis et de l’Amérique latine, mais du coup je voyage plus à l’interieur du Japon, voiture, avion, train tout y passe aussi et niveau train, le Japon est très bien desservi ! De ce fait, je connais mieux le Japon que mon propre pays… Bref, sans généraliser et en me basant sur mon entourage, voyons voir ce qu’il en est du tourisme à l’étranger quand on réside au pays du soleil levant. 

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Les congés 

Tout d’abord, au Japon, il n’y a pas les fameuses cinq semaines de congés payés que nous avons en France, mais il y a officiellement seize jours fériés répartis tout au long de l’année. Ces jours-là, les écoles et les bureaux de l’administration sont fermés et un grand nombre d’entreprises accordent un congé à leurs employés. Ensuite, il y a trois principales périodes de vacances au Japon : le Nouvel An, la mi-août aux environs de la fête O-bon, qui est l’équivalent de la Toussaint, et pendant la Golden Week de la fin avril à début mai. En moyenne, les Japonais ont droit à 18 jours de congés par an, cependant la majorité des salariés ne prennent que la moitié. De plus, s’ils prennent quelques jours de vacances cela se limitera à 2 d’affilées, mais pas plus, car selon certaines entreprises il est assez mal vu de se la couler douce pendant que ses collègues travaillent. J’ai la chance de ne pas travailler dans une entreprise japonaise, mais mon mari si. Parfois quand il prend deux jours couplés avec le weekend, il me rappelle toujours que ça ne se fait pas trop, qu’il a du prendre de l’avance sur son boulot pour ne pas déranger ses collègues avec ses clients et qu’en retour il devra apporter un omiyage, un souvenir pour eux, en général des gâteaux de la région. 

D’ailleurs, coté actualité, on peut parler de la Golden Week qui cumule 4 jours fériés, le 29 avril, puis les 3-4-5 mai, elle permet à de nombreux Japonais de partir en vacances hors du Japon. Par contre ceux qui décident de voyager dans l’archipel, eux, se retrouvent à voir les prix flamber entre les avions et les hôtels, et ont droit aux lieux touristiques bondés. De ce fait, beaucoup choisissent aussi de rester chez eux. Cependant, cette année, en raison du changement d’empereur et d’ère, cette Golden Week dura 10 jours, ce qui, apparemment, déplu à certains Japonais, qui sans leur travail, disaient ne pas savoir quoi faire de leurs journées. Un peu triste non ? En tout cas, dans mon entourage, ils étaient plutôt contents de ces longues vacances.

Voyager à l’étranger

Le Japon est une île, ce qui signifie qu’il faille obligatoirement prendre l’avion pour aller à l’étranger et malheureusement l’avion, ça coûte cher. Voyager dans les pays proches tels que la Corée ou la Thaïlande, cela reste encore abordable, on peut prendre un aller-retour pour 400 euros par personnes, par contre dès qu’il s’agit des Etats-Unis ou de l’Europe cela devient vite bien plus cher et avoisine, voire dépasse les 1000 euros. Après bien sur, tout dépend des compagnies aériennes et du trajet, avec ou sans escales. Ceux qui réussissent à partir maximum une semaine en Europe sont principalement des étudiants ou des retraités, voyageant plus en groupe que seul, le but premier étant de voir le plus de choses en peu de temps. Une ville par jour, en bus, arrivé sur le lieu touristique en question, le voir, le prendre en photo, y passer moins quelques minutes et remonter dans le bus. Le tout étant de pouvoir dire « j’y étais, je l’ai vu de mes propres yeux ». J’ai noté qu’en France les Japonais visitent surtout Paris et le Mont St Michel.

Destinations phares ?

