Nunobiki Herbs Gardens, le jardin des plantes de Kobe

Voici le plus grand jardin des plantes du Japon, le Kobe Nunobiki Herbs Gardens qui est très connu dans la préfecture de Hyogo. Il se trouve sur le mont Maya donc pour y accéder il faut prendre le téléphérique qui se situe à coté de la gare Shin-Kobe.

Durant la montée, nous avons droit à une magnifique vue sur la ville de Kobe, la forêt recouvrant le mont Maya et sur la cascade Nunobiki. Une fois arrivée en haut, c’est une immense terrasse qui nous accueille avec une grande maison qui me rappelle les maisons alsaciennes de chez moi. Il y a un café et une petite boutique où on peut acheter divers produits, principalement à base de lavande, de rose et de miel ou de toutes autres sortes de senteurs florales. Tout sent si bon ! 

En descente de la terrasse c’est un beau et vaste jardin qui s’étend en présentant une grande diversité de fleurs ainsi qu’une multitude de couleurs. Puis ce qui est intéressant avec les herbes que l’on peut y voir, c’est que les Japonais ne les utilise pas de la même façon que nous en Europe ! Un petit peu à l’écart du jardin, il y a également un espace « repos » où l’on peut contempler la vue sur la ville de Kobe et la mer tout en se trempant les pieds dans un ashi-yu (petit onsen chaud pour les pieds), celui-ci est à base de plantes. C’est vraiment un agréable endroit à voir pour s’éloigner du béton de la ville, et ce peu importe la saison.

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Dans les serres, il est possible de créer son propres sachet de fleurs et d’herbes séchés. D’abord on choisi le pochon, puis trois herbes, on les mélange et les dispose sur du coton qu’ensuite il faudra mettre dans le sachet. Comme décoration entre le coton et le sachet, on peut y mettre une feuille de laurier et quelques pétales de rose séchées. Tout cela ne prend que 10 minutes.

La spécialité du jardin est la glace à la lavande. La maisonnette qui en vend se trouve à coté de la gare du téléphérique qui permet de regagner la ville. Alors surtout n’hésitez pas à y goûter, c’est un régale !

 

Site du jardin des plantes ici

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Kobe et son jardin japonais Sorakuen 相楽園

Direction Sorakuen, la petite oasis au milieu du béton de la ville. Autrefois ce jardin appartenait à un des ancêtres de l’ancien maire de la ville de Kobe.  En 1941 il devint la propriété de la ville et fut ainsi ouvert au public. De plus, en 2006 il obtint le titre de site pittoresque au patrimoine commémoratif national. Il est a l’apogée de sa beauté en automne sous les érables rouges et au printemps avec les touches de rose et de violet des azalées.

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La structure en bois de la première photo de l’article est un funayakata. A l’époque Edo il servait de bateau de plaisance au seigneur du fief de Himeji quand celui-ci voulait faire des croisières sur les rivières. Nul doute qu’il ait été conçut pour s’aventurer en mer. Cependant, ce n’est pas l’original, en effet il fut reconstruit dans le jardin en 1980 pour sa conservation et a été classé comme bien culturel. Actuellement il est unique au Japon.

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Malheureusement cette maison de thé est toujours fermée. Qu’il doit être agréable de se désaltérer assis sur ses tatami en ayant vue sur l’étang et le jardin. Elle est tres populaire auprès des peintres qui aiment l’immortaliser de leur pinceaux.

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Quand le Sorakuen revêt ses couleurs automnales et n’en est que plus beau. Les touches de rouge, orange et jaune sont mises en valeurs par la verdure encore très présente tout autour. Les érables se concentrent autour de l’étang ce qui donne l’impression que celui-ci est encerclé par les flammes. D’ailleurs quelques peintres étaient présents pour immortaliser ce paysage d’automne. Cette fois-ci je m’y suis rendue en compagnie d’amies et de nos enfants. Ainsi, pendant que nous, adultes, déambulions dans le jardin pour admirer la beauté du lieu et son patchwork de couleurs, les enfants en profitaient pour s’amuser et jouer les aventuriers, traverser les ponts, longer les petites cascades, passer sous un tunnel, sauter de pierres en pierres, trouver de petits chemins dérobés suffisaient à leur bonheur. A la sortie de cet havre de paix, une place avec de quoi s’asseoir pour déguster quelques pâtisseries japonaises accompagnées d’une tasse de thé attend ses visiteurs. Une pause au calme, un peu plus près de la nature. 

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INFOS PRATIQUES

Jardin Sorakuen

Adresse5-3-1 Nakayamatedori, Chuo-kuKobe 650-0004, Préfecture de Hyogo

Entrée : 300 yens

Fermé les jeudis

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Hiroshima 広島

Hiroshima, ville martyre de l’Histoire et victime de la bêtise humaine. Le 6 août 1945, jour qui marqua les esprits. Au parc du mémorial de la paix trône le célèbre dôme dénudé. Ce dôme, symbole d’Hiroshima et vestige de la bombe atomique, est si imposant de par son histoire. Le voir de mes propres yeux m’a fait comme un coup à la poitrine. C’était si étrange d’être face à lui, face à son vécu. Ses lourdes poutres d’acier tordues donnent une idée de la chaleur et de la violence dégagée par l’explosion. La ville ayant été rasée presque entièrement je me demande comment ce bâtiment a pu résister à la force de la déflagration de la bombe. Certes la majorité des maisons étaient en bois, mais du peu de bâtiments en pierre qu’il y avait à cette époque, ce dôme en est  le seul rescapé. 

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Non loin du dôme, brûle la flamme de la paix qui est destinée à rester allumée tant que des armes nucléaires existeront. A ses cotés siège le musée. Beaucoup me disent qu’il est affreux et choquant, mais finalement il ne l’était pas autant que je le pensais. Je m’y étais peu être préparé mentalement car je n’ai pas été aussi touchée que je pensais l’être. Je n’arrive pas à imaginer l’horreur que du être ce jour et les jours qui suivirent. A l’entrée, des guides audio dans plusieurs langues dont le français sont disponibles. Durant la visite on  peut voir une maquette de la ville d’Hiroshima afin de voir l’étendue des dégâts après le largage de la bombe. On peut aussi écouter des anecdotes sur des personnes, voir des vêtements et des objets abîmés sous l’effet des radiations, voir des images montrant l’évolution des maladies des personnes irradiées et également voir à quoi ressemblait la bombe Little boy qui était vraiment énorme. 12213963_10207828788941558_781870611_o

Certes, les images des dégâts de la bombe atomique sont affreuses, mais je pense qu’elles doivent être vues et gravées dans notre mémoire. Les horreurs faites par les Hommes ne doivent pas être oubliées, afin d’éviter de répéter les mêmes erreurs. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous conseille de regarder l’animé Hadashi no gen (Barefoot gen) qui parle justement de ce jour funeste qui a marqué l’Histoire. Je vous préviens, il est cru et certaines images peuvent être choquantes.

 

Osaka : les hortensias du temple Kyuanji 久安寺

Kyuanji se situe dans la banlieue d’Osaka à Ikeda. Entre ville et montagne ce temple bouddhiste est une belle découverte. Très visité pendant la saison des pluies pour ses superbes hortensias il est aussi très populaire en automne pour son festival de momiji. Il y a aussi des azalées et quelques cerisiers. Choisissez votre saison !

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Après avoir traversé la grande porte et la première allée d’hortensias, un bassin fleuri de pompons multicolores capte le regard des visiteurs et les accapare pendant quelques minutes. Malheureusement, loin de leurs racines, les heureuses élues de cette baignade estivale sont les première à tirer leur révérence. 

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Je déambule dans l’enceinte du temple. Je profite du calme et prend mon temps. Je longe l’allée de lanternes, j’aime bien leur fenêtre en demi lune. Je passe à coté d’un étang, j’irai le voir de plus près plus tard. 

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Je finis par voir cet immense dôme, je me demande ce qu’il peut bien abriter. Après avoir parcouru les quelques mètres qui me séparqit de l’entrée, les portes automatiques s’ouvrent et là, je reste sans voix. 