Compte tenu du peu de congés qu’on les Japonais, ils privilégient les pays voisins. Une des destinations préférées serait apparemment Hawaï. Je n’y suis encore jamais allée, mais dans mon entourage plusieurs y ont déjà séjourné plusieurs fois. En couple, entre ami/es, avec des enfants, amateurs de tourisme ou de farniente, ou même juste pour se marier, tant de possibilités qui attirent. Cette île du Pacifique est pratique d’accès de part sa distance, elle permet aussi d’avoir un avant goût de l’Occident et surtout elle serait très Japan-friendly. En effet, apparemment, il y auraient tellement de Japonais qu’on aurait l’impression de ne pas avoir quitter le pays. Beaucoup de touristes nippons, de personnels japonais ou d’Hawaïens parlant japonais, mais aussi pas mal de restaurants japonais. Hawaï, c’est de beaux paysages entre volcans, nature, sable blanc, mer bleue, ainsi que du shopping et surtout le confort de la langue, la tranquillité de voyager à l’étranger sans avoir peur de ne pas réussir à communiquer avec les locaux.

Alternatives

Cependant le Japon offre bon nombre de paysages variés. Pour un climat tempéré, et surtout de la neige, direction Hokkaido l’île la plus au nord de l’archipel. Là-bas les températures passent facilement en dessous de zéro en hiver et niveau neige on est bien servi aussi. Je n’y suis pas encore allée, mais j’aimerai beaucoup notamment pour le festival de la neige et pour les champs de lavande.

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Wakayama – plage de Shirarahama

Une préférence pour la mer ? Direction Wakayama avec sa plage de sable blanc voire Okinawa si en plus vous voulez un air de pays chaud et une impression de sortir du pays. En effet, Okinawa ne ressemble pas à Honshu l’île principale du Japon, les gens, le dialecte, l’architecture, la nourriture, tout est très différent, pour les Japonais, Okinawa ce n’est pas le Japon. J’aime beaucoup Okinawa qui est aussi un ensemble d’îles, la-bas je me suis sentie dépaysée et je n’ai qu’une hâte, y retourner.

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Okinawa – île de Taketomi

Envie de montages ou de volcans, ce n’est pas ça qui manque au Japon ! Volcan inactif comme le Mont Fuji ou actif comme le Sakurajima à Kyushu, faites votre choix ! Quant aux montages, à Aomori, dans le Kansai ou à Tottori, le choix est large dans le Japon, rien que dans ma région il y a de quoi faire.

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Kawaguchiko – Mont Fuji

Envie de se croire dans le Sahara, direction les dunes de sables de Tottori !

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Les dunes de Tottori

Pour se relaxer dans des sources thermales, Hakone, Arima, Wakayama, Kinosaki ou Beppu sauront répondre à vos attentes !
Bref à défaut de voyager à l’étranger, les Japonais savent se divertir en restant sur le sol de leur mère patrie.

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Les autres participants 

Thibault en Amérique du nordFerdy au CanadaBarbara au Costa RicaCatherine en AllemagneAngélique au Sénégal –  Emeline à Amsterdam

Kobe PR Ambassador

J’ai le plaisir et l’honneur de vous annoncer que j’ai été sélectionnée pour être ambassadrice de la ville de Kobe pendant une année !

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Kobe PR Ambassador est un organisme qui a vu le jour en 2017. Chaque année, il recrute 25 étrangers passionnés par leur ville d’accueil qui y habitent, y étudient ou y travaillent afin que ceux-ci la promeuvent via les réseaux sociaux. Leur but étant d’attirer plus de touristes étrangers, l’anglais prime ! Tout au long de l’année, Kobe PR organise des sorties et fait participer ses représentants à divers événements dans la ville maritime, que ce soient des lieux connus ou non, le tout est de faire davantage découvrir Kobe, notamment ce qui se fait au niveau local et d’en parler sur les réseaux sociaux.

Je l’ai déjà dit, mais j’aime Kobe. C’est une ville que j’aime énormément et qui m’a beaucoup apporté. Il y a une grande richesse et diversité culturelle qui fait qu’on se sent chez soi. Depuis plusieurs années maintenant, j’arpente ses rues pour découvrir et mieux connaitre la ville. Au bout de 7 ans je la connais quasi comme ma poche et via mon blog et instagram j’essaye aussi de montrer que Kobe ne se limite pas à son centre Sannomiya, le sanctuaire Ikuta, son quartier chinois et à son port. Au contraire, il y a beaucoup de choses à y faire et à voir, il faut juste savoir où aller. Quand j’ai découvert Kobe PR Ambassador, je me suis dit que c’était quelque chose pour moi car nous avions le même but et que devenir ambassadrice me permettrait également d’en apprendre davantage, que ce soit sur son histoire, sur la culture ou sur ses endroits à visiter.

L’année dernière je n’avais pas osé postuler parce que j’étais gênée par mon accent anglais très franchouillard. Puis 2019 arriva et j’ai finalement sauté le pas. J’ai envoyé ma candidature, passé l’entretien en anglais et aujourd’hui j’ai eu la cérémonie officielle à la mairie de Kobe en présence du maire et des autres ambassadeurs et ambassadrices. Après avoir fait connaissance, nous avons eu la cérémonie où le maire nous a remis en main propre notre certification d’ambassadeur, ensuite nous avons dû faire un petit speech chacun notre tour. Il en va de soi que devoir parler dans une langue étrangère devant une trentaine de personnes tout en étant filmés et avec une bonne dose de stress, ce ne fut pas une tâche facile. J’aurai été plus à l’aise de parler en japonais ! Cette année nous sommes 33 amoureux de Kobe venant de 16 pays différents et je peux dire en parlant au nom de tous, que nous ferons de notre mieux pour promouvoir Kobe en montrant que c’est une ville extra et riche culturellement qui mérite vraiment d’être visitée au moins une fois ! 

 

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Kobe et son jardin japonais Sorakuen 相楽園

Direction Sorakuen, la petite oasis au milieu du béton de la ville. Autrefois ce jardin appartenait à un des ancêtres de l’ancien maire de la ville de Kobe.  En 1941 il devint la propriété de la ville et fut ainsi ouvert au public. De plus, en 2006 il obtint le titre de site pittoresque au patrimoine commémoratif national. Il est a l’apogée de sa beauté en automne sous les érables rouges et au printemps avec les touches de rose et de violet des azalées.

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La structure en bois de la première photo de l’article est un funayakata. A l’époque Edo il servait de bateau de plaisance au seigneur du fief de Himeji quand celui-ci voulait faire des croisières sur les rivières. Nul doute qu’il ait été conçut pour s’aventurer en mer. Cependant, ce n’est pas l’original, en effet il fut reconstruit dans le jardin en 1980 pour sa conservation et a été classé comme bien culturel. Actuellement il est unique au Japon.

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Malheureusement cette maison de thé est toujours fermée. Qu’il doit être agréable de se désaltérer assis sur ses tatami en ayant vue sur l’étang et le jardin. Elle est tres populaire auprès des peintres qui aiment l’immortaliser de leur pinceaux.

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Quand le Sorakuen revêt ses couleurs automnales et n’en est que plus beau. Les touches de rouge, orange et jaune sont mises en valeurs par la verdure encore très présente tout autour. Les érables se concentrent autour de l’étang ce qui donne l’impression que celui-ci est encerclé par les flammes. D’ailleurs quelques peintres étaient présents pour immortaliser ce paysage d’automne. Cette fois-ci je m’y suis rendue en compagnie d’amies et de nos enfants. Ainsi, pendant que nous, adultes, déambulions dans le jardin pour admirer la beauté du lieu et son patchwork de couleurs, les enfants en profitaient pour s’amuser et jouer les aventuriers, traverser les ponts, longer les petites cascades, passer sous un tunnel, sauter de pierres en pierres, trouver de petits chemins dérobés suffisaient à leur bonheur. A la sortie de cet havre de paix, une place avec de quoi s’asseoir pour déguster quelques pâtisseries japonaises accompagnées d’une tasse de thé attend ses visiteurs. Une pause au calme, un peu plus près de la nature. 