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Je découvre un grand bouddha couché qui fait face à l’entrée, le seul mot qui me vient sur le moment fut « waouh ». Certes il n’est pas aussi impressionnant que celui de Todaiji, mais je ne m’attendais pas à me retrouver nez à nez avec ce géant de pierre. Des bancs font face au bouddha endormi. Je prends place, l’observe et prend plaisir à respirer cette douce odeur d’encens si caractéristique des temples japonais, je la trouve si apaisante. Je ne suis pas seule, mais tout est calme, je ferme les yeux et profite de l’instant.

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Je me dirige vers l’étang, des carpes viennent me saluer. Beaucoup de communes, trois blanches et une toute rouge qui joue à cache-cache et qui évite mon objectif. Les blanches sont beaucoup moins timides. J’aperçois le bâtiment principal du temple, je prends sa direction. Tout à coup, j’entends un bruit de feuillage près de moi, un frisson me parcourt. Je me retourne pour voir d’où vient le bruit et là, mes yeux s’arrêtent sur la queue claire d’un serpent qui se faufilait entre les plantes. Mon cœur s’emballe. J’ai du passer à quelques centimètres de lui et lui faire peur. Je pense à mes chevilles découvertes, si je lui avais marché dessus, il m’aurait peut être mordu. Ma balade paisible prend fin. Je regarde partout autour de moi, je ne suis pas tranquille. Mes yeux scruteront le sol jusqu’à la fin de ma visite.

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J’arrive tout de même au temple principal. La cloche résonne, la prière est faite, je prends le chemin du retour.

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Je récupère mon carnet de goshuin et dit à la dame que j’ai croisé un serpent, car en repensant aux caniches que j’avais croisé à mon arrivée et je me dis que ça peut être dangereux pour eux. Elle dit être désolée que j’ai été surprise par le reptile et finit par dire qu’il y a bien des choses dans ce jardin… Dit comme ça, je préfère ne pas savoir à quoi elle faisait allusion. Néanmoins, le temple mérite le détour, ne serait-se que pour saluer son bouddha et malgré ma rencontre, le jardin est très agréable. 

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Accès : Depuis Osaka, prenez la ligne Takarazuka à la gare Hankyu Umeda, descendez à la gare d’Ikeda puis prenez le bus 138 du terminal de bus ouest. Le bus ne passe qu’une fois par heure et vous déposera à l’entrée du temple en 20 minutes. 

Entrée : 300 yens

Cinq cascades à voir au Japon

Du haut de ses 133 mètres, la cascade de Nachi est une des plus grandes chutes d’eau de la péninsule nippone. Elle se situe à Nachikatsuura dans la préfecture de Wakayama et est classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2004. Cette imposante dame étant sacrée, bouddhisme et shintoïsme cohabitent à ses pieds. En effet, nous y retrouvons le temple bouddhiste Seiganto-ji et l’un des trois sanctuaires sacrés de Kumano, le Kumano Nachi Taisha. Manque de chance ce weekend-là, il pleuvait énormément, et vu que nous étions avec des enfants en bas age nous ne nous sommes pas aventurés jusqu’à la pagode du temple Seiganto-ji qui apparemment offre une superbe vu sur la maîtresse des lieux. 

Adresse : Nachisan, Nachikatsuura, Higashimuro District, Wakayama Prefecture 649-5301

 

 

La cascade Nunobiki se trouve à deux pas de la ville de Kobe. Béton et nature étant si proches, son accès, tel un passage secret est à l’abris des regards, juste derrière la gare de Shin-Kobe. Une fois trouvé, nous découvrons un chemin de randonnée qui nous permet de rejoindre la belle en environ 30min. Puis arrivé sur place, nous nous retrouvons au pied d’une chute d’eau de 43m de hauteur. Cette jolie demoiselle porte bien son nom, composé de « nuno » signifiant « tissu » et « hiki » signifiant « tirer », on peut remarquer en effet en la contemplant que son eau précieuse s’écoule tel une bande de tissu s’ouvrant, s’étirant vers la fin tel un rideau. On peut également l’apercevoir depuis le telepherique qui mène jusqu’au jardin des plantes.