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INFOS PRATIQUES

Jardin Sorakuen

Adresse5-3-1 Nakayamatedori, Chuo-kuKobe 650-0004, Préfecture de Hyogo

Entrée : 300 yens

Fermé les jeudis

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Hiroshima 広島

Hiroshima, ville martyre de l’Histoire et victime de la bêtise humaine. Le 6 août 1945, jour qui marqua les esprits. Au parc du mémorial de la paix trône le célèbre dôme dénudé. Ce dôme, symbole d’Hiroshima et vestige de la bombe atomique, est si imposant de par son histoire. Le voir de mes propres yeux m’a fait comme un coup à la poitrine. C’était si étrange d’être face à lui, face à son vécu. Ses lourdes poutres d’acier tordues donnent une idée de la chaleur et de la violence dégagée par l’explosion. La ville ayant été rasée presque entièrement je me demande comment ce bâtiment a pu résister à la force de la déflagration de la bombe. Certes la majorité des maisons étaient en bois, mais du peu de bâtiments en pierre qu’il y avait à cette époque, ce dôme en est  le seul rescapé. 

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Non loin du dôme, brûle la flamme de la paix qui est destinée à rester allumée tant que des armes nucléaires existeront. A ses cotés siège le musée. Beaucoup me disent qu’il est affreux et choquant, mais finalement il ne l’était pas autant que je le pensais. Je m’y étais peu être préparé mentalement car je n’ai pas été aussi touchée que je pensais l’être. Je n’arrive pas à imaginer l’horreur que du être ce jour et les jours qui suivirent. A l’entrée, des guides audio dans plusieurs langues dont le français sont disponibles. Durant la visite on  peut voir une maquette de la ville d’Hiroshima afin de voir l’étendue des dégâts après le largage de la bombe. On peut aussi écouter des anecdotes sur des personnes, voir des vêtements et des objets abîmés sous l’effet des radiations, voir des images montrant l’évolution des maladies des personnes irradiées et également voir à quoi ressemblait la bombe Little boy qui était vraiment énorme. 12213963_10207828788941558_781870611_o

Certes, les images des dégâts de la bombe atomique sont affreuses, mais je pense qu’elles doivent être vues et gravées dans notre mémoire. Les horreurs faites par les Hommes ne doivent pas être oubliées, afin d’éviter de répéter les mêmes erreurs. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous conseille de regarder l’animé Hadashi no gen (Barefoot gen) qui parle justement de ce jour funeste qui a marqué l’Histoire. Je vous préviens, il est cru et certaines images peuvent être choquantes.

 

Kobe : Yuzuruha, le sanctuaire du corbeau à trois pattes 弓弦羽神社

Le sanctuaire shintoïste Yuzuruha se situe à Mikage dans la préfecture de Kobe dont l’animal Totem est le corbeau à trois pattes. Volatile originaire de la mythologie chinoise qui symbolisait le soleil, il fut introduit dans la religion shintoïste comme messager et guide de l’Empereur Jimmu sous le nom de Yatagarasu. En japonais, « karasu » signifie « corbeau ». Il possède donc trois pattes, l’une représente le ciel, une autre la terre et la troisième les gens. Il symbolise ainsi l’unification de Dieu, de la nature et des gens.

 

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La particularité du temple réside dans le fait qu’un énorme ballon de football en pierre trône dans son enceinte. La raison est simple. L’emblème de l’équipe de football du Japon est un corbeau à trois pattes. De ce fait, le temple a été relié à l’équipe de foot japonaise pour devenir leur protecteur. C’est un lieu prisé des amateurs du ballon rond, encore plus lors des matchs. Pendant la coupe du monde de FIFA il y avait pour l’occasion des ema, les plaquettes de bois pour faire un vœu, dont l’emblème du corbeau avait été remplacé par un ballon de foot.

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Le temple étant dédié à Yatagarasu, on peut y acheter de petites statuettes à son effigie nommée Yuzumaru. Une fois le précieux en sa possession il faut rédiger un souhait sur un morceau de papier, l’insérer dans la base de la statuette, y écrire nom et date, et de la déposer dans ce petit présentoir. Ainsi Yuzumaru se chargera, tel son ancêtre, de porter votre message aux dieux. 

 

Depuis peu le temple est aussi assimilé au patineur artistique japonais Yuzuru Hanyu à cause de la ressemblance de leur nom. Celui-ci a d’ailleurs remporté la médaille d’or au JO d’hiver de Pyeongchang en 2018. Yuzuruha, temple où religion, passion du foot et beauté artistique cohabitent.

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Site : sanctuaire Yuzuruha 

Accès : Accessible via la ligne hankyu Kobe – Umeda, prendre le train local et descendre à la gare de Mikage. Le temple se trouve à 5 minutes de marche.

Osaka : les hortensias du temple Kyuanji 久安寺

Kyuanji se situe dans la banlieue d’Osaka à Ikeda. Entre ville et montagne ce temple bouddhiste est une belle découverte. Très visité pendant la saison des pluies pour ses superbes hortensias il est aussi très populaire en automne pour son festival de momiji. Il y a aussi des azalées et quelques cerisiers. Choisissez votre saison !

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Après avoir traversé la grande porte et la première allée d’hortensias, un bassin fleuri de pompons multicolores capte le regard des visiteurs et les accapare pendant quelques minutes. Malheureusement, loin de leurs racines, les heureuses élues de cette baignade estivale sont les première à tirer leur révérence. 

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Je déambule dans l’enceinte du temple. Je profite du calme et prend mon temps. Je longe l’allée de lanternes, j’aime bien leur fenêtre en demi lune. Je passe à coté d’un étang, j’irai le voir de plus près plus tard. 

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Je finis par voir cet immense dôme, je me demande ce qu’il peut bien abriter. Après avoir parcouru les quelques mètres qui me séparqit de l’entrée, les portes automatiques s’ouvrent et là, je reste sans voix. 

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Je découvre un grand bouddha couché qui fait face à l’entrée, le seul mot qui me vient sur le moment fut « waouh ». Certes il n’est pas aussi impressionnant que celui de Todaiji, mais je ne m’attendais pas à me retrouver nez à nez avec ce géant de pierre. Des bancs font face au bouddha endormi. Je prends place, l’observe et prend plaisir à respirer cette douce odeur d’encens si caractéristique des temples japonais, je la trouve si apaisante. Je ne suis pas seule, mais tout est calme, je ferme les yeux et profite de l’instant.

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Je me dirige vers l’étang, des carpes viennent me saluer. Beaucoup de communes, trois blanches et une toute rouge qui joue à cache-cache et qui évite mon objectif. Les blanches sont beaucoup moins timides. J’aperçois le bâtiment principal du temple, je prends sa direction. Tout à coup, j’entends un bruit de feuillage près de moi, un frisson me parcourt. Je me retourne pour voir d’où vient le bruit et là, mes yeux s’arrêtent sur la queue claire d’un serpent qui se faufilait entre les plantes. Mon cœur s’emballe. J’ai du passer à quelques centimètres de lui et lui faire peur. Je pense à mes chevilles découvertes, si je lui avais marché dessus, il m’aurait peut être mordu. Ma balade paisible prend fin. Je regarde partout autour de moi, je ne suis pas tranquille. Mes yeux scruteront le sol jusqu’à la fin de ma visite.

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J’arrive tout de même au temple principal. La cloche résonne, la prière est faite, je prends le chemin du retour.