Adresse : Fukiaicho, Chuo, Kobe, Hyōgo Prefecture 651-0058

 

 

La petite cascade de Minoh se cache à Osaka dans les montagnes de Minoh. Elle est accessible à environ 45 minutes de marche depuis la gare du même nom. Du haut de ton petit 33 mètres elle accueille et distrait chaque jour ses visiteurs pendant leur pause après une longe marche. Son parc est très populaire en automne pour ses jolies couleurs automnales.

Adresse : Parc Minoh, Minoh, Osaka Prefecture, 562-0002

 

 

La cascade de Daisen se niche au cœur de la forêt sur le Mont du même nom, dans la préfecture de Tottori. Le charme de cette chute d’eau de 42m réside dans le fait qu’elle ait deux niveaux, le supérieur mesurant 28m et l’inférieur mesurant 14m. Autrefois elle avait même un troisième niveaux mais, hélas, en 1934 elle en fut amputé suite aux inondations provoqué par le puissant typhon Muroto. Son autre particularité est qu’on peut l’approcher de très près.

 

 

La cascade Tsuzumi se situe dans le parc dans la ville thermale Arima-onsen, dans la préfecture de Kobe. Elle se nomme ainsi en raison du son de sa chute d’eau, qui autrefois, ressemblait à celui d’un tambour japonais sur lequel on frappe. Hélas, à cause de la grande inondation de 1938 la cascade s’est effondrée et suite aux réparations, ce son qui lui était propre disparu à jamais. Du haut de son petit 8m, elle s’écoule dans la rivière qui longe son parc et traverse la ville d’Arima. Le parc qui l’abrite est accessible soit en voiture, soit depuis la gare Arima-onsen soit via la station de téléphérique Arima-ropeway, Des cerisiers au printemps, des hortensias en été, des momji en automne, le parc offre une jolie palette de couleurs tout au long de l’année, parfait pour de petites balades en forêt. C’est également le coin idéal pour observer des lucioles au début de l’été ! Pour découvrir le parc qui abrite cette cascade, c’est par ici.

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Adresse : Parc Tsuzumi, 1230 Arima-cho, Kita Kobe, Hyōgo Prefecture, 651-1401 

Kyoto, les azalées du sanctuaire Nagaoka Tenmangu 長岡天満宮

Nagaoka Tenmangu se situe à Nagaokakyo non loin de Kyoto, à 5 minutes à pied de la gare Nagaoka Tenjin. Il est notamment connu pour sa magnifique allée d’azalées rouge vermillon, kirishima tsutsuji. « Kirishima » signifie Rhododendron et « tsutsuji » azalée, c’est la première espèce de rhododendron à fleurir au printemps. La pleine floraison de ces petites fleurs rouges a lieu en général fin avril, mais cette année elles nous ont fait don de leur présence une dizaine de jours plus tôt, comme ce fut le cas pour les cerisiers.

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Le sanctuaire est également nommé Tenjin-san, littéralement « dieu du ciel » et représente le dieu des lettres et des études dans la religion shinto, puis au fil du temps il fut assimilé au grand érudit et poète Sugawara no Michizane. C’est pour cela que beaucoup d’étudiants viennent prier pour réussir leurs études ou examens. Ainsi pour attirer les bonnes grâces du dieu, il faut flatter d’une caresse son animal symbolique, le boeuf, et aussi formuler son souhait par écrit sur un ema. Les ema sont des plaquettes en bois que l’on trouve dans les temples et qui servent à écrire des vœux. Pour en savoir plus sur les ema, je vous conseille de lire la note de Joranne par ici.

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Histoire de profiter des lieux, vous pouvez aussi déjeuner ou prendre un thé dans ces jolies maisonnettes sur pilotis, mais veillez à réserver à l’avance ! A en juger par les cerisiers et les érables occupant l’enceinte du sanctuaire, je suppose que ça doit être aussi très joli sous les sakura en fleur et en automne à la période des momiji. Petite touche en plus, il y a également un jardin de pruniers. Nagaoka Tenjin offre vraiment une large palette de couleurs au gré des saisons, à vous de choisir laquelle vous fera chavirer pour y faire un tour !

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Adresse : 617-0824, 2-15-13 Tenjin, Nagaokakyo City, Préfecture de Kyoto

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Passion Japon : Angelo et les Osaka Safari

Le Japon c'est beau, on veut tout y voir et visiter un maximum en peu de jours. Cependant, le Japon attire et il y a toujours foule sur les lieux touristiques. Alors pour éviter cela, sortons des sentiers battus pour découvrir de petites perles et mettre un pied dans le quotidien des Japonais.

Ce mois-ci, ma mère est revenue me voir au Japon pour la 5ème fois. A chaque séjour j’en ai profité pour lui faire explorer davantage plusieurs villes japonaises. Cependant comme je lui avais déjà fait visiter les principaux lieux touristiques d’Osaka, je me suis dis que cela serait intéressant pour elle de faire un Osaka Safari avec Angelo, auteur du blog Horizons du Japon qui est passionné par sa ville d’adoption et désireux de faire découvrir son potentiel aux locaux comme aux touristes.

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Tout d’abord, les Japon Safari, sont menés par des accompagnateurs photos qui proposent des balades à travers leur ville de prédilection en vous en faisant découvrir les coins secrets, une autre facette de ce pays tant fantasmé. Un Japon où les touristes n’osent ou ne pensent pas toujours s’aventurer, un Japon caché aux pieds des buildings ou derrière une simple devanture, un Japon au plus près des locaux. De plus, chaque lieu a son histoire et ils sont là pour vous la raconter, c’est vraiment captivant. Ce sont des visites uniques et très intéressantes pour se rapprocher un peu plus d’un Japon authentique ! 

Alors si vous êtes de passage sur l’archipel, n’hésitez pas à vous laisser embarquer dans un Japon Safari ! Ce sont des balades sur mesure, aucune ne se ressemble. Comme ma mère et moi, vous ne serez pas déçus ! Elle a en effet beaucoup aimé cette balade et moi j’ai non seulement redécouvert Osaka sous un autre angle, mais cela m’a aussi réconcilié avec la ville, que j’avoue, n’avais jamais trop apprécié auparavant.

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Un Japon Safari ça ne se raconte pas, ça se vit. Quant aux bonnes adresses, elles ne se dévoilent pas, mais se découvrent aux côtés du maître des lieux !

 

Arima, le parc Tsuzumigataki et sa cascade

Retrouvez-moi pour une petite virée au cœur des montagnes de la préfecture de Kobe. Direction la célèbre ville thermale de la région, Arima-onsen. Après avoir flâné dans la ville parmi ses jolies maisons japonaises et ses boutiques souvenirs. Éloignez-vous de la foule de touristes pour une balade au vert dans le parc Tsuzumigataki. Des cerisiers au printemps, des hortensias en été, des momji en automne, le parc offre une jolie palette de couleur tout au long de l’année, parfait pour des petites balades en forêt. C’est également le coin idéal pour observer des lucioles au début de l’été ! 

Tout d’abord, rejoignons la station de téléphérique Arima-onsen qui se trouve à l’entrée du parc et qui relie la station Rokko près de l’établissement Rokko Garden Terrasse. Le parc est également accessible en voiture et depuis la gare Arima-onsen à 20 minutes de marche.

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Empruntons l’escalier et suivons le sentier. La cascade, c’est par là !

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Le parc est calme, seul le chant de l’eau résonne, quand surprise on y découvre trois habitations. L’art de résider en pleine forêt, mais tout en restant proche des facilités de la ville. Nous voilà à un croisement, lequel choisir, celui qui semble aller tout droit, le sinueux qui descend ou le toboggan. Soyons fous et optons pour ce géant de pierre pour descendre. De part son matériau, celui-ci est si lisse et permet de glisser très, voire trop vite, attention à l’arrivée, au risque d’atterrir sur le derrière !

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Une fois en bas, nous voilà près de la rivière qui prend vie aux pieds de la maîtresse des lieux et qui s’écoule jusqu’à la ville. Remontons-là pour trouver sa créatrice dont le puissant bruit nous attire un peu plus à sa rencontre.