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Je récupère mon carnet de goshuin et dit à la dame que j’ai croisé un serpent, car en repensant aux caniches que j’avais croisé à mon arrivée et je me dis que ça peut être dangereux pour eux. Elle dit être désolée que j’ai été surprise par le reptile et finit par dire qu’il y a bien des choses dans ce jardin… Dit comme ça, je préfère ne pas savoir à quoi elle faisait allusion. Néanmoins, le temple mérite le détour, ne serait-se que pour saluer son bouddha et malgré ma rencontre, le jardin est très agréable. 

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Accès : Depuis Osaka, prenez la ligne Takarazuka à la gare Hankyu Umeda, descendez à la gare d’Ikeda puis prenez le bus 138 du terminal de bus ouest. Le bus ne passe qu’une fois par heure et vous déposera à l’entrée du temple en 20 minutes. 

Entrée : 300 yens

Kyoto : Les hortensias du temple Yokokuji – Yanagidani Kannon 陽谷寺・柳谷観音寺

A chaque saison sa fleur de prédilection. Les pruniers en février, les cerisiers en mars/avril, les azalées en mai, puis les hortensias en juin. Ces superbes pompons fleuris s’épanouissent en pleine saison des pluies, plus il pleuvra et plus ils seront au meilleur de leur forme. Ainsi je me suis mise en quête d’un « temple à hortensias » à aller voir, et c’est un tweet de la copine Joranne qui m’a finalement indiqué ma future destination^^

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Découvrez donc le temple bouddhiste Yokokuji. A mi chemin entre Kyoto et Osaka, il se situe à Nagaokakyo qui fut la capitale du Japon pendant 10 ans avant de passer le flambeau à Kyoto. Il est également nommé Yanagidani Kannon en référence à la divinité Kannon pour qui il fut érigé. En effet, il fut fondé en 806 de l’ère Meiji après une vision de la déesse par le fondateur du non moins célèbre temple Kyomizu-dera. Le 17 de chaque mois est un jour de célébration au temple en hommage à la date de décès de son fondateur.

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Caché dans la montagne il se trouve à 15 minutes de route du sanctuaire précédemment visité, Nagaoka Tenmangu. Il est surtout populaire dans la région pour son festival des hortensias car il en regroupe environ 5000 ! Au pique de leur beauté ces superbes fleurs sont délicatement posés sur l’eau. Flottant les unes à cotés des autres, elles offrent à leurs admirateurs un somptueux patchwork de couleurs. L’enceinte du sanctuaire est tout de même grande, on y déambule passant par sa promenade des hortensias à l’interieur de ses deux temples, dont le Kamishoin qui n’est ouvert au public que le 17 de chaque mois. 

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Les collectionneurs de goshuin, des sceaux de temples, seront ravis de savoir qu’ici on peut en récolter jusqu’à cinq en une fois. De plus, il y a des éditions limitées et que le 17 de chaque mois, il est possible de venir participer à un atelier de goshuin où on peut alors le décorer selon ses envies en l’accordant à la saison  du moment. C’est quelques chose que j’adorerais faire si le temple n’était pas aussi difficile d’accès…

Voici deux liens ou vous pourrez voir les magnifiques Goshuin des fameux ateliers de créations. Les éditions limitées / Ateliers créations de 2017

 

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Effectivement le temple n’est pas pratique d’accès. La seule navette qui mène au temple depuis les gares Hankyu Nagaoka Tenjin et JR Nagaokakyo ne circule que le 17 de chaque mois et lors de ses deux festivals, celui des hortensias et celui des momiji ! Ainsi si vous n’avez pas de voiture, il faudra alors prendre un taxi pour y accéder en 15 minutes.

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Le temple est aussi réputé pour ses érables rouges, une occasion d’y retourner en automne ! 

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Adresse 617-0855 – 2 Donotani, Jododani, Nagaokakyo city, Préfecture de Kyoto

Navette : les 17 de chaque mois  depuis les gares Hankyu Nagaoka Tenjin et JR Nagaokakyo