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Puis ce n’est que quelques pas plus loin que cette dernière fait son apparition. La cascade Tsuzumigataki, (taki signifiant « cascade »), se nomme ainsi en raison du son de sa chute d’eau, qui autrefois, ressemblait à celui d’un tambour japonais sur lequel on frappe. Hélas, à cause de la grande inondation de 1938 la cascade s’est effondrée et suite aux réparations, ce son qui lui était propre disparu à jamais. Du haut de son petit mètre 8, elle se déverse dans la rivière qui longe son parc et traverse la ville d’Arima-onsen. 

 

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Un jizo et une toute petite boutique de restauration lui tiennent compagnie sur la terrasse qui permet de l’approcher. Laissons-nous tenter, prenons donc le temps de la contempler et d’écouter sa sérénade si apaisante en dégustant une tasse thé et une sucrerie japonaise avant de rebrousser chemin.

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Coordonnées : 1230 Arima-cho, Kita Kobe, Préfecture de Hyogo 651-1401

 

Escapade à Tokyo

Ma mère nous a rendu visite pendant deux semaines. Mon fils, qui la réclamait chaque jour depuis notre retour de France en Août dernier, était heureux comme tout de la retrouver. Pour ce cinquième séjour en terre nippone, j’ai enfin fait un peu découvrir Tokyo à ma mère et mon fils était ravi de prendre le shinkansen. Bien qu’y ayant vécu 3 mois et que j’y garde de chouettes souvenirs, je n’avais pas envie d’y retourner. Trop grand, trop de monde, trop cher et trop compliqué niveau trains et métros. Je préfère définitivement les plus petites villes. Ma mère a bien aimé Tokyo même si elle trouve également que c’est une ville fatigante. Pour cette première fois dans la capitale, je lui ai fait visité les endroits touristiques classiques. Voici donc un résumé de nos trois jours tokyoïte. Shibuya, Asakusa, Harajuku, la Tour de Tokyo et le temple Gotokuji étaient au programme ! 

SHIBUYA

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TEMPLE GOTOKUJI 

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ASAKUSA – LE TEMPLE SENSOJI

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VUE SUR TOKYO DEPUIS LA TOUR DE TOKYO

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LA TOUR DE TOKYO

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Lors de ce petit séjour express, j’ai découvert les Space Invaders, ces dessins en mosaïques, dont le créateur s’amuse à en disséminer dans les plus grandes villes du monde entier. Mon esprit de collectionneuse a pris le dessus, du coup j’ai installé l’application qui permet de les répertorier et j’en ai trouvé trois dans le quartier de Shibuya. Vous connaissiez ?

Puis j’en ai surtout profité pour me faire tatouer pour la première fois par les doigts de fée de Hachi. C’est une tatoueuse française qui habite au Japon depuis un moment déjà, elle est très talentueuse et a ouvert sa boutique Artemis Tattoo au printemps dernier donc si vous êtes amateurs de tatouages, n’hésitez pas à la contacter, elle se fera une joie de donner vie à vos envies.

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Vous pouvez aussi la contacter par mail : tattooinjapan@gmail.com

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Ferme du Mont Rokko – Kobe

Le Mont Rokko à Kobe offre beaucoup de choix d’activités en plein air et il dispose également d’une ferme. C’est l’endroit idéal pour familiariser les jeunes enfants avec les animaux de la ferme. A partir de 3 ans ils peuvent aussi faire un tour à cheval. Cette fois-ci nous y sommes retourné pour notre fils, il était tout content de pouvoir voir et caresser tant d’animaux, ça le faisait beaucoup rire de voir les moutons se baladaient comme bon leur semble. 

A certaines heures il y a des activités auxquelles il est possible de participer comme caresser les lapins ou donner le biberon aux veaux ou faire son propre fromage ! Dans le coin des chèvres qui sont dans un grand enclos, on peut leur donner des granulés, malheureusement les moutons squattent tout autour pour en quémander. Aussitôt le précieux paquet reçu, ils nous suivent, nous collent pour qu’on leur donne, or, sur le distributeur de granulés, il est bien précisé qu’ils sont pour les chèvres et non pour les moutons. Pour ceux qui sont déjà allés à Nara et ont pu côtoyer les cerfs shika, je tiens à dire que les moutons sont beaucoup moins agressifs ! 😉 

 

